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Repères chronologiques
Paul-Louis Simond (1858-1947)
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Médecin et biologiste français né à Beaufort-sur-Gervanne (Drôme, France), le 30/07/1858. Son père est pasteur de l'Eglise réformée.
Etudes secondaires au lycée de Tournon.
1878-1882 Préparateur d'histoire naturelle à la Faculté de médecine et de pharmacie de Bordeaux.
1882 Passe le concours de Médecine navale.
1882-1886 Nommé directeur de la léproserie de l'Acarouani, proche de Saint-Laurent-du-Maroni. Durant ce séjour, il contracte une forme atténuée de la fièvre jaune.
1885 Organise les secours des naufragés de la goëlette le Saint-Paul, acte pour lequel il reçoit le témoignage officiel de reconnaissance du gouverneur de la Guyane française.
1886 Rentré à Bordeaux, il achève ses études de médecine.
1887 Soutient sa thèse de doctorat en médecine sur la lèpre, travail pour lequel il obtient le prix Godard des thèses de l'Académie de médecine.
1890-1894 Nommé médecin de 2e classe de la Marine, il est désigné pour servir en Extrême-Orient. Il participe à la lutte contre la variole par des campagnes de vaccination qui lui valent la médaille d'or de la vaccine, mène des recherches océanographiques dans le golfe du Tonkin, et fait partie d'une mission de délimitation des frontières sino-indochinoises, dirigée par Gallieni. Alors qu'il est en poste en Chine, à Long-Tcheou, il rédige une série de Notes d'histoire naturelle et médicales, publiées dans les Archives de Médecine navale , en 1895.
11/1895-01/1896 Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, où il se lie d'amitié avec A. Calmette et F. Mesnil.
1896-1897 Entre au laboratoire de E. Metchnikoff à l'Institut Pasteur. Ses recherches portent sur les coccidies : il démontre la parenté qui réunit ce groupe de protozoaires aux hématozoaires du paludisme et décrit le début de leur cycle sporogonique. Travaux qui font écrire à A. Laveran dans son traité du paludisme (1907) : Simond a montré que le stade à flagelles existe chez les coccidies et il a émis le premier l'opinion que les flagelles étaient des éléments mâles destinés à féconder des éléments femelles . Il a ainsi contribué à vérifier l'exactitude de la théorie du dimorphisme évolutif des coccidies émise par R. Pfeiffer et à la démontrer expérimentalement pour toutes les coccidies... étudiées .
1897-1898 Envoyé aux Indes anglaises par l'Institut Pasteur, il continue la campagne de vaccination antipesteuse commencée par A. Yersin. En fin d'année 1897, surmené, épuisé, il est victime du paludisme et doit se reposer à Agra. Il est rappelé d'urgence à Karachi, en février, où sévit une recrudescence de la peste. En marge de l'application de la sérothérapie antipesteuse aux victimes de l'épidémie, il a l'intuition que la peste peut être transmise par un insecte, et poursuit des recherches dans ce sens. Elles aboutissent, le 2 juin 1898, par une expérience où il met en évidence la transmission de la peste par la puce du rat au rat et par déduction du rat à l'homme.
1898 E. Roux fait publier le mémoire de P.-L. Simond sur La propagation de la peste dans les Annales de l'Institut Pasteur , travail récompensé par le prix Barbier de l'Académie de médecine.
1898-1901 Nommé directeur de l'Institut Pasteur de Saigon, il s'attache particulièrement à réorganiser le service de la vaccine. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur.
07/1901 Epouse Mlle Marguerite Laroue, au Mazet-Saint-Voy (Haute-Loire).
1901-1905 Participe, avec E. Marchoux et A. Salimbeni, à la mission d'étude de la fièvre jaune au Brésil, organisée par l'Institut Pasteur. Après avoir confirmé les premières découvertes faites par la commission militaire américaine, à la Havane, à savoir que le virus de la fièvre amarile existe dans le sang des malades et qu'il est transmis à l'homme sain par l'intermédiaire d'un moustique Stegomia fasciata , reconnu comme le seul vecteur de la maladie, les trois chercheurs orientent la prophylaxie vers la destruction de cet insecte. Ils constatent aussi les possibilités d'immunisation des individus par le sérum de malades chauffé quelques minutes à 55 et par le sérum de convalescent.
1906-1910 Nommé professeur à l'Ecole d'application du service de santé des Troupes coloniales, à Marseille.
1907 Participe, aux côtés de E. Marchoux, F. Noc, Et. Sergent et Ed. Sergent, à la rédaction du tome Hygiène coloniale du Traité d'hygiène de Brouardel et Mosny.
1908 Membre fondateur de la Société de pathologie exotique (SPE).
1908-1909 Participe à la mission d'étude de la fièvre jaune en Martinique avec P. Aubert et F. Noc.
1911-1913 Nommé directeur de l'Institut impérial de bactériologie de Constantinople (IBC), en remplacement de P. Remlinger. L. Pasteur Vallery-Radot est l'un de ses collaborateurs. Il s'attache à la préparation de vaccin antityphique et doit faire face à une épidémie de choléra.
1913 Devient membre correspondant de la Société de biologie et membre du comité technique de santé au ministère de la Guerre.
1914 Elu membre correspondant pour la division d'anatomie et physiologie de l'Académie de médecine.
1914-1917 Nommé directeur du Service de santé des troupes du groupe de l'Indochine et inspecteur des Services sanitaires et médicaux de l'Indochine. En marge de ses charges officielles, il se passionne pour l'étude des orchidées d'Indochine. Il fait exécuter par un artiste indochinois, 226 aquarelles d'espèces d'orchidées différentes qu'il accompagne de descriptions précises permettant leur identification. Il fera don de cette collection au Muséum d'histoire naturelle, en 1947.
1917 Entré en conflit avec les autorités militaires, il demande à être muté sur le front français. Après le refus de l'armée, il quitte les Troupes coloniales avec le grade de médecin général inspecteur.
1919-1924 Adjoint au maire de Valence, il participe à la création de la pouponnière valentinoise et du dispensaire antituberculeux de la Ville.
1919-1947 Acteur de la santé publique du département de la Drôme, il est membre du Conseil départemental d'hygiène sociale et président du Comité départemental pour la défense contre la tuberculose (CNDT).
18/03/1947 Décès à Valence (Drôme). R. Dujarric de la Rivière prononce son éloge à l'Académie de médecine.

Publications en collaboration avec : Arlo, P. Aubert, M. Blanchard, P. Brun, Grimaud, E. Marchoux, F. Noc, Pasteur Vallery-Radot, A. Salimbeni, Thibault, A. Yersin.

Références biblio. :
- Simond (Marc), Un pastorien discret - La vie de Paul-Louis Simond , Imp. Bastianelli-Guirimand, Grenoble, 15 p., 05/1994.
- Voelckel (Jacques), La vie et l'oeuvre de P.-L. Simond (1858-1947), Médecine Tropicale , 29, pp. 429-441, 1969.
- Crawford (Edward A.), Paul-Louis Simond and his work on plague, Perspectives in Biology and Medicine , vol. 39, n 3, Chicago, 1996.

Service des Archives de l'Institut Pasteur