Presse
Les leishmanioses
Les leishmanioses sont des maladies parasitaires provoquant des affections cutanées ou viscérales très invalidantes, voire mortelles si elles ne sont pas traitées. Elles sont dues à différents parasites du genre Leishmania, transmis par la piqûre d’insectes communément appelés phlébotomes. Chaque année, on estime à environ 2 millions le nombre de nouveaux cas de leishmanioses dans le monde, et ces parasitoses sont aujourd’hui considérées comme des maladies négligées.
Transmission
Les leishmanies, parasites responsables des leishmanioses, sont transmises à l’homme par la piqûre d’un insecte (le phlébotome). Elles sont injectées au stade dit « promastigote » (possédant un flagelle) à l’hôte mammifère, dont l’homme, à l’occasion d’une piqûre par la femelle phlébotome. Dans le derme, ces leishmanies sont « avalées » par des macrophages et se transforment en « amastigotes » (stade sans flagelle à développement intracellulaire strict). Les cellules qui les hébergent peuvent ensuite se localiser dans différents tissus ou organes et en fonction de facteurs propres à l’hôte et à l’espèce de leishmanie qui provoque les symptômes de la maladie.
Symptômes
Les leishmanioses peuvent se présenter sous différentes formes cliniques que l’on classe principalement en deux catégories :
La leishmaniose cutanée, le plus souvent bénigne, se caractérise par des lésions ulcérées ou ulcéro-croûteuses, parfois très nombreuses, localisées sur les parties découvertes du corps et qui guérissent en général spontanément en laissant des cicatrices. Selon l’espèce infectante la leishmaniose cutanée peut évoluer vers une forme cutanéo-muqueuse ou cutanée diffuse.
La leishmaniose viscérale, la forme la plus grave, se manifeste par de la fièvre, de l’anémie, un amaigrissement, un gonflement du foie et de la rate et des ganglions lymphatiques. Elle est mortelle en l’absence de traitement.
La leishmaniose cutanée, le plus souvent bénigne, se caractérise par des lésions ulcérées ou ulcéro-croûteuses, parfois très nombreuses, localisées sur les parties découvertes du corps et qui guérissent en général spontanément en laissant des cicatrices. Selon l’espèce infectante la leishmaniose cutanée peut évoluer vers une forme cutanéo-muqueuse ou cutanée diffuse.
La leishmaniose viscérale, la forme la plus grave, se manifeste par de la fièvre, de l’anémie, un amaigrissement, un gonflement du foie et de la rate et des ganglions lymphatiques. Elle est mortelle en l’absence de traitement.
Epidémiologie
La maladie est endémique dans 98 pays, dont la plupart sont en développement. Environ 350 millions de personnes sont considérées comme à risque de contracter la leishmaniose et l’incidence annuelle estimée se situe entre 1,5 et 2 millions de cas.
En France métropolitaine, la leishmaniose, notamment la leishmaniose viscérale, est présente dans les départements méditerranéens (Pyrénées Orientales, Cévennes, Provence, Côte d’Azur et Corse) où l’espèce incriminée est Leishmania infantum, également responsable de l’enzootie canine. Les voyageurs français peuvent également être infectés par d’autres espèces lors des déplacements en pays d'endémie.
En France métropolitaine, la leishmaniose, notamment la leishmaniose viscérale, est présente dans les départements méditerranéens (Pyrénées Orientales, Cévennes, Provence, Côte d’Azur et Corse) où l’espèce incriminée est Leishmania infantum, également responsable de l’enzootie canine. Les voyageurs français peuvent également être infectés par d’autres espèces lors des déplacements en pays d'endémie.
Prévention et traitement
Il n'existe pour le moment aucun vaccin ni médicament prophylactique. Cependant, un panel d’experts Français (1) et l’OMS (rapport technique sur le contrôle de la leishmaniose (2)), préconisent l’approche thérapeutique prenant en compte les différents aspects cliniques et parasitologiques de la maladie, car elle permet la guérison dans l’immense majorité des cas.
(1) Buffet PA, Rosenthal E, Gangneux JP, et al. [Therapy of leishmaniasis in France: consensus on proposed guidelines]. Presse Med Feb;40(2):173-84.
(2) http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44412/1/WHO_TRS_949_eng.pdf
(1) Buffet PA, Rosenthal E, Gangneux JP, et al. [Therapy of leishmaniasis in France: consensus on proposed guidelines]. Presse Med Feb;40(2):173-84.
(2) http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/44412/1/WHO_TRS_949_eng.pdf
A l'Institut Pasteur
Le groupe de travail sur les leishmanioses de l’Unité d’Immunologie Moléculaire des Parasites, dirigée par Odile Puijalon, participe à la validation d’un traitement topique de la leishmaniose cutanée.
Les chercheurs de l’Unité de Parasitologie moléculaire et signalisation, dirigée par Gérald Spaeth, étudient les bases moléculaires de la virulence du parasite Leishmania chez son hôte mammifère. Les recherches sont centrées sur l’étude des voies de transduction des signaux importantes pour la survie intracellulaire du parasite. Les objectifs principaux sont de révéler des voies de signalisation spécifiques du parasite en développant et en appliquant de nouvelles approches de génétique et de protéomique, et d’exploiter ces mécanismes dans le but d’améliorer la chimiothérapie anti-leishmanienne en utilisant des criblages phénotypiques et des criblages basés sur les cibles parasitaires identifiées. Ces recherches sont menées au travers d’actions de coordination des consortiums muti-disciplinaires LEISHDRUG (www.leishdrug.org) et TRANSLEISH (ANR, www.transleish.org).
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Mars 2013
Les chercheurs de l’Unité de Parasitologie moléculaire et signalisation, dirigée par Gérald Spaeth, étudient les bases moléculaires de la virulence du parasite Leishmania chez son hôte mammifère. Les recherches sont centrées sur l’étude des voies de transduction des signaux importantes pour la survie intracellulaire du parasite. Les objectifs principaux sont de révéler des voies de signalisation spécifiques du parasite en développant et en appliquant de nouvelles approches de génétique et de protéomique, et d’exploiter ces mécanismes dans le but d’améliorer la chimiothérapie anti-leishmanienne en utilisant des criblages phénotypiques et des criblages basés sur les cibles parasitaires identifiées. Ces recherches sont menées au travers d’actions de coordination des consortiums muti-disciplinaires LEISHDRUG (www.leishdrug.org) et TRANSLEISH (ANR, www.transleish.org).
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Mars 2013