Pourquoi les cellules non marquées par un fluorochrome donnent-elles tout de même un signal positif en fluorescence?


L’analyse de cellules non marquées par un fluorochrome émette tout de même de la fluorescence. On parle souvent d’autofluorescence. Cette fluorescence naturelle, est due notamment à la présence de protéines. D’autre part, sous l’effet d’une excitation lumineuse appropriée une cellule réémet de la lumière, par exemple par diffusion.

La qualité limitée des filtres et des miroirs optiques permet à de petites quantités de lumière provenant (indirectement) de la source d’excitation de l’appareil d’être captées par les photomultiplicateurs.
Enfin, les composants électroniques produisent souvent un bruit de fond.
Malgré tout, l’ "autofluorescence" est généralement d’assez faible intensité par rapport au signal "spécifique" du au réactif fluorescent (anticorps couplé, par exemple).

L’important est de pouvoir distinguer les cellules ìnégativesî des cellules "positives" et pour cela de pouvoir déterminer à l’aide d’un contrôle négatif la valeur à partir de laquelle on estime que les cellules sont positives
Celui-ci peut être limité , voire annulé, par fixation díun ìseuilî.
Il est cependant, généralement intéressant de visualiser ce signal faible, pour connaître la proportion de cellules négative.

Si l’autofluorescence est trop forte, il peut être impossible de détecter et de mesurer valablement la fluorescence spécifique.