Conférences grand public partout en France

Les conférences  grand public partout en France

L'Institut Pasteur propose un programme de conférences sur des thèmes correspondant à son histoire et ses activités de recherche. Ces conférences sont données par des pasteuriens, chercheurs ou conférencières et documentalistes du Musée Pasteur.

Si vous souhaitez organiser une conférence grand public dans votre ville, au sein d’une association, dans une école, etc. vous pouvez contacter Marie-Christine Blom-Potar, (01 40 61 37 65).

Les premières conférences débuteront en septembre 2008. Le programme sera ultérieurement publié sur ce site.

Les thèmes actuellement proposés

1. L’œuvre de Louis Pasteur. Annick Perrot, François Rodhain, Maxime Schwartz ou Noël Tordo

Pour beaucoup, Louis Pasteur est l’homme du vaccin contre la rage. En fait, son œuvre est beaucoup plus vaste. Elle étonne par sa continuité, de l’examen des cristaux de tartrate à l’invention des vaccins, en passant par l’étude des fermentations, la réfutation de la génération spontanée et la théorie microbienne des maladies. C’est une oeuvre aux conséquences multiples tant sur la science d’aujourd’hui que dans notre vie quotidienne.
  2. Histoire de l’Institut Pasteur. Annick Perrot, François Rodhain ou Maxime Schwartz.

Créé par Louis Pasteur en 1887 suite au succès rencontré par son vaccin contre la rage, l’Institut Pasteur est resté jusqu’à aujourd’hui l’un des tous premiers centres mondiaux de recherche biomédicale. Son histoire a été marquée par une succession de grandes découvertes, concernant, par exemple, la diphtérie, la peste, la tuberculose, la poliomyélite ou le sida. L’institut a également joué un rôle majeur dans l’émergence de l’immunologie, de la biologie moléculaire, de la biologie du développement et de la neurobiologie moderne.
  3. Le Réseau international des Instituts Pasteur : de la création à aujourd’hui. Françoise Barré Sinoussi, Antoine Gessain, Jean-Paul Moreau, François Rodhain ou Maxime Schwartz

Louis Pasteur n’a guère voyagé hors de France. Pourtant, de son vivant, sa renommée a traversé les océans et une poignée de ses collaborateurs ont jeté les bases de ce qui est devenu le Réseau international des instituts Pasteur, un réseau unique en son genre. Implantés sur les cinq continents, la trentaine d’instituts qui constituent ce réseau oeuvrent localement au bénéfice de la santé publique, participent à la recherche internationale, et jouent un rôle de sentinelle dans la surveillance des maladies infectieuses, dont certaines pourraient devenir épidémiques.
  4. Que fait-on à l’Institut Pasteur en 2008 ? Pascale Cossart, Tony Pugsley, Maxime Schwartz ou Noël Tordo

L’Institut Pasteur, qui est avant tout un centre de recherche sur les maladies infectieuses, s’intéresse aujourd’hui, à des maladies anciennes, comme le paludisme, la tuberculose ou la grippe, ainsi qu’à des maladies émergentes comme le sida ou l’infection par le virus Chikungunya. En outre, il apporte des contributions majeures dans d’autres domaines des sciences de la vie, comme la biologie du développement ou la neurobiologie. Par ailleurs, l’institut œuvre directement au bénéfice de la santé publique, par exemple en hébergeant de nombreux Centres nationaux de référence, et il a une importante activité de formation.
  5. Que sont les maladies émergentes ? D’où viennent-elles ? Arnaud Fontanet, Antoine Gessain, Jean Claude Manuguerra, François Rodhain, Maxime Schwartz ou Noël Tordo.

Alors que beaucoup pensaient que les maladies infectieuses avaient été définitivement vaincues, de nombreuses nouvelles maladies sont apparues depuis une trentaine d’années et certaines ont menacé ou menacent encore aujourd’hui l’humanité toute entière. Sida, Ebola, vache folle, SRAS, grippe aviaire sont les exemples les plus connus. Comment expliquer l’émergence de ces nouvelles maladies ? Comment les combattre ? Doit-on craindre de nouvelles émergences dans le futur ?
  6. Les maladies tropicales ne sont pas uniquement des maladies du voyageur. Catherine Goujon, Robert Ménard, Odile Puijalon ou François Rodhain.

