Dossiers de presse

Dossier de presse - Mars 2009


Rendons malade... le sida

Les recherches sur le sida constituent l’un des objectifs majeurs de l’institut pasteur. C’est ici que le virus en cause, le VIH-1, fut découvert en 1983, ce qui valut à Françoise Barré-sinoussi et Luc montagnier le prix Nobel de médecine 2008. aujourd’hui, une quinzaine d’équipes de l’institut, soit 10 % de ses effectifs scientifiques, sont mobilisées.


   

33 millions
de personnes infectées
dans le monde.

2 millions
de morts chaque année.


33 millions de personnes infectées dans le monde, 2 millions de morts chaque année. La pandémie de sida reste une catastrophe sanitaire majeure à l’échelle planétaire. S’il existe des traitements, ils ne guérissent pas, et doivent donc être pris à vie. Aucun vaccin n’est encore disponible.


La recherche est donc plus que jamais nécessaire. C’est pourquoi les équipes de l’Institut Pasteur étudient le virus et la maladie sous toutes leurs facettes
: mécanismes d’entrée du VIH dans les cellules, multiplication du virus, transmission, étude de notre système de défense, etc.


Bien des questions restent encore en suspens qu’il faut absolument résoudre pour mettre au point les médicaments de demain et le vaccin tant attendu.


Zoom sur... les controleurs naturels du VIH

Une des équipes de l’Institut Pasteur se penche sur le cas de rares sujets (moins de 1% des patients séropositifs pour le VIH) qui, bien qu’infectés depuis de très nombreuses années, ne tombent pas malades alors qu’ils ne suivent aucun traitement antiviral : ils contrôlent naturellement l’infection. 

Les scientifiques ont récemment montré que chez ces « contrôleurs du VIH » (HIC), certains globules blancs chargés de défendre l’organisme, les « T CD8 », sont capables, in vitro, d’inhiber totalement l’infection des cellules cibles du virus, en détruisant de manière puissante et rapide celles qui sont infectées. Leurs travaux ont notamment montré que certaines molécules sont présentes en quantités différentes à la surface de ces « T CD8 » chez les contrôleurs du VIH et chez les patients qui progressent vers la maladie.

Grâce à ces recherches, on espère pouvoir repérer des cellules « T CD8 » particulièrement performantes dans le contrôle du virus. D’autre part, il devrait être possible de sélectionner des composants du virus capables d’induire, lors de la vaccination, des réponses « T CD8 » efficaces. Une avancée prometteuse qui pourrait permettre de mieux orienter la recherche vaccinale et l’immunothérapie.

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