Dossiers de presse

Mieux connaître le virus…


Séquençage de souches virales

L’équipe de la plate-forme de Génotypage des pathogènes et Santé publique, co-dirigée par Valérie Caro et Sylvain Brisse, travaille en étroite collaboration avec le Centre National de Référence des Arbovirus, à l’Institut Pasteur (voir page 4), en assurant le séquençage des souches virales reçues par le CNR. Ces travaux visent à mieux caractériser les souches circulantes, à déterminer leur origine et à suivre leur évolution. L’équipe a ainsi pu montré que les souches circulant en 2010 dans l’Océan Indien sont identiques aux souches de 2006.
Le développement d’outils d’analyse et l’expertise acquise par l’équipe lors de l’épisode épidémique de 2005-2006 permettent aujourd’hui une excellente réactivité de la plate-forme pour l’étude des souches virales du chikungunya.


Le rôle central de la plate-forme en 2005-2006

En 2006, face à la menace épidémique de Chikungnya dans l’Océan indien, la plate-forme a été fortement mobilisée, pour le séquençage et l’analyse de souches virales circulant à la Réunion. Ce travail a permis de retracer l’histoire évolutive du virus dans l’Océan Indien, de trouver une substitution génétique qui pourrait être à l’origine d’une adaptation au vecteur de la maladie, Aedes albopictus.


Etude de la structure du virus

L’équipe de Virologie structurale (Institut Pasteur/CNRS URA 3015), dirigée par Félix Rey, se penche sur l’étude de la structure du virus. En collaboration avec le synchrotron SOLEIL et la plateforme de Production des protéines recombinantes de l’Institut Pasteur (CNRS URA 2185), les chercheurs ont élucidé la structure tridimensionnelle des protéines de surface qui recouvrent la particule virale. Ces recherches ont permis de montrer le rôle de ces protéines à la fois dans le mécanisme d’invasion et dans le mécanisme de production de nouveaux virus. La compréhension de ces étapes clés fournit des informations essentielles pour la mise au point de stratégies antivirales, préventives et thérapeutiques.

Les capacités d'adaptation du virus

L’équipe de Marco Vignuzzi, dans le groupe Populations virales et pathogénèse (Institut Pasteur/CNRS URA 3015) étudie les capacités du virus Chikungunya à s’adapter, pour passer, durant son cycle, du moustique à l’homme. Les chercheurs  étudient pour cela les mutations du virus qui sont particulièrement avantageuses –donc davantage sélectionnées au sein des populations virales– selon que le virus se trouve chez l’homme ou chez le moustique. Ces travaux de recherche s’appuient sur des technologies de pointe, pour assurer le génotypage à très haut débit des souches virales.  En identifiant des mutations clés, pour la survie ou la virulence du virus, il pourrait être ainsi possible d’orienter la recherche vaccinale en prenant pour cible ces mutations particulières.


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