Beaucoup d’Européens ne connaissent des maladies tropicales que celles contre lesquelles il convient de se prémunir lors de voyages touristiques, notamment le paludisme et la fièvre jaune. Or, non seulement elles sont très nombreuses, mais certaines d’entre elles sont très répandues et causent des centaines de milliers, voire de millions de morts chaque année. Quel est exactement leur impact aujourd’hui ? Où en est la recherche à leur sujet ? Peut-on espérer les éradiquer, comme ce fut le cas pour la variole, et peut-être demain pour la poliomyélite ?
  7. Le changement climatique peut-il avoir un impact sur les maladies infectieuses? François Rodhain.

La réalité du changement du climat ne parait guère contestable. Parmi les bouleversements que ce phénomène pourrait entraîner, on évoque des modifications relatives à la transmission des maladies infectieuses. Certains voient déjà les maladies tropicales déferler sur nos pays. Pour beaucoup, l’arrivée du virus West Nile aux États-Unis, du moustique vecteur du Chikungunya en Italie et dans le sud de la France et de la maladie de la langue bleue chez les moutons d’Europe de l’Ouest en sont des signes avant-coureurs. Qu’en est-il réellement ? Que devons-nous redouter ?
  8. Les infections d’origine alimentaire. Pascale Cossart, Marc Lecuit ou François Xavier Weil.

Les infections d’origine alimentaire, très fréquentes dans les pays en voie de développement, restent toujours d’actualité dans nos pays. Les agents infectieux responsables sont le plus souvent des bactéries : salmonelles dans les œufs, dans la viande ou dans les fromages au lait cru, staphylocoques producteurs de toxines dans le lait de bovins ou d’ovins souffrant de mammites, Listeria dans des fromages ou la charcuterie ou bien Campylobacter ou Escherichia coli dans divers produits d’origine animale. Plus rarement, les aliments peuvent être contaminés par des virus ou des parasites. Que sait-on de ces agents infectieux, de l’origine de la contamination et des maladies qu’ils provoquent ?
  9. Vaccins et vaccinations : rêve pasteurien et réalité. Claude Leclerc, Armelle Phalipon, Philippe Sansonetti, Maxime Schwartz ou Frédéric Tangy

Sait-on que le mot " vaccin " vient du latin vacca, la vache ? Pasteur a retenu ce nom en hommage à Jenner qui, sans connaître le rôle des microbes dans les maladies infectieuses, est parvenu, à la fin du XVIIIe siècle, à protéger l’homme contre la variole humaine en lui inoculant la variole de la vache. Si les vaccins modernes doivent beaucoup à Pasteur, ils ont aussi bénéficié d’avancées multiples relevant de la biologie moléculaire et de l’immunologie. Ils ont permis de faire reculer, voire disparaître de nombreuses maladies, mais sont encore loin d’avoir permis de les éradiquer toutes, comme devait le rêver Pasteur.
  10. Pourra-t-on un jour vacciner contre les cancers ? Claude Leclerc

Environ 15 % des cancers ont une origine infectieuse (virus des hépatites B et C et cancers du foie, papillomavirus et cancers génitaux, etc.). Dans ces cas, une vaccination préventive contre les agents infectieux responsables protège en même temps contre les cancers correspondants. Une autre approche, qui pourrait concerner tous les types de cancers, vise à identifier des motifs spécifiques présents sur les cellules cancéreuses et à apprendre au système immunitaire à détruire ces dernières. Il s’agirait ici d’une « vaccination thérapeutique » chez des patients déjà atteints, pour éviter l’extension de la tumeur, voire permettre sa régression.
  11. « Les antibiotiques, c’est pas automatique ». Patrice Courvalin, Didier Guillemot, Olivier Lortholary, Didier Mazel ou Claire Poyard

