Sida

SIDA et cytométrie en flux


On sait que le SIDA se traduit par des désordres immunitaires liés à la disparition progressive d’une catégorie de lymphocytes appelée "T4" ou "T helper". Une autre catégorie de lymphocytes est appelée "T8" ou "T suppresseur".

Il est important de suivre chez une personne séro-positive l’évolution de l’effectif de chacune de ces sous-populations lymphocytaires et le rapport entre le nombre de "T4" et "T8". La CMF est particulièrement adaptée pour permettre une automatisation de cette analyse.
Il existe des cytomètres de maniements plus aisés qui sont figés dans une configuration simplifiée adaptée à l’étude simultanée de deux signaux fluorescents:

  • Le premier est émis par la fluorescéine fixée sur un anticorps reconnaissant les "T4",
  • Le second par la phycoérythrine fixée sur un anticorps reconnaissant les "T8".

On peut ainsi facilement obtenir le nombre absolu de chaque type de lymphocytes et le rapport de ces nombres.

La phase de préparation des lymphocytes est également automatisée. Elle permet à partir d’un prélèvement de sang de lyser les globules rouges puis de faire les différents marquages immunofluorescents.

La CMF permet bien entendu, d’évaluer beaucoup d’autres sous-populations lymphocytaires. Elle bénéficie pour cela de l’existence d’un vaste panel d’anticorps, spécifique d’antigènes permettant la caractérisation de nombreuses classes lymphocytaires. Ces classement sont mis à jour périodiquement, et des tableaux présentant la liste des "CD" (classes de différenciation) sont régulièrement publiés.

En plus d’un gain de temps, l’utilisation de la CMF présente l’avantage de faciliter et de limiter la manipulation des échantillons éventuellement contaminés, ce qui accroît la sécurité des expérimentateurs. D’autre part, la standardisation aboutit à une meilleure reproductibilité des conditions expérimentales.