Presse
Le charbon (Anthrax)
Le charbon (anthrax en anglais), rendu tristement célèbre par les événements bioterroristes de l'automne 2001, est essentiellement une maladie du bétail. La maladie est due à une bactérie, Bacillus anthracis, dont les spores, forme de persistance de la bactérie dans l'environnement, peuvent résister plusieurs années, voire plusieurs décennies dans la terre, avant d'être ingérées par des animaux en pâture. Les spores peuvent aussi être transportées par les cours d'eau. Elles peuvent également être véhiculées par l'air, si on les y dispersait. C'est essentiellement pour ces propriétés que l'agent du charbon, peut constituer une menace bioterroriste.
Transmission
Le charbon est avant tout une maladie des herbivores, mais tous les mammifères peuvent contracter la maladie. Chez l’homme, hôte accidentel, la transmission se fait directement ou indirectement à partir d’animaux infectés, ou du fait d’une exposition professionnelle à des produits animaux contaminés. Il n’y a aucun cas documenté de transmission d’homme à homme. Les conséquences de cette maladie en santé vétérinaire et en médecine peuvent être sérieuses.
Epidémiologie
Cette maladie frappe naturellement les animaux et l’homme dans la plupart des pays d’Afrique subsahélienne et d’Asie, dans plusieurs pays d’Europe du Sud, dans les Amériques et dans certaines régions d’Australie. On enregistre des flambées sporadiques de charbon chez les herbivores dans d’autres pays. On détecte encore régulièrement des foyers de charbon animal en France, de l’ordre de la dizaine. On peut toutefois noter qu’en 2008 et 2009 les cas ont été un peu plus nombreux que d’habitude.
La maladie
On rencontre trois formes de charbon chez l’homme : la forme cutanée, contractée par entrée des spores au niveau d’une coupure ou d’une excoriation ; la forme intestinale, contractée à la suite de l’ingestion d’aliments contaminés, principalement de viande ; et la forme pulmonaire, due à l’inhalation de spores en suspension dans l’air. Ces trois formes du charbon peuvent entraîner la mort si elles ne sont pas traitées rapidement.
Les symptômes apparaissent dans les 7 jours suivant le début de l’infection. La forme cutanée représente au moins 95 % des cas enregistrés chez l’homme dans le monde. Elle se manifeste au départ comme une piqûre d’insecte, puis évolue en une vésicule puis un ulcère de 1 à 3 cm de diamètre, avec une nécrose noircissante au centre, et peut évoluer vers une septicémie. Elle est mortelle dans 20% des cas en l’absence de traitement. La forme intestinale est quant à elle caractérisée par une inflammation aiguë du tractus digestif et se manifeste par l’apparition de nausées, d’une perte de l’appétit, de vomissement, de fièvre suivie de douleurs abdominales et des diarrhée sévère. Elle est mortelle dans 25 à 60% des cas. La forme pulmonaire se manifeste au départ comme un rhume banal, mais évolue en quelques jours avec l’apparition d’importants troubles respiratoires, avec toux, maux de tête, douleurs musculaires, qui s’aggravent et évoluent vers un choc septique. Cette forme de charbon est quasiment toujours mortelle en l’absence de traitement.
Les symptômes apparaissent dans les 7 jours suivant le début de l’infection. La forme cutanée représente au moins 95 % des cas enregistrés chez l’homme dans le monde. Elle se manifeste au départ comme une piqûre d’insecte, puis évolue en une vésicule puis un ulcère de 1 à 3 cm de diamètre, avec une nécrose noircissante au centre, et peut évoluer vers une septicémie. Elle est mortelle dans 20% des cas en l’absence de traitement. La forme intestinale est quant à elle caractérisée par une inflammation aiguë du tractus digestif et se manifeste par l’apparition de nausées, d’une perte de l’appétit, de vomissement, de fièvre suivie de douleurs abdominales et des diarrhée sévère. Elle est mortelle dans 25 à 60% des cas. La forme pulmonaire se manifeste au départ comme un rhume banal, mais évolue en quelques jours avec l’apparition d’importants troubles respiratoires, avec toux, maux de tête, douleurs musculaires, qui s’aggravent et évoluent vers un choc septique. Cette forme de charbon est quasiment toujours mortelle en l’absence de traitement.
Traitement
L’antibiothérapie entraîne en général une guérison rapide de la personne ou de l’animal infecté par le bacille du charbon si elle est administrée suffisamment tôt (avant les premiers symptômes, ou juste après). Elle peut également être employée à titre prophylactique chez des sujets asymptomatiques dont on pense qu’ils ont été exposés à des spores.
Prévention
La prévention du charbon chez l’homme et chez l’animal repose sur des mesures de lutte contre la maladie appliquées au bétail dans les régions d’endémie, notamment l’élimination sans risque des carcasses d’animaux charbonneux (par incinération ou enfouissement) et la vaccination des troupeaux à risque. Les conditions qui prévalent dans beaucoup de pays d’endémie font que ces mesures de lutte apparemment simples sont difficiles à mettre en œuvre. Dans les pays industrialisés, la prévention repose sur des mesures prophylactiques rigoureuses dans les élevages et l’industrie. Après la découverte d’un cas de charbon dans un troupeau, il est de rigueur de surveiller et de vacciner l’ensemble du troupeau. On dispose en effet de vaccins efficaces destinés aux animaux. Par contre, les vaccins à usage humain sont moins performants et leur utilisation doit être réservée aux groupes à haut risque, tels ceux professionnellement exposés et certains personnels militaires.
A l'Institut Pasteur
L’unité Toxines et pathogénie bactérienne, dirigée par Michèle Mock, est spécialisée dans l’étude de Bacillus anthracis. Elle se penche sur la structure et le mode d’action cellulaire des toxines, leur rôle dans la pathogenèse, la contribution des structures de surface de la spore et de la bactérie dans l’interaction de ce pathogène avec l’hôte. Les chercheurs ont d’ailleurs montré que la bactérie échappe à notre système de défense immunitaire en produisant une toxine qui inhibe la synthèse d’une enzyme bactéricide (voir notre communiqué du 10 décembre 2007).
Dans le domaine de la vaccination anti-charbonneuse, une composition vaccinale efficace, susceptible d’être utilisée chez l’homme, a été mise au point. Les mécanismes de protection impliqués sont analysés. L’unité est également responsable du Centre National de Référence sur le Charbon.
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Septembre 2009
Dans le domaine de la vaccination anti-charbonneuse, une composition vaccinale efficace, susceptible d’être utilisée chez l’homme, a été mise au point. Les mécanismes de protection impliqués sont analysés. L’unité est également responsable du Centre National de Référence sur le Charbon.
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Septembre 2009