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Repères chronologiques
Claudius Regaud (1870-1940)
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Médecin et biologiste français, né à Lyon (Rhône, France), le 30/01/1870.
1889-1891 Externe, puis interne des Hôpitaux de Lyon.
1893 Suspend momentanément ses fonctions hospitalières pour venir suivre le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, à Paris. Entre dans le service de E. Roux.
1895 De retour à Lyon, il entre comme chef de travaux au laboratoire d'anatomie générale et d'histologie de la faculté de médecine.
1897 Soutient sa thèse de doctorat en médecine sur Les vaisseaux lymphatiques du testicule . Rédige le chapitre sur les glandes génitales du Traité d'histologie pratique de Renaut.
1901-1909 Agrégé d'histologie à la faculté de médecine de Lyon. Met au point une technique de coloration des mitochondries (technique de Regaud).
1906 Découvre la radiosensibilité particulière que présente la spermatogonie, dont l'atteinte sélective explique tous les phénomènes de stérilisation du testicule par les rayons X. Retrouve ce mécanisme dans les lignées cellulaires d'autres organes. Précise les meilleures conditions de stérilisation sélective de la peau, aboutissant à la lésion appelée radioépidermite exsudative . Tente d'appliquer au traitement du cancer les règles radiobiologiques qu'il a découvertes, en irradiant des malades incurables, et obtient quelques résultats encourageants.
1909 Son statut d'agrégé est prolongé de trois ans.
1913 Nommé professeur à l'Institut Pasteur.
1913-1922 Devient directeur du laboratoire de radiophysiologie du nouvel Institut du radium, créé par l'Université de Paris et l'Institut Pasteur.
1914-1918 Médecin-chef d'un hôpital d'évacuation. En 1915, Justin Godart, nommé sous-secrétaire d'Etat, le charge de réformer le Service de santé. Il crée alors des équipes chirurgicales et des ambulances automobiles chirurgicales. Organise, près du front, à Bouleuse, un grand centre thérapeutique modèle, le Groupement des services chirurgicaux et scientifiques, destiné à former les médecins mobilisés au traitement chirurgical des plaies. Parmi les membres de son équipe : Guillain, Lemaitre, J. Magrou, P. Masson, Nogier, Policard, Rosenthal, Roux-Berger.
1915 Nommé chevalier de la Légion d'honneur. Elevé au grade d'officier, en 1921, et de commandeur, en 1930.
1918 De retour à l'Institut Curie, il forme une nouvelle équipe constituée de collaborateurs recrutés parmi le personnel qu'il a dirigé aux armées. Il dirige la création d'un nouveau matériel curie-thérapique (aiguilles à radiumpuncture, tubes standard quant à leur teneur en radium et leur filtration, pâte modelable servant de support dans les applications juxta-cutanées). Il applique avec succès les principes établis grâce à l'expérimentation radiobiologique, aussi bien en curie-thérapie qu'en roentgenthérapie : emploi d'un rayonnement aussi sélectif que possible, multiplication des foyers et des portes d'entrée permettant une bonne répartition de ce rayonnement, allongement de la durée du traitement et continuité jusqu'à administration de la dose totale. Les résultats thérapeutiques montreront que certains cancers, comme les épithéliomas du col utérin et de la langue, sont devenus curables dans de fortes proportions.
1919-1936 Grâce à l'appui de L. Martin et E. Roux, obtient l'ouverture d'une consultation pour malades cancéreux et celle d'un service de traitement par le radium à l'Hôpital de l'Institut Pasteur.
1921 Avec Marie Curie, soumet au conseil d'administration de l'Institut Curie le projet de création d'une Fondation Curie qui permettrait de recevoir des dons et des legs. La reconnaissance d'utilité publique de la fondation est accordée le 27/05/1921.
1922 Nommé directeur des services de la Fondation Curie.
1923 Prononce un discours en l'honneur de Marie Curie, lors de l'inauguration du dispensaire créé par la Fondation Curie.
1922-1936 Participe à l'enseignement de la radiophysiologie et de la radiothérapie des tumeurs malignes au cours complémentaire annuel de radiologie médicale, de la faculté de médecine de Paris.
1924 Entre à l'Académie nationale de médecine, Paris.
1927 Devient membre du comité de rédaction de Index Analyticus Cancerologiae , aux côtés de A. Borrel, J. de Nobèle, H. Hartmann et G. Roussy, revue publiée par la Ligue française contre le cancer.
1928 Nommé président de la Sous-commission pour la radiothérapie des cancers de la Société des Nations.
1932 Participe à une mission du gouvernement français qui se rend en Pologne pour l'inauguration de l'Institut du radium Marie Sklodowska-Curie. Il donne plusieurs conférences dans la ville de Varsovie.
1934 Donne trois conférences à Moscou et trois autres à Leningrad, au cours d'une mission organisée par les gouvernements français et soviétiques.
1935 Elu vice-président de la Société de biologie, dont il est membre depuis 1913.
1936 Elu président de l'Association des anatomistes dont il est membre depuis 1899, et président de l'Association française pour l'étude du Cancer.
29/12/1940 Décès à Couzon-au-Mont-d'Or (Rhône).

D'après Jean Regaud.

Travaux en collaboration avec : F. Barjon, J. Baud, J. Blanc, H. Cesbron, R. Crémieu, H. Coutard, A. Debierne, G. Dubreuil, R. Ferroux, G. Gricouroff, A. Hautant, A. Lacassagne, M. Lyonnet, J. Mollard, O. Monod, S. Mutermilch, Nachet, Th. Nogier, J. Pierquin, J. Renaut, L. Reverchon, G. Richard, J.-L. Roux-Berger, E. Villela, E. Weill.

Références biblio. : Regaud (Jean), Claudius Regaud, Paris, Maloine éd., 233 p.

Service des Archives de l'Institut Pasteur