Structure et Interactions de Protéines

Biosynthèse de la paroi cellulaire fongique et analyse structurale de l’hydrophobine RodA des conidies du champignon Aspergillus fumigatus
(C. Simenel, A. Pillé, M. Delepierre, J.I. Guijarro)
A. fumigatus est un pathogène opportuniste responsable de mycoses invasives, souvent très graves, chez des individus immunodéprimés. Ce champignon filamenteux ce développe dans le sol et se dissémine dans l’air sous forme de conidies (spores). En collaboration avec l’équipe de Jean-Paul Latgé (Unité Aspergillus, Institut Pasteur), nous nous intéressons à la structure et à la biosynthèse de la paroi cellulaire du champignon et à la couche hydrophobe de bâtonnets qui recouvre la forme invasive du champignon, c’est à dire les spores.
Le squelette de la paroi cellulaire des champignons est essentiellement constitué de complexes de chitine et de glucanes. Ce squelette confère à la paroi cellulaire la rigidité nécessaire à la croissance et à la survie du champignon. Notre objectif est d’analyser les enzymes et les réactions associées à la synthèse de la chitine et des glucanes ainsi qu’à leurs branchements pour comprendre la structure des polysaccharides de la paroi cellulaire. Nous utilisons la RMN comme un outil analytique pour identifier les résidus monosaccharides, leur configuration anomérique et les points de branchement des carbohydrates de la paroi cellulaire.
La paroi cellulaire des conidies est recouverte par une couche protéique de bâtonnets formés par l’hydrophobine RodA, qui s’auto associe en fibres de type amyloïde à la surface des spores. Cette couche hydrophobe de bâtonnets permet la dispersion des spores dans l’air et masque la reconnaissance des antigènes et allergènes fongiques rendant les spores silencieuses vis à vis du système immunitaire. Notre but est d’étudier la structure en solution de l’hydrophobine RodA, la transition de la forme soluble à la forme polymérique et insoluble et sa structure au sein de la couche de bâtonnets.

Facteurs de transcription présumés de virus d’archées et d’archées hyperthermophiles
(F. Guillière, J. I. Guijarro)
Les archées hyperthermophiles vivant dans des sources chaudes (> 80°C) sont infectées par des virus qui montrent une diversité exceptionnelle et qui sont très différents des virus de bactéries et d’eucaryotes. Dans le cadre de l’étude de ces virus qui sont uniques et dont peu de données sont disponibles, nous travaillons sur des protéines susceptibles d’être impliquées dans la régulation de la transcription, phénomène important lors de l’infection. En collaboration avec l’équipe de David Prangishvili (Institut Pasteur), nous couplons des études structurales et fonctionnelles (structures de protéines, interaction protéine/ADN, recherche des cibles des protéines, transcription in vitro...) pour caractériser des potentiels régulateurs transcriptionnels afin de mieux comprendre la régulation du cycle de vie des virus archéens.