accueil  |   collecte  |   biographies  |   fonds  |   index généraux : auteurs   matières  |   icono.  |   liens 


Repères chronologiques
Robert Néel (1910-2000)
fonds d'archives
 

Médecin et biologiste français né le 27/01/1910, au Havre (Seine-Maritime). Son père est fonctionnaire des Finances.
1929-1930 Passe son certificat préparatoire aux études de médecine PCN (Physique Chimie Sciences naturelles) à Paris, puis le concours d'entrée de l'Ecole de santé navale de Bordeaux.
09/1931-1935 Elève de l'Ecole principale du service de santé de la Marine de Bordeaux, il est externe à la Fondation Bergonié.
01/1936-11/1936 Rejoint l'école du Pharo comme médecin-lieutenant des Troupes coloniales dont il sort avant dernier.
11/1936-10/1937 Affecté au 12e régiment d'artillerie coloniale à Agen (Lot et Garonne).
1937 Epouse Madeleine Casau, infirmière.
11/1937-08/1939 Il est nommé médecin de l'Aide médicale aux indigènes (AMI) dans le cercle de Sikasso (Mali), où il supervise la construction d'un dispensaire et d'un laboratoire. Il construit aussi une hypnoserie et soigne les personnes atteintes de trypanosomiase.
09/1939-06/1940 De retour en France en congé de convalescence, il demande à être réintégré en service actif et fait toute la campagne de France au 487e régiment de pionniers sénégalais. Il est démobilisé au camp de Rivesaltes et décoré de la croix de guerre.
07/1940-1942 Replié sur Fréjus, il prépare et réussit le concours d'assistanat des hôpitaux coloniaux, spécialité bactériologie. Il exerce à l'hôpital Michel Levy et à l'Ecole d'application du Pharo comme assistant de bactériologie.
1941 Contacté par le réseau Brutus, il entre dans la Résistance.
01/10/1942-10/1943 Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur sous la direction de R. Legroux et J. Dumas, puis entre comme stagiaire dans le service de la Peste de G. Girard.
1943-1945 Se rend à Bordeaux pour y reconstituer un réseau de résistance qui vient d'être démantelé. Arrêté le 19/01/1944, il est déporté le 6 juin à Neuengamme, puis Sachsenhauser. A son retour de déportation, il est accueilli quelques mois à l'Institut Pasteur.
02/1946-1949 Nommé sous-directeur de l'Institut Pasteur de Madagascar, il met en place le premier traitement de la peste pulmonaire par la streptomycine. Mais, en désaccord le directeur de l'Institut, J. Robic, il ne prolonge pas son séjour.
1948 Est élu membre de la Société de pathologie exotique (SPE).
1949-1950 Détaché au service d'anatomie pathologique de l'Institut Pasteur de Paris, dirigé par J. Bablet.
02/1951-1954 Sur les conseils de J. Dumas, il est détaché à l'Institut Razi (Iran), en remplacement de Delpy, comme conseiller technique et collabore avec M. Baltazard sur le diagnostic sérologique de la peste.
1954 Placé dans les cadres de réserve de l'Armée.
1954-1955 Détaché au service de la peste de l'Institut Pasteur.
04/1956-1962 Nommé sous-directeur, puis directeur de l'Institut Pasteur de Tanger. Il doit affronter un institut en pleine décrépitude et convaincre P. Remlinger, de lui laisser la direction de l'Institut. Avec ténacité il s'emploie à rénover les bâtiments, recruter ou former du personnel compétent et à redonner une santé financière à l'Institut.
1962-1963 Sur la demande de G. Blanc, il est promu directeur de l'Institut Pasteur du Maroc. La réforme de l'Institut est cependant rendue très difficile par le manque de renouvellement des cadres scientifiques et par des différences de point de vue avec la nouvelle administration marocaine.
1963-1971 En accord avec M. Vaucel, devient directeur de l'Institut Pasteur d'Algérie, en remplacement de Ed. Sergent, mis à la retraite. Au sortir de l'indépendance de l'Algérie, la quasi-totalité du personnel scientifique français est parti. R. Néel recrute alors une nouvelle équipe de direction et relance la production de sérums et de vaccins, il ouvre aussi de nouveaux services (virologie, parasitologie et épidémiologie) et favorise la formation de spécialiste algériens.
04/10/1966 Une nouvelle convention liant l'Institut Pasteur et l'Etat algérien est signée pérennisant l'Institut un moment menacé.
1971-12/1972 Nommé président du directoire de l'Institut Pasteur Production (IPP), il a aussi la responsabilité de la construction de l'usine de Louviers.
18/12/1972 Entré en désaccord avec J. Monod et Lasry, il démissionne de la présidence du directoire d'IPP, mais conserve la responsabilité de l'usine de Louviers dont il réussit la construction malgré de nombreuses difficultés.
1971-1974 Nommé sous-directeur de l'Institut Pasteur Fondation.
31/03/1974 Quitte l'Institut Pasteur à la faveur de la mise en retraite d'une partie du personnel scientifique atteint par la limite d'âge.
08/2000 Décès au Soulenx (Pyrénées-Atlantiques).

Publications en collaboration avec : H. Antoine, L. Ascione, M. Baltazard, A. Barre, Bencheqroun, P. Celeri, Ch. Charie-Marsaines, P. Chaulet, A. Chevalier, L. Chevrier, J. Chicou, J. Colas-Belcour, C. Connet, C. