les Mycoses
Il existe plus de 200 000 espèces de champignons, dont une petite centaine est impliquée dans des maladies humaines. Les champignons microscopiques nuisibles à la santé de l'homme peuvent provoquer différentes manifestations regroupées sous le terme de "mycoses" : depuis les mycoses dites superficielles, qui touchent la peau ou les ongles, jusqu'aux mycoses dites systémiques qui peuvent toucher tous les autres tissus ou organes et sont souvent très graves, notamment chez les sujets immunodéprimés. La cryptococcose, les candidoses et l'aspergillose, ici décrites, font partie des mycoses humaines les plus fréquentes.
Les autres mycoses
De nombreux autres champignons, levures, filamenteux ou champignons dimorphiques sont responsables d’infections en France et dans le monde. Elles se développent souvent chez des patients immunodéprimés mais aussi chez des patients immunocompétents à l’occasion de voyages en pays d’endémie, de traumatismes cutanés plus ou moins sévères initialement,ou d’inhalation massive. Elles peuvent, même sur des terrains antérieurement sains, avoir des évolutions très sévères voire fatales, du fait de leur méconnaissance initiale, de leurs localisations ou de la virulence du champignon.
A l’Institut Pasteur, le centre national de référence Mycologie et antifongiques (CNRMA) et l’unité de Mycologie moléculaire assurent l’identification des espèces rares de champignons filamenteux et de levures.
Les infections dues aux Mucorales sont particulièrement graves. Elles font l’objet d‘études épidémiologiques en partenariat avec les autorités de santé pour en préciser l’incidence, les caractéristiques et les déterminants pronostiques. Des travaux ont été réalisés pour améliorer les outils d’identification des Mucorales à partir des cultures ou des tissus infectés. Le CNRMA a également mis au point une identification moléculaire des champignons responsables de mycétomes, qui sont des infections sous-cutanées, contractées en région tropicale, et d’évolution chronique. Le CNRMA assure aussi, pour les isolats responsables d’infections invasives, la détermination de la sensibilité aux antifongiques commercialisés ou en phase finale de développement, ainsi que des conseils de prise en charge diagnostique et thérapeutique auprès des professionnels de santé et des missions d’expertise auprès des industriels. Il est impliqué dans les recommandations nord-américaines de prise en charge de la cryptococcose.
________
Septembre 2011