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Repères chronologiques
Raymond Sabouraud (1864-1938)
fonds d'archives
 

Médecin dermatologue français, né à Nantes (Loire-Atlantique, France), le 24/11/1864. Son père est peintre.
Etudes secondaires à Nantes, Paris, puis Angers.
1883 Se rend à Paris pour effectuer son certificat préparatoire aux études de médecine PCN (Physique Chimie Sciences naturelles).
1884 Stagiaire dans le service de B. Ball à l'Hôpital Laënnec.
1885 Accomplit à Lille son volontariat militaire, puis fréquente, à l'Hôpital Saint-Louis (Paris), le service de chirurgie de Le Dentu.
1887 Entre à l'Hôpital Cochin (Paris) chez Dujardin-Beaumetz qui a fait intaller un laboratoire de chimie et de microbiologie dans son service.
1889 Débute une oeuvre de sculpteur.
1890 Nommé interne en même temps que P. Debert et V. Morax, il entre chez Kirmisson à l'Hôpital des Enfants-Assistés. Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur.
1891 Entre dans le service de Trapet à l'Hôpital Saint-Antoine où, encouragé par E. Roux, il se fait installer un modeste laboratoire de bactériologie. Il y cherche pendant des mois, sans résultat, le microbe supposé de la syphilis.
1892-1894 Entre comme interne dans le service du dermatologue Besnier qui le convainc d'entreprendre l'étude des teignes. Il applique les méthodes pasteuriennes à ses recherches : observations détaillées, examens microscopiques des cheveux malades et des squames, constitution d'une collection de préparations permanentes, culture systématique de chaque cas et conservation des cultures vivantes. Il met au point les milieux de culture standards, connus sous le nom de milieux de Sabouraud , qui lui permettent de différencier les deux types de teignes tondante infantile, l'une à petites spores (microsporie), l'autre à grosses spores (trichophytie). La multiplicité des cultures obtenues, lui enseigne que ces deux types ne correspondent pas chacun à une espèce mycologique unique, comme nombre de dermatologistes le croient alors, mais à des groupes d'espèces, ce qui lui permet d'établir la pluralité des trichophytons.
02/1893-1894 Expose les résultats de ses travaux devant la Société de dermatologie en présentant deux cents tubes de culture, correspondant à une cinquantaine d'espèces.
1893-1894 Se rend, à la demande du directeur de l'Assistance publique, en mission à l'Hôpital de Berk, pour juguler une épidémie de teigne qui touche 300 malades sur les 600 hospitalisés.
1893-1929 A la demande de E. Roux, donne une leçon sur les teignes pour le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur.
25/04/1894 Soutient sa thèse de médecine, Des trychophyties humaines . Mise en librairie, accompagnée d'un atlas de microbiologie, elle fait rapidement connaître son oeuvre.
1894-1897 Chef de laboratoire de L. Fournier, à l'Hôpital Saint-Louis.
1896 Désigné comme rapporteur de la question de la pluralité des trichophytons au Congrès international de dermatologie de Londres.
1897-1929 Désigné par le Conseil municipal de Paris, pour diriger, à l'Hôpital Saint-Louis, l'Ecole Lailler (école fondée pour éduquer tout en les soignant les enfants teigneux ) et le laboratoire des teignes. Il y met au point un traitement radiothérapique des teignes qui réduit les soins de deux ans à trois mois.
1902-1929 Fait paraître cinq volumes, consacrés aux maladies du cuir chevelu, synthèse de son oeuvre dermatologique : Les maladies séborrhéiques (1902), Les maladies desquamatiques - Pityriasis et alopécies pelliculaires (1904), Maladies cryptogamiques - Les teignes (1910), Les maladies supuratives et exsudatives - Pyodermites et eczéma , (1928), Les syndromes alopéciques - Pelades et alopécies en aires (1929).
1905 Rencontre le peintre Odilon Redon, avec lequel il se lie d'amitié. Le peintre exécutera un portrait de son épouse, Thérèse, en 1907.
1925 Devient membre sociétaire du Salon d'Automne. Il expose aussi régulièrement au Salon des Tuileries.
1927 Elu président de la Société de dermatologie.
1929 Préside le Congrès des dermatologistes de langue française. Publication de l'ouvrage Raimond Sabouraud sculpteur , préfacé par Elie Faure. Devient membre de l'Assemblée de l'Institut Pasteur, en même temps que M. Caullery, V. Morax et C. Delezenne.
28/07/1929 Cérémonie de son jubilé scientifique. Prend sa retraite pour se consacrer à la sculpture et à l'écriture d'ouvrages philosophiques.
1937 Fait paraître Sur les pas de Montaigne .
04/02/1938 Décès.

Références biblio. :
- Raymond Sabouraud (1864-1938, Annales de l'Institut Pasteur , t. 60, nÝ 4, 1938, p. 345-350.
- Prioux (Roger), Deux médecins - Deux sculpteurs - Paul Richer et Raymond Sabouraud , thèse, Paris, Librairie Arnette, 1947, 58 p.

Service des Archives de l'Institut Pasteur