L'Institut Pasteur engagé dans la lutte contre le Chikungunya
Fin 2005 : une épidémie de chikungunya fait son apparition dans l’Océan Indien. Devant l’ampleur exceptionnelle de la propagation du virus, une douzaine d’équipes de l’Institut Pasteur à Paris s’engage et lance des recherches sur tous les aspects de l’infection. En 2010, quatre ans après cette flambée épidémique, alors que le chikungunya fait à nouveau parler de lui sur l’Ile de la Réunion, les chercheurs de l’Institut Pasteur n’ont cessé de poursuivre leurs investigations. Des avancées majeures ont pu être obtenues et la mobilisation est toujours de mise.
Les travaux des chercheurs de l’Institut Pasteur ont depuis cinq ans permis la génération d’outils pour le diagnostic viral, le séquençage et l’analyse moléculaire des souches virales isolées dans l’Océan Indien, la caractérisation moléculaire et biologique de ces souches, l’identification des déterminants de leur virulence, une meilleure compréhension de la pathogénie de l’infection virale chez l’homme, l’identification des cellules humaines cibles du virus et des gènes capables de contrôler l’infection, le développement d’un modèle murin de la maladie, et des études de la compétence vectorielle du moustique Aedes albopictus.
Le présent dossier dresse un tour d’horizon de ces axes de recherche.
| Les équipes de l’Institut Pasteur mobilisées sur la recherche contre le Chikungunya |
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