Presse
Les Fièvres typhoïde et paratyphoïde
Epidémiologie
Les Salmonella responsables des fièvres typhoïde et paratyphoïde ayant l’homme pour seul réservoir, la contamination se fait par ingestion d’eau ou d’aliments ayant subi une contamination fécale d’origine humaine. Comme toutes les maladies à transmission oro-fécale, ces fièvres surviennent le plus souvent dans des zones où l’hygiène est précaire, et frappent principalement les pays en développement en Asie, en Afrique ou en Amérique Latine.
Les données mondiales les plus récentes (2000) font état de plus de 20 millions de cas annuels de fièvre typhoïde, et de plus de 200 000 morts. La maladie n’a pas totalement disparu des pays industrialisés. En France métropolitaine, en 1997, une épidémie qui a nécessité l’hospitalisation de 26 personnes est survenue à Utelle, dans les Alpes-Maritimes, probablement due à la consommation de charcuterie lors d’un banquet préparé par un porteur du bacille. Une autre épidémie est intervenue en 1998 à Villeneuve St Georges où, après consommation d’un repas commun, 20 personnes ont présenté une typhoïde et 95 une gastro-entérite précoce. En 2003 et 2006, deux foyer de sept à 10 cas groupés liés à un lieu de restauration, ont été détectés à Paris. La source de la contamination a été identifiée pour les deux épisodes, il s’agissait à chaque fois d’un porteur sain travaillant en cuisine.
Les fièvres typhoïde et paratyphoïde sont causées par des Salmonella strictement adaptées à l'homme, majoritairement Salmonella Typhi, puis Salmonella Paratyphi A, certaines souches de Salmonella Paratyphi B et Salmonella Paratyphi C. Ce sont des maladies à déclaration obligatoire en France.
Depuis 2003, 100 à 250 cas d’infections à Salmonella Typhi, isolées en France (mais contractées en zone d’endémie), sont répertoriés chaque année au Centre National de Référence des Salmonella. Ces souches proviennent quasi-exclusivement de cas importés (Afrique et sous-continent Indien). L’incidence annuelle des cas en France est environ de 0,2 pour 100 000 habitants.
Les données mondiales les plus récentes (2000) font état de plus de 20 millions de cas annuels de fièvre typhoïde, et de plus de 200 000 morts. La maladie n’a pas totalement disparu des pays industrialisés. En France métropolitaine, en 1997, une épidémie qui a nécessité l’hospitalisation de 26 personnes est survenue à Utelle, dans les Alpes-Maritimes, probablement due à la consommation de charcuterie lors d’un banquet préparé par un porteur du bacille. Une autre épidémie est intervenue en 1998 à Villeneuve St Georges où, après consommation d’un repas commun, 20 personnes ont présenté une typhoïde et 95 une gastro-entérite précoce. En 2003 et 2006, deux foyer de sept à 10 cas groupés liés à un lieu de restauration, ont été détectés à Paris. La source de la contamination a été identifiée pour les deux épisodes, il s’agissait à chaque fois d’un porteur sain travaillant en cuisine.
Les fièvres typhoïde et paratyphoïde sont causées par des Salmonella strictement adaptées à l'homme, majoritairement Salmonella Typhi, puis Salmonella Paratyphi A, certaines souches de Salmonella Paratyphi B et Salmonella Paratyphi C. Ce sont des maladies à déclaration obligatoire en France.
Depuis 2003, 100 à 250 cas d’infections à Salmonella Typhi, isolées en France (mais contractées en zone d’endémie), sont répertoriés chaque année au Centre National de Référence des Salmonella. Ces souches proviennent quasi-exclusivement de cas importés (Afrique et sous-continent Indien). L’incidence annuelle des cas en France est environ de 0,2 pour 100 000 habitants.
Symptômes et traitement
Une à trois semaines après la contamination survient une fièvre continue accompagnée de maux de tête, d'anorexie, d'abattement (“ tuphos ” torpeur en grec), de douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation.
Dans les formes bénignes, l’état reste stationnaire pendant une quinzaine de jours puis la convalescence dure plusieurs semaines. Dans les formes plus graves où des complications peuvent survenir au niveau de l’intestin, du cœur ou de la vésicule, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Le taux de mortalité est de 10% en l’absence de traitement antibiotique efficace comparé à moins de 1% pour les autres formes de salmonellose.
Une antibiothérapie appropriée abaisse le risque de mortalité à moins de 1%, mais on isole de plus en plus de souches résistantes aux antibiotiques : en Asie du Sud-est et dans le sous-continent Indien, plus de 90 % des souches isolées sont ainsi de sensibilité diminuée aux fluoroquinolones, antibiotiques classiquement utilisés, contre moins de 1% en Afrique.
