Les recherches sur le sida, une priorité pour l'Institut Pasteur
Aujourd’hui, 30 ans après la découverte du VIH-1 par des chercheurs pasteuriens (voir La découverte du virus du sida en 1983) – découverte récompensée en 2008 par le Prix Nobel de médecine (voir 2008 : deux prix Nobel pour la découverte du sida) – le sida reste un fléau inacceptable qui affecte tout particulièrement les pays et les populations les plus démunis : 34 millions de personnes vivent avec le VIH/sida dans le monde et, en France, on déplore encore plus de 6000 nouvelles contaminations par an. (voir Le sida en chiffres).
Dans ce contexte, les recherches sur le VIH /sida constituent l’un des objectifs majeurs de l’Institut Pasteur à Paris (voir La recherche VIH/sida à l’Institut Pasteur) et du Réseau international des Instituts Pasteur (voir VIH et sida dans le Réseau internationl des Instituts Pasteur), dans les pays les plus affectés par l’épidémie.
À Paris, une dizaine d’équipes sont mobilisées. Les axes de recherches couvrent la majorité des champs d’investigation prioritaires aujourd’hui. Ils concernent notamment l’étude de l’évolution de l’infection, la variabilité du virus, les mécanismes d’entrée et de multiplication du VIH dans les cellules humaines, la transmission du virus, y compris de la mère à l’enfant, et sa régulation, la physiopathologie de l’infection, la réponse immunitaire de l’homme contre le virus, la protection naturelle chez l’homme, et bien sûr les traitements et les candidats vaccins.
Ces travaux sont réalisés dans le cadre d’un partenariat très étroit avec l’Agence Nationale de Recherche sur le sida et les hépatites virales (ANRS).