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Infection des anophèles par Plasmodium.


Cycle des espèces plasmodiales infectant les mammifères.
 
Lors de la piqûre sur un hôte parasité, la femelle ingère
des gamétocytes qui maturent en gamètes mâles et
femelles dans la lumière du tube digestif. Après
fécondation et maturation les ookinètes résultant
traversent la paroi du tube digestif du moustique et se
transforment en oocystes au sein desquels se
différencient plusieurs milliers de sporozoites. Après
rupture des oocystes les sporozoites libérés envahissent
les glandes salivaires du moustique et pourront être
inoculés à un nouvel hôte à l’occasion d’un nouveau
repas de sang. Chez l’hôte vertébré, les sporozoïtes
gagnent le foie où ils se transforment en schizontes
hépatiques. Ceux-ci gagnent la circulation sanguine où ils
envahissent de manière cyclique les érythrocytes.
Certains
mérozoites entrent dans la phase de différenciation sexuée conduisant à la production de gamétocytes.
 

   
Plasmodium de rongeur: P.yoelii / P.berghei:


Les infections par Plasmodium de rongeurs sont effectuées par les utilisateurs de la plateforme. Des parasites sont inoculés par voie intra-péritonéale à des souris âgées de trois semaines, trois jours avant de les soumettre à la piqûre de femelles moustiques, âgées elles de 5 jours. Ceci nécessite une synchronisation de la parasitémie souhaitée dans les souris avec  l’âge des anophèles.

 

Synchronisation des services du CEPIA aux infections plasmodiales réalisées par les
expérimentateurs au sein de la plate-forme.
Les femelles d’Anopheles doivent être jeunes et agressives au moment où les
souris atteignent la parasitémie souhaitée.


    Le suivi du développement des parasites au sein des Anopheles peut se faire par détection des ookinètes (14 à 20 heures) dans l'estomac du moustique, des oocystes (7 à 10 jours) sur la paroi du tube digestif et des sporozoïtes (12 à 21 jours en fonction des escpèces de Plasmodium) dans les glandes salivaires. L’utilisation de clones fluorescents de P. berghei exprimant une protéine fluorescente (GFP-RFP) facilite le suivi du développement parasitaire et l’isolement des glandes salivaires contenant les sporozoïtes.


Tube digestif et glandes salivaires fluorescents d’Anopheles infecté par  une souche GFP de P.berghei

    Pour obtenir une quantité suffisante de "matériel parasité" il faut donc prévoir suffisamment de femelles en tenant compte des facteurs critiques tels que la température de développement, la longévité des femelles, la surcharge parasitaire, les facteurs environnementaux impondérables, du risque de mortalité lors des manipulations et de la fragilité des moustiques qui ne vivent en moyenne qu’un mois.