Cellules en très faible effectif (quelques centaines) : Comment analyser leur fluorescence? Comment les trier ?


La cytométrie en flux nécessite que l’échantillon contienne un assez grand nombre de cellules. En effet, cette technique permet un défilement tellement rapide des cellules (entre quelques centaines et plusieurs milliers de cellules par seconde), que si celles-ci ne sont pas assez nombreuses, le tube risque d’être vide avant que les réglages préliminaires de l’appareil soient optimisés et que l’expérience ait pu commencer! Il faut donc que l’échantillon contienne idéalement quelques centaines de milliers de cellules au minimum. Cette conditions est encore plus nécessaire pour faire un tri qui nécessite généralement plusieurs millions de cellules.

Avec trop peu de cellules, la cytométrie en flux n’est donc pas utilisable.

La cytométrie en image étant beaucoup plus lente, n’entraîne pas ces contraintes.

Il suffit de quelques cellules montées entre lame et lamelle, disposées dans une boite de pétri ou un puits pour pouvoir les analyser (se reporter au chapitre intensité de fluorescence de cellules adhérentes ou constituant un tissus non dissocié?) .
On peut également envisager un tri sur des effectifs réduits (se reporter au chapitre trier des cellules adhérentes ).

Si le but de l’expérience est une analyse de la localisation intracellulaire de la fluorescence, la microscopie confocale peut être utilisée. Là également, très peu de cellules sont nécessaires. Il est même complètement inutile de disposer d’un effectif important, puisque la lenteur de la technique ne permettra jamais de les examiner toutes.