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Repères chronologiques
Etienne Wasserzug (1860-1888)
fonds d'archives
 

Biologiste français d'origine polonaise né le 08/01/1860 à Motule (Russie, aujourd'hui Pologne). Son père est médecin.
1863-1870 Après l'écrasement de l'insurrection polonaise contre la Russie, son père, condamné à mort, parvient à s'enfuir avec un seul de ses enfants, Etienne, et se réfugie à Neuchâtel (Suisse), puis à Lons-le-Saunier (Jura, France). La famille est dispersée, Etienne ne reverra jamais plus sa mère, son frère et sa soeur.
1870-1871 Lors du conflit avec la Prusse, son père s'engage comme médecin militaire dans l'Armée française. Après la guerre, déçu par l'attitude de l'administration française, il confie son fils à une femme qu'il avait guérie d'une maladie grave et part pour l'Amérique.
1875 Et. Wasserzug entre dans une étude d'avoués.
1877-1879 Se rend à Budapest (Hongrie), où il a accepté un poste de précepteur auprès d'une riche famille hongroise.
1879-1880 De retour en France, il est maître d'études au lycée de Besançon (Doubs), puis au collège de Salins (Jura). Il passe son baccalauréat ès lettres et prépare le concours de l'Ecole normale supérieure.
1881 Entre comme boursier au Lycée Saint-Louis, Paris.
1882 Passe son baccalauréat ès sciences et réussit le concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure, Paris.
1883 Obtient sa naturalisation française. Entre dans la section d'histoire naturelle de l'Ecole normale supérieure.
1885-1888 Entre, comme agrégé préparateur, au laboratoire de L. Pasteur, à l'Ecole normale supérieure. Il y mène des travaux sur la production de l'invertine chez quelques champignons microscopiques, sur la formation de matière colorante chez le bacille pyocianique, sur la morphologie et la physiologie des bactéries et des champignons microscopiques. Parlant couramment plusieurs langues latines, anglo-saxones, ou slaves, il reçoit au laboratoire de la rue d'Ulm, puis de la rue Vauquelin, les chercheurs et les malades étrangers venus étudier ou suivre le traitement antirabique, appliqué par les docteurs J.-J. Grancher, A. Chantemesse et Charrin.
03/1888 Meurt à Paris d'une scarlatine, veillé par A. Yersin qui lui ferme les yeux. L. Pasteur prononce un discours lors de ses obsèques.

Références biblio. : Etienne Wasserzug (1860-1888) Notice biographique et travaux scientifiques , Sceaux, Imp. Charaire et Fils, 1889, 75 p.

Service des Archives de l'Institut Pasteur