Dossiers de presse

Dossier de presse - mars 2009


Rendons malade... le cancer

L’Institut Pasteur fait partie du Cancéropôle Ile-de-France. Plusieurs de ses équipes travaillent sur des agents pathogènes responsables de cancers mais aussi sur certains cancers qui ne sont pas d’origine infectieuse. Les recherches avancent sur des candidats-vaccins thérapeutiques…


   

20%
des cancers
ont une origine infectieuse.

 


Le saviez-vous ? 20% des cancers ont une origine infectieuse : certains cancers de l’estomac déclenchés par la bactérie Helicobacter pylori, cancers du foie conséquences d’infections par les virus des hépatites B ou C, ou cancers du col de l’utérus dus à des papillomavirus…

A l’Institut Pasteur, on cherche à comprendre comment cette bactérie ou ces virus peuvent provoquer des cancers. 

Certaines équipes planchent également sur des vaccins thérapeutiques qui pourraient être utilisés comme traitement d’appoint contre certains cancers, qu’ils soient d’origine infectieuse (cancer du col de l’utérus) ou non (mélanome, cancer du sein,…). Des essais cliniques sont déjà en préparation.


Zoom sur… De futurs vaccins contre les cancers

Des scientifiques de l’Institut Pasteur se sont spécialisés dans la recherche de candidats-vaccins «thérapeutiques» contre les cancers : le concept est de vacciner non pas pour prévenir la maladie, mais pour la traiter. Le principe de cette vaccination thérapeutique est de diriger notre système de défense spécifiquement contre les cellules tumorales. 

Les cellules cancéreuses ne sont pas naturellement reconnues comme des cellules étrangères par l’organisme. Or la vaccination vise à apprendre au système immunitaire du sujet vacciné à reconnaître un «ennemi» et à le détruire. L’idée est donc de vacciner le malade de façon à ce que son système de défense sache identifier les cellules tumorales et les supprimer. De longues recherches sont nécessaires pour mettre au point de tels vaccins, car il faut notamment pour chaque type de cancer, identifier sur les cellules de la tumeur des molécules très spécifiques qui serviront de cibles à la vaccination. De plus, il faut comprendre les mécanismes par lesquelles les cellules tumorales échappent à la reconnaissance par le système immunitaire pour pouvoir mettre au point des traitements efficaces chez les patients. 

Mais, malgré ces difficultés, les chercheurs de l’Institut Pasteur ont accompli d’importantes avancées. Ils progressent sur plusieurs candidats-vaccins thérapeutiques « anti-cancers » dans des modèles expérimentaux, qui devraient faire l’objet d’essais cliniques dans les prochaines années : contre le cancer du col de l’utérus, contre le mélanome et contre le cancer du sein, notamment.


logoIPnew_100x37