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Conférences "Grand Public" à la demande

Partout en France

L’Institut Pasteur propose une liste des conférences aux Universités du Temps Libre et autres organismes culturels. 

Vous y trouverez :
- des thèmes scientifiques abordant quelques unes des grandes questions actuelles de santé publique,
- des thèmes abordant plus particulièrement l’œuvre de Louis Pasteur et les activités de l’Institut Pasteur

Toute conférence susceptible de vous intéresser pourra être présentée dans votre université ou votre organisme à une date de votre choix, sous réserve de la disponibilité des conférenciers (pasteuriens chercheurs ou conférenciers du Musée Pasteur).

Les thèmes actuellement proposés (2009-2010)

1. L’œuvre méconnue de Louis Pasteur

Pour beaucoup, Louis Pasteur est l’homme du vaccin contre la rage. En fait, son œuvre est beaucoup plus vaste. Elle frappe par sa continuité, de l’examen des cristaux de tartrate à l’invention des vaccins, en passant par l’étude des fermentations, la réfutation de la génération spontanée et la théorie microbienne des maladies. C’est une oeuvre aux conséquences multiples tant sur la science d’aujourd’hui que dans notre vie quotidienne.


2. L’Institut Pasteur, de la rage au Chikungunya

Créé par Louis Pasteur en 1887 suite au succès rencontré par son vaccin contre la rage, l’Institut Pasteur est resté jusqu’à aujourd’hui l’un des tous premiers centres mondiaux de recherche biomédicale. Son histoire a été marquée par une succession de grandes découvertes, concernant, par exemple, la diphtérie, la peste, la tuberculose, la poliomyélite ou le sida. L’institut a également joué un rôle majeur dans l’émergence de l’immunologie, de la biologie moléculaire, de la biologie du développement et de la neurobiologie moderne.


3. Que fait-on à l’Institut Pasteur aujourd’hui ?

L’Institut Pasteur, qui est avant tout un centre de recherche sur les maladies infectieuses, s’intéresse aujourd’hui à des maladies anciennes, comme le paludisme, la tuberculose ou la grippe, ainsi qu’à des maladies émergentes comme le sida ou l’infection par le virus Chikungunya. En outre, il apporte des contributions majeures dans d’autres domaines des sciences de la vie, comme la biologie du développement ou la neurobiologie. Par ailleurs, l’institut œuvre directement au bénéfice de la santé publique, par exemple en hébergeant de nombreux Centres nationaux de référence, et il a une importante activité de formation.


4. Microbes : amis ou ennemis.

Le mot « microbes », évoque d’abord les agents infectieux, alors qu’en fait il désigne l’ensemble des microorganismes, dont seule une infime minorité est responsable d’infections. La grande majorité des microbes jouent des rôles majeurs dans l’économie générale de la nature. Certains, comme ceux situés sur notre peau ou dans notre intestin, contribuent très directement à nous maintenir en bonne santé. D’autres enfin sont domestiqués par l’homme, par exemple dans la fabrication du pain, de yaourts et fromages ou de boissons alcoolisées. Le champ d’application de cette « domestication » pourrait encore s’accroître grâce au génie génétique.


5. L’hygiène, principale contribution de Pasteur à la santé de l’humanité.

En mettant en lumière le rôle des microorganismes, Pasteur n’a pas seulement rénové la médecine, il a aussi éclairci le mystère de la contagion, indiqué les moyens de l’éviter et, par cela même, jeté les bases de l’hygiène moderne. Alors que les maladies infectieuses sont actuellement en recrudescence, l’hygiène demeure au premier plan des préoccupations de santé publique.


6. Les infections d’origine alimentaire.

Les infections d’origine alimentaire, très fréquentes dans les pays en voie de développement, restent toujours d’actualité dans nos pays. Les agents infectieux responsables sont le plus souvent des bactéries : salmonelles dans les œufs, dans la viande ou dans les fromages au lait cru, staphylocoques producteurs de toxines dans le lait de bovins ou d’ovins souffrant de mammites, Listeria dans des fromages ou la charcuterie ou bien Campylobacter ou Escherichia coli dans divers produits d’origine animale. Plus rarement, les aliments peuvent être contaminés par des virus ou des parasites. Que sait-on de ces agents infectieux, de l’origine de la contamination et des maladies qu’ils provoquent ?


7. Pasteur, sauveur du vin français et créateur de l’oenologie moderne.


Louis Pasteur a sauvé le vin français, le saviez-vous ? A partir de ses travaux, la vinification, longtemps empirique, est devenue plus scientifique. Il découvrit les mécanismes de la fermentation, il mit en évidence les microorganismes à l’origine des maladies du vin et enfin, pour les détruire, il inventa la pasteurisation.


8. Que sont les maladies émergentes ? D’où viennent-elles ?

Alors que beaucoup pensaient que les maladies infectieuses avaient été définitivement vaincues, de nombreuses nouvelles maladies sont apparues depuis une trentaine d’années et certaines ont menacé ou menacent encore aujourd’hui l’humanité toute entière. Sida, Ebola, vache folle, SRAS, grippe aviaire sont les exemples les plus connus. Comment expliquer l’émergence de ces nouvelles maladies ? Comment les combattre ? Doit-on craindre de nouvelles émergences dans le futur ? Autant de questions que chacun se pose et qui sont abordées dans cette conférence.