Depuis leur découverte, dans les années 1930-1940, les antibiotiques, ces « balles magiques » contre les infections bactériennes, ont été utilisés massivement, à, titre thérapeutique ou préventif, en médecine humaine et vétérinaire. Cela a conduit, malheureusement, à l’émergence et la sélection de mutants résistants parmi les pathogènes humains ; ce qui rend de plus en plus difficile le traitement de nombreuses maladies, comme la tuberculose, les pneumonies et diverses infections nosocomiales. Quels sont les mécanismes de cette résistance ? À quel point est-elle répandue ? Quels sont les espoirs d’échapper à ses conséquences ?
  12. Microbes : amis ou ennemis. Pascale Cossart, Patrick Forterre, Jean Marc Ghigo, Tony Pugsley ou Philippe Sansonetti

Le mot « microbes », évoque d’abord les agents infectieux, alors qu’en fait il désigne l’ensemble des microorganismes, dont seule une infime minorité est responsable d’infections. La grande majorité des microbes jouent des rôles majeurs dans l’économie générale de la nature. Certains, comme ceux situés sur notre peau ou dans notre intestin, contribuent très directement à nous maintenir en bonne santé. D’autres enfin sont domestiqués par l’homme, par exemple dans la fabrication du pain, de yaourts et fromages ou de boissons alcoolisées. Le champ d’application de cette « domestication » pourrait encore s’accroître grâce au génie génétique.
  13. La diversité de notre génome et notre relation aux maladies infectieuses. Lluis Quintana Murci

La variabilité du génome joue un rôle prépondérant mais encore mal compris dans l’étiologie des maladies infectieuses. L’influence des gènes humains sur la prédisposition aux infections doit donc être étudiée de façon approfondie, et ce selon plusieurs perspectives incluant l’individu, les populations et l’environnement. Cette étude permet de mieux comprendre comment l’évolution de ces gènes a été influencée par la lutte contre les pathogènes. Elle nous permet également d’identifier plus directement les gènes qui ont joué un rôle essentiel dans la résistance de l’homme à certaines infections, notamment ceux qui sont impliqués dans la réponse immunitaire.
  14. Surdités héréditaires : que révèlent les gènes ? Quelles nouvelles avancées médicales escompter ? Christine Petit

Les surdités sont le plus souvent dues à des atteintes de l’organe sensoriel auditif. En quelques années, les recherches menées ont, d’une part, révélé la contribution considérable de l’hérédité à l’étiologie des surdités précoces, transformé le conseil génétique concernant ce handicap, éclairé certaines indications thérapeutiques et, d’autre part, conjointement ouvert la voie à la compréhension du fonctionnement moléculaire de l’organe sensoriel auditif. Aujourd’hui, élucider les causes des surdités tardives, prévenir ou freiner leur développement sont les nouveaux défis de ce champ de recherche.
   15. Gènes, langage, autisme. Thomas Bourgeron

Les gènes du langage existent-ils? Nos capacités à communiquer sont-elles influencées par les gènes? Plusieurs études portant sur l’autisme apportent un nouvel éclairage sur ces questions. L’autisme affecte environ un enfant sur 200 et est caractérisé par des déficits de la communication. Les gènes impliqués dans ce syndrome codent des protéines intervenant dans la formation des contacts entre les neurones (synapses) et dans l’équilibre entre les courants excitateurs et inhibiteurs dans le cerveau. Ces résultats ouvrent de nouvelles pistes d’une part pour comprendre les origines biologiques de ce syndrome complexe et d’autre part pour chercher de nouveaux traitements fondés sur cette connaissance.
   16. Pourra t’on un jour réparer le cerveau. Pierre Marie Lledo

