Biologie Cellulaire des Lymphocytes (Biocelly)

Biologie Cellulaire des Lymphocytes (Biocelly)

Institut Pasteur, CNRS URA 1961
Responsable: Andrés ALCOVER, PhD


Centres d’intérêt de l’Unité

 

Les travaux de lUnité de Biologie Cellulaire des Lymphocytes sont consacrés aux étapes précoces de la réponse immune spécifique dite adaptative. Nous nous intéressons aux mécanismes moléculaires qui conduisent à la formation de la synapse immunologique et au détournement de ces mécanismes par les virus lymphotropes VIH-1 et HTLV-1.

L’infection d’un organisme par un microorganisme pathogène, virus ou bactérie, déclenche une réponse immunitaire spécifique et durable, qui permet la défense contre ces infections. Les lymphocytes T sont au cœur de cette réponse immunitaire spécifique car ils interviennent dans sa régulation et participent à la destruction des cellules infectées.

La réponse des lymphocytes T est déclenchée par la reconnaissance de fragments moléculaires issus des pathogènes (antigènes) exposés à la surface des cellules présentatrices d’antigène. Suite à la reconnaissance antigénique, les lymphocytes T se polarisent pour établir des contacts cellulaires hautement organisés avec les cellules présentatrices d’antigènes. Ces contacts cellulaires sont appelés synapses immunologiques.

La synapse immunologique est une interface cellulaire multifonctionnelle qui permet le contrôle de l’activation des lymphocytes, ensemble de processus complexes qui mène à leur prolifération, à leur différenciation et/ou au déclenchement des fonctions spécialisées telles que la sécrétion polarisée de cytokines ou de granules cytotoxiques.

Nous étudions le rôle de récepteurs et de molécules de signalisation intracellulaire, du cytosquelette dactine et des microtubules, ainsi que le rôle du trafic vésiculaire polarisé dans la formation de la synapse immunologique et dans l’activation des lymphocytes T. Nous étudions également comment des rétrovirus qui infectent les lymphocytes T, tels que le virus de limmunodéficience humaine (VIH-1) ou le virus de la leucémie humaine à lymphocytes T (HTLV-1), détournent les mécanismes lymphocytaires de polarisation afin de modifier la structure et la fonction de la synapse immunologique et favoriser leur propagation d’une cellule à une autre.



 

Nos recherches ont été financées par: