Dossiers de presse

Dossier de presse - Mars 2009


Rendons malade... le paludisme

De nombreuses équipes de l’Institut Pasteur se consacrent au paludisme. Outre la recherche vaccinale, plusieurs unités mènent des travaux plus fondamentaux visant à comprendre les interactions entre l’homme, le parasite Plasmodium et son vecteur, le moustique Anophèle. Avec des enjeux majeurs à la clé…


   

3 milliards
de personnes dans le monde sont exposées au risque de paludisme

250 millions
dont un million de décès...
c’est le nombre de cas annuels estimés par l’Organisation mondiale de la santé


Plus de 3 milliards de personnes dans le monde sont exposées au risque de paludisme, désormais bien connu des voyageurs qui se rendent dans les pays tropicaux. 

L’Organisation mondiale de la santé estime à 250 millions le nombre de cas annuels, dont un million de décès.

Les parasites responsables de la maladie deviennent de plus en plus résistants aux traitements existants et aucun vaccin n’est aujourd’hui disponible.

Il est urgent de trouver de nouveaux moyens de lutte contre ce fléau. Pour y parvenir, les chercheurs de l’Institut Pasteur étudient le très complexe parasite Plasmodium et cherchent à décrypter les moindres mécanismes de son cycle tant chez l’homme que chez le moustique vecteur. Chaque avancée peut mettre à jour une parade possible…


Zoom sur… Un parasite suivi à la trace

Grâce à des techniques d’imagerie in vivo, une équipe de l’Institut Pasteur a pu suivre en temps réel le parasite Plasmodium, rendu fluorescent, au cours de son cycle dans un organisme. 

Les chercheurs ont ainsi observé un phénomène insoupçonné : pour échapper au système immunitaire et quitter incognito le foie pour aller coloniser les globules rouges, le parasite utilise une véritable stratégie du cheval de Troie ! Car au lieu de sortir seuls des cellules du foie infectées, les parasites sortent par groupe de plusieurs milliers et cachés à l’intérieur de structures que les chercheurs ont appelées mérosomes. 

Les mérosomes gagnent alors certains vaisseaux du foie pour déboucher dans la circulation sanguine… où les parasites sont libérés. 

La compréhension fine de ce mécanisme pointe de nouvelles cibles thérapeutiques, d’autant plus intéressantes qu’elles se situent avant l’invasion des globules rouges, c’est-à-dire avant le déclenchement de la maladie.

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