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Repères chronologiques
Serge Winogradsky (1856-1953)
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Biologiste français d'origine russe né à Kiev (Ukraine, Russie), le 01/09/1856. Son père est haut fonctionnaire et terminera sa carrière comme directeur d'une des banques de la ville.
Etudes secondaires au Gymnase de Kiev.
1873-1877 S'inscrit à la faculté de droit de l'université de Kiev qu'il abandonne bientôt pour la faculté de sciences de la même ville où il reste deux années. Entre enfin au Conservatoire impérial de Saint-Pétersbourg dans la classe de piano de Leshetitsky. Après le départ de son maître pour Vienne, il quitte le conservatoire.
1877 Regagne la Faculté des sciences de Saint-Pétersbourg pour suivre l'enseignement du botaniste Famintzin.
1879 Epouse Mlle Zinaida Alexandrovna Tichotzkaia avec laquelle il aura quatre filles.
1884 Quitte l'université avec un diplôme de docteur en sciences (botanique) et séjourne quelque temps en Crimée où il installe un petit laboratoire à son domicile pour y continuer ses recherches sur la morphologie des microorganismes.
1885-1888 Quitte la Russie où le climat politique instauré par Alexandre III est peu propice aux recherches, pour entrer dans le laboratoire de botanique de l'université de Strasbourg, dirigé par le mycologue A. De Bary. Il y étudie les bactéries autotrophes, en particulier celles des eaux sulfureuses. Elucide le rôle des granules de soufre colloïdal dont les cellules de ces bactéries sont souvent bondées, en montrant que le soufre provient de l'oxydation de l'hydrogène sulfurée qui tient lieu de source d'énergie. Cette transformation chimique apparaît comme l'équivalent énergétique de l'acte respiratoire.
1888-1891 A la mort de Du Bary, retourne quelques mois en Russie, puis rejoint l'Université de Zurich où il poursuit ses travaux sur les bactéries autotrophes et celles des eaux ferrugineuses, puis étudie la nitrification. Démontre que le groupe des bactéries nitrifiantes assimile l'acide carbonique par chimiosynthèse, mécanisme physiologique comparable à l'assimilation chlorophyllienne par photosynthèse.
1890-1891 Publie dans les Annales de l'Institut Pasteur, une série de mémoires sur les bactéries sulfureuses, la nitrification et le pléomorphisme bactérien. Reçoit la visite de E. Metchnikoff qui vient, au nom de Louis Pasteur, lui proposer d'entrer à l'Institut Pasteur comme chef de service. En mars 1891, se rend lui-même à Paris pour rencontrer Pasteur.
1891 Désireux de retourner en Russie, où il vient d'hériter d'une propriété familiale, décline l'offre de Pasteur pour accepter la place de chef de la section de microbiologie générale à l'Institut impérial de médecine expérimentale de Saint-Pétersbourg, nouvellement créé sur l'initiative du Prince A. d'Oldenbourg. V. A. Fribes et V. L. Omeliansky sont ses deux assistants.
1903-1905 Prend la direction de l'Institut impérial de médecine expérimentale de Saint-Pétersbourg, est élu président de la Société de microbiologie et devient membre du Conseil médical de l'Empire. Etudie la fixation de l'azote atmosphérique et son agent anaérobie (Clostridium pastorianum).
1902 Devient membre correspondant de l'Académie des sciences, Paris.
1904 A la demande du Prince A. d'Oldenbourg, qui souhaite établir en Russie un laboratoire de lutte contre la peste, se rend en mission à l'Institut Pasteur de Paris, où E. Roux lui remet les cultures et le matériel nécessaire à la fabrication de sérum. De retour en Russie, dirige la production de sérum dans le laboratoire que le prince a établi dans le fort Alexandre I, près de Cronstadt.
1905-1914 Les difficultés financières, conséquences de la guerre russo-japonaise, le pousse à abandonner sa carrière scientifique pour se retirer à Gorodok dans la région de Podolie (Ukraine), où il se consacre à l'exploitation des terres de la propriété familiale et à la musique.
1914-1917 Alors que ses filles se sont engagées comme infirmières, s'attache à améliorer la production agricole de son exploitation de Gorodok pour fournir en nourriture et en chevaux l'Armée russe.
1920 La guerre civile qui suit la révolution russe le force à se réfugier en Suisse. Il accepte ensuite une place de professeur à la faculté des sciences agronomiques de Belgrade.
1922 Répondant à l'invitation de Roux, il rejoint l'Institut Pasteur et investit la nouvelle filiale de Brie-Comte-Robert, consacrée à l'étude de la microbiologie du sol.
1925-1941 Entreprend la rédaction d'une série de 10 mémoires, publiés dans les Annales de l'Institut Pasteur, sur la microbiologie du sol, appliquant la méthode originale des gels de silice à l'étude de la microflore du sol. Fait apparaître l'intérêt de l'étude écologique des microbes du sol dans leur milieu naturel complexe, poursuit des recherches sur les fixateurs de l'azote atmosphérique, symbiotiques et non symbiotiques, sur le pouvoir fixateur des terres, la dégradation de la cellulose et la synthèse de l'ammoniaque par les Azotobacter.
1929 Devient membre honoraire de la Société de biologie.
1949 Selman A. Waksman publie ses oeuvres, avec l'appui de la Fondation Rockefeller.
1952 Dans un dernier travail, publié par les Annales de l'Institut Pasteur, il tente de combattre les excès de certaines nomenclatures bactériennes.
24/02/1953 Décès à l'Institut Pasteur de Brie-Comte-Robert.

Publications en collaboration avec : Omeliansky, H. Winogradsky.

Référence biblio. :
- Waksman (Selman A.), Sergei N. Winogradsky - His life and work, Rutgers University, New Jersey, 150 p., 1953.
- s.a., "Serge Winogradsky (1856-1953)", Annales de l'Institut Pasteur, t. 84, 1953, p. 667.

Service des Archives de l'Institut Pasteur