9. Quand les maladies sont transmises par les insectes.


Nombre des maladies infectieuses et parasitaires constituant des problèmes majeurs de santé publique, notamment mais pas seulement dans les pays tropicaux, telles que paludisme, maladie du sommeil, peste, typhus, leishmanioses, fièvre jaune ou maladie de Lyme, sont transmises par des insectes (ou des acariens). Quelles sont les relations entre l’homme, les insectes et les agents infectieux ? Quels sont les mécanismes de ce mode de transmission? Comment évoluent ces systèmes biologiques dans un monde soumis à des changements climatiques, à des bouleversements écologiques et à la mondialisation des échanges? De quels moyens disposons-nous pour faire face aux problèmes sanitaires qui en résultent ?


10. Sida : où en sommes-nous ?


Le virus du Sida (VIH) a été identifié il y a 25 ans à l’Institut Pasteur. Depuis 25 ans, l’épidémie s’est répandue sur tous les continents, et aujourd’hui plus de 35 millions de personnes vivent avec le VIH. Des progrès scientifiques majeurs ont été accomplis, et l’on comprend maintenant de mieux en mieux comment le virus se multiplie et pourquoi il provoque le Sida. Des médicaments efficaces existent, et sont disponibles, surtout dans les pays riches. Malheureusement, il n’y a pas encore de vaccin protégeant contre l’infection, mais différentes approches de vaccination ou de prévention sont en cours d’étude.


11. Comment les vaches sont devenues folles.


Lorsqu’on cherche à comprendre les origines de la crise de la vache folle, on découvre une enquête quasi-policière. Commencée avec l’identification de la tremblante du mouton au XVIIIe siècle, cette enquête s’est poursuivie, vers 1920, par la caractérisation de la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l’homme puis, vers 1960, par l’étude d’un mal étrange affectant une tribu de cannibales en Nouvelle-Guinée. Il s’agissait en fait toujours d’un même mal, causé par un agent infectieux aux propriétés extraordinaires. Et c’est ce même mal qui s’est répandu chez les bovins britanniques durant les années 1980, et qui, à partir de ceux-ci, a infecté l’homme, y provoquant une nouvelle forme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.


12. Vaccins et vaccinations : rêve pasteurien et réalité.

Sait-on que le mot « vaccin » vient du latin vacca, la vache ? Pasteur a retenu ce nom en hommage à Jenner qui, sans connaître le rôle des microbes dans les maladies infectieuses, est parvenu, à la fin du XVIIIe siècle, à protéger l’homme contre la variole humaine en lui inoculant la variole de la vache. Si les vaccins modernes doivent beaucoup à Pasteur, ils ont aussi bénéficié d’avancées multiples relevant de la biologie moléculaire et de l’immunologie. Ils ont permis de faire reculer, voire disparaître de nombreuses maladies, mais sont encore loin d’avoir permis de les éradiquer toutes, comme devait le rêver Pasteur.


13. Pourra-t-on un jour vacciner contre les cancers ?


Environ 15 % des cancers ont une origine infectieuse (virus des hépatites B et C et cancers du foie, papillomavirus et cancers génitaux, etc.). Dans ces cas, une vaccination préventive contre les agents infectieux responsables protège en même temps contre les cancers correspondants. Une autre approche, qui pourrait concerner tous les types de cancers, vise à identifier des motifs spécifiques présents sur les cellules cancéreuses et à apprendre au système immunitaire à détruire ces dernières. Il s’agirait ici d’une « vaccination thérapeutique » chez des patients déjà atteints, pour éviter l’extension de la tumeur, voire permettre sa régression.


14. « Les antibiotiques, c’est pas automatique ».

Depuis leur découverte, dans les années 1930-1940, les antibiotiques, ces « balles magiques » contre les infections bactériennes, ont été utilisés massivement, à, titre thérapeutique ou préventif, en médecine humaine et vétérinaire. Cela a conduit, malheureusement, à l’émergence et la sélection de mutants résistants parmi les pathogènes humains ; ce qui rend de plus en plus difficile le traitement de nombreuses maladies, comme la tuberculose, les pneumonies et diverses infections nosocomiales. Quels sont les mécanismes de cette résistance ? À quel point est-elle répandue ? Quels sont les espoirs d’échapper à ses conséquences ?


15. Cellules souches : quelles applications en médecine. ?


Les cellules souches, que l’on trouve chez l’embryon mais aussi chez l’adulte, ont théoriquement la capacité de permettre la régénération de tissus détruits ou altérés. De ce fait, elles présentent un grand intérêt, aussi bien fondamental qu’appliqué. Cependant, leur étude provoque parfois des débats passionnés où vérités scientifiques et convictions se mêlent parfois au risque de se confondre. D’où l’importance de faire le point sur la recherche dans ce domaine. Sur les méthodes permettant l’isolement et l’identification de ces cellules et la définition de leurs potentialités selon leur origine. Mais aussi sur leur utilisation possible pour la thérapie cellulaire.