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Présentation du Musée Pasteur

Le Musée Pasteur, à la fois maison et Musée scientifique, est voué à Louis Pasteur dans le cadre où il a vécu les 7 dernières années de sa vie.

C’est en 1888, que Louis Pasteur fit construire, grâce à une souscription publique internationale, l’Institut dont il rêvait. Après avoir vécu plus de 30 ans à l’Ecole normale supérieure, il s’installe dans le vaste appartement qui lui est attribué dans l’aile sud du bâtiment principal.

Meubles et souvenirs accumulés par les Pasteur tout au long de leur vie sont venus occuper un décor de la fin du siècle. L'ensemble constitue un des meilleurs exemples d'ameublemement bourgeois du 19e siècle, à la fois chargé et délicat, solennel et sentimental.

Après la mort de M. et Mme Vallery -Radot, gendre et fille de Louis Pasteur, leur fils, le professeur Louis Pasteur Vallery-Radot, remettait en 1934 à l’Institut Pasteur tous les meubles et objets qui avaient appartenu à ses grands-parents et qui, entre temps, avaient été soigneusement conservés à Versailles. Il décidait alors de reconstituer l’appartement dans son aménagement primitif.

Le 20 mai 1936, la reconstitution fidèle était terminée. L’appartement que tout prédestinait à devenir un lieu témoin, était de ce fait, transformé en musée. 


Composé d’une dizaine de pièces, de deux galeries reliées par un escalier à la française, il est un témoin de l’art décoratif de la fin du siècle dernier, où styles Louis XIII et Napoléon III se côtoient. Des meubles et des objets rappellent le modeste ménage de Strasbourg, tandis que d’autres, acquis plus tard, témoignent des jours de gloire. Certains ont été offerts par des admirateurs de France ou de l’étranger, tel le vase en malachite monté sur bronze doré, offert par le Prince d’Oldenbourg en souvenir des soins prodigués par Louis Pasteur à des paysans russes mordus par un loup enragé.

Plusieurs objets rappellent de touchantes cérémonies, officielles ou intimes. C’est le cas d’un vase en cristal aux dégradés bruns et roux, exemplaire unique d’une oeuvre signée Emile Gallé. Ce cadeau des élèves de l’Ecole normale supérieure fut offert à Louis Pasteur à l’occasion de son jubilé, en 1892.

Tous ces objets font allusion à telle ou telle page de sa vie ou de son oeuvre. Une série de pastels atteste des dons prometteurs manifestés par le jeune Louis Pasteur, entre 13 et 20 ans, autant qu’elle dévoile un aspect méconnu du chercheur.

Un portrait par Bonnat, commandé par Jacobsen, témoigne de la reconnaissance du brasseur danois Carlsberg pour les découvertes pasteuriennes. Des oeuvres signées J-J. Henner, A. Edelfelt évoquent à la fois l’entourage familial et les relations d’amitié avec ces artistes.

Les souvenirs scientifiques, installés en 1936 dans une pièce de l’appartement, rassemblent tous les matériels et instruments originaux utilisés par Pasteur au cours de ses travaux. Ils permettent de retracer étape par étape toute son oeuvre depuis la cristallographie jusqu’à la découverte du vaccin contre la rage.

Après la mort de Pasteur, le gouvernement français lui réservait le Panthéon. La famille obtint l’autorisation qu’il soit inhumé dans son Institut. Au sous-sol de l’appartement une crypte fut aménagée pour abriter son tombeau.

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Dessin du projet de la crypte où est enterré Louis Pasteur