Une particularité épidémiologique de ces infections est qu’il existe des porteurs sains de ces bactéries. En effet, après guérison d'une fièvre typhoïde chronique 2 à 5% des individus continuent à héberger des Salmonella Typhi (essentiellement au niveau de la vésicule biliaire) qui sont excrétées épisodiquement dans les selles et qui peuvent être donc à l’origine de cas secondaires.
Dans les formes bénignes, l’état reste stationnaire pendant une quinzaine de jours puis la convalescence dure plusieurs semaines. Dans les formes plus graves où des complications peuvent survenir au niveau de l’intestin, du cœur ou de la vésicule, la fièvre typhoïde peut être fatale en l’absence de traitement.
Le taux de mortalité est de 10% en l’absence de traitement antibiotique efficace comparé à moins de 1% pour les autres formes de salmonellose.
Une antibiothérapie appropriée abaisse le risque de mortalité à moins de 1%, mais on isole de plus en plus de souches résistantes aux antibiotiques : en Asie du Sud-est et dans le sous-continent Indien, plus de 90 % des souches isolées sont ainsi de sensibilité diminuée aux fluoroquinolones, antibiotiques classiquement utilisés, contre moins de 1% en Afrique.
Une particularité épidémiologique de ces infections est qu’il existe des porteurs sains de ces bactéries. En effet, après guérison d'une fièvre typhoïde chronique 2 à 5% des individus continuent à héberger des Salmonella Typhi (essentiellement au niveau de la vésicule biliaire) qui sont excrétées épisodiquement dans les selles et qui peuvent être donc à l’origine de cas secondaires.
Prévention
La prévention repose sur la surveillance épidémiologique et la lutte contre le "péril fécal". La dissémination des bactéries peut être enrayée par : une distribution d’eau de qualité, bactériologiquement contrôlée, le traitement des eaux usées, la généralisation du tout-à-l’égout, le contrôle des zones de récolte des coquillages, la pasteurisation des aliments, beurre et lait en particulier et le respect strict des règles d’hygiène pour tous les travailleurs du milieu de la restauration. Un vaccin anti typhoïdique bien toléré, ne nécessitant qu’une seule injection, peut être administré aux voyageurs se rendant dans des régions à risque. L’effet protecteur dure 3 ans et le taux de protection en zone d’endémie est de 60%.
A l'Institut Pasteur
Le Centre National de Référence des Salmonella, situé dans l’Unité des Bactéries Pathogènes Entériques (responsable François-Xavier Weill) à l'Institut Pasteur, participe à la surveillance des salmonelloses. Chaque année le CNR expertise de 8000 à 10 000 souches de Salmonella provenant d’environ 1500 laboratoires français (laboratoires d’analyses de biologie médicale et laboratoires de centres hospitaliers).
Il a un rôle de premier plan en cas d'épidémie, alertant la Direction Générale de la Santé et l’InVS dès qu'un excès de cas est détecté et en participant à l’enquête épidémiologique en effectuant le typage moléculaire des souches bactériennes, il analyse le suivi de la sensibilité aux antibiotiques des Salmonella au cours du temps, il développe de nouveaux outils moléculaires pour le suivi des souches bactériennes et collabore avec le réseau national de l’Anses (agence de sécurité alimentaire) et le réseau européen de surveillance épidémiologique des maladies infectieuses alimentaires et hydriques de l’ECDC.
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Mars 2011
Il a un rôle de premier plan en cas d'épidémie, alertant la Direction Générale de la Santé et l’InVS dès qu'un excès de cas est détecté et en participant à l’enquête épidémiologique en effectuant le typage moléculaire des souches bactériennes, il analyse le suivi de la sensibilité aux antibiotiques des Salmonella au cours du temps, il développe de nouveaux outils moléculaires pour le suivi des souches bactériennes et collabore avec le réseau national de l’Anses (agence de sécurité alimentaire) et le réseau européen de surveillance épidémiologique des maladies infectieuses alimentaires et hydriques de l’ECDC.
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Mars 2011
L'Institut Pasteur est une fondation privée à but non lucratif dédiée à la recherche biomédicale, à la santé publique et à l'enseignement. Près de 2600 personnes travaillent sur son campus à Paris, où une grande partie des recherches est axée sur les maladies infectieuses. Son budget dépend de la générosité du public : pour aider la recherche à l'Institut Pasteur, consultez nos pages "dons et legs".