Unité de Biologie Cellulaire du Parasitisme

Unité de Biologie cellulaire du Parasitisme

Activités de l'Unité de Biologie cellulaire du Parasitisme

Nancy Guillen

En 1995, sur 52 millions de décès dans le monde, 17 millions sont dus aux maladies infectieuses, en majorité dans les pays en voie de développement. L’émergence de nouvelles infections ou à la ré-émergence de maladies actuellement contrôlées, et l’installation de résistance aux antibiotiques et aux antiparasitaires sont les problématiques majeurs de la santé publique.. Tel est le défi qui se pose à la recherche visant à contrôler les maladies infectieuses et plus particulièrement celles qui touchent l’intestin. La diarrhée est répandue dans le monde entier ; elle est à l’origine de 4% des décès et de 5% des incapacités. Elle est causée par des infections gastro-intestinales dues à un grand nombre d’organismes bactériens, viraux et parasitaires dont la plupart peuvent se propager par l’eau contaminée. La dysenterie est une des formes sévères de diarrhée. L’amibe hématophage Entamoeba histolytica est l’agent causal de l’amibiase humaine (dysenterie parasitaire), maladie infectieuse responsable de 50 millions de cas cliniques et de près de 100 000 décès par an.
L’amibiase résulte d’une colonisation du tractus gastro-intestinal humain par le parasite Entamoeba histolytica. Le plus souvent, cette colonisation est asymptomatique mais dans des conditions mal connues, l’équilibre hôte-parasite est rompu: les amibes envahissent l’épithélium intestinal conduisant à des lésions ulcératives et inflammatoires. Cette invasion peut se poursuivre par une dissémination des amibes dans le sang conduisant principalement à la formation d’abcès hépatiques. L’homme est le réservoir exclusif de ce parasite qui se multiplie dans le colon et s’y transforme en kyste, forme résistante du micro-organisme qui assure sa survie dans le milieu extérieur. Les kystes sont excrétés dans les selles. La contamination se fait donc par voie oro-fécale, utilisant essentiellement l’eau comme vecteur de propagation des kystes qui sont ingérés lors de la consommation d’eau contaminée ou de légumes crus nettoyés avec des eaux souillées. Pour des raisons liées aux pratiques d’hygiène alimentaire et à des conditions sanitaires précaires, les pays en voie de développement constituent des zones de forte endémie d’amibiase. Dans les pays développés, l’incidence de l’amibiase est faible mais croissante : on la retrouve dans des hôpitaux psychiatriques et une émergence récente de l’amibiase dans la République de Géorgie souligne la vulnérabilité de toute communauté face à cette infection.

L’agent infectieux est le kyste, ci-contre, très répandu grâce à la contamination de l’eau et des aliments.

L’agent végétatif est le trophozoïte, ci-contre qui vit, se divise et re-enkyste dans le colon humain. Le trophozoïte « activé » qui migre, envahi l’intestin, tue les cellules humaines et les phagocyte.

La maladie est l’amibiase avec deux manifestations cliniques : la colite intestinale et la formation d’abcès hépatiques




Pour en savoir plus : The Entamoeba Homepage