Des cellules neurales particulières ont été caractérisées récemment dans le système nerveux central des rongeurs et de l’homme adulte. Baptisées « cellules souches », elles peuvent, dans certaines conditions, générer tous les types cellulaires majeurs du système nerveux. Cette découverte pose la question de leur rôle dans le fonctionnement normal du cerveau. Elle ouvre également des perspectives thérapeutiques, en offrant des solutions originales pour la réparation du système nerveux lésé ou atteint de pathologies caractérisées par la perte de neurones. Cela concerne plus particulièrement des affections neurologiques comme la sclérose en plaques, l’ischémie cérébrale ou la maladie de Parkinson.
   17. Cellules souches : quelles applications en médecine. ? Charles Babinet, Ana Cumano, Didier Montarras ou Shahragim Tajbakhsh

Les cellules souches, que l’on trouve chez l’embryon mais aussi chez l’adulte, ont théoriquement la capacité de permettre la régénération de tissus détruits ou altérés. De ce fait, elles présentent un grand intérêt, aussi bien fondamental qu’appliqué. Cependant, leur étude provoque parfois des débats passionnés où vérités scientifiques et convictions se mêlent parfois au risque de se confondre. D’où l’importance de faire le point sur la recherche dans ce domaine. Sur les méthodes permettant l’isolement et l’identification de ces cellules et la définition de leurs potentialités selon leur origine. Mais aussi sur leur utilisation possible pour la thérapie cellulaire.
   18. Les nouvelles conceptions de l’origine de la vie. Patrick Forterre

On rapportera les hypothèses actuelles sur l’origine des microbes, qui ont régné seuls sur notre planète pendant plus de deux milliards d’années. Certains d’entre eux peuvent coloniser des sites auparavant considérés comme impropres la vie, comme des sources chaudes sous-marines où la température est supérieure à 110°C. Par ailleurs, les microbiologistes ont mis en évidence un nouveau type de microbes, les archées, très proches de nous sur le plan moléculaire et qui ont conduit à des découvertes importantes en biologie humaine. Ces recherches ont aussi débouché sur l’isolement d’enzymes thermostables maintenant largement utilisées tant en biologie que pour le diagnostic médical.
 
19. Sida : où en sommes-nous ? Françoise Barré Sinoussi, Olivier Schwartz ou Frédéric Tangy


Le virus du Sida (VIH) a été identifié il y a exactement 25 ans à l’Institut Pasteur. Depuis 25 ans, l’épidémie s’est répandue sur tous les continents, et il y a aujourd’hui plus de 35 millions de personnes vivant avec le VIH. Des progrès scientifiques majeurs ont été accomplis, et l’on comprend maintenant de mieux en mieux comment le virus se multiplie et pourquoi il provoque le Sida. Des médicaments efficaces existent, et sont disponibles, surtout dans les pays riches.
Malheureusement, il n’y a pas encore de vaccin protégeant contre l’infection, mais différentes approches de vaccination ou de prévention sont en cours d’étude.
   20. Nouveaux enjeux, nouvelles technologies en biologie fondamentale. Benoît Arcangioli, Pascale Cossart, Philippe Glaser, Robert Ménard ou Félix Rey

La biologie profite aujourd’hui de techniques qui lui sont propres ainsi que d’avancées technologiques en imagerie, en informatique et aussi en physique et en chimie. Analyser le génome d’un virus, d’une bactérie ou d’organismes plus complexes, déterminer la structure atomique d’un virus entier, ne sont plus des obstacles. Le stockage informatique de toutes les données permet leur analyse systématique. Comprendre le fonctionnement d’un organisme vivant de façon globale et en temps réel lors de son développement, dans un état normal ou pathologique (lors de maladies d’origine génétique ou infectieuse) devient possible. La biologie n’est plus uniquement réductionniste et sera de plus en plus intégrative.
   21. Le cerveau a-t-il un sexe ? Catherine Vidal

Les femmes sont-elles « naturellement » douées pour le langage et les hommes bons en maths? Nos aptitudes et nos personnalités seraient-elles figées dans le cerveau depuis la naissance? Les recherches récentes montrent au contraire que, grâce à ses formidables propriétés de « plasticité », le cerveau fabrique sans cesse des nouveaux circuits de neurones en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue. Cette conférence traitera des apports des neurosciences pour comprendre le rôle de la biologie et de l’environnement socio-culturel dans la construction de nos identités d’hommes et de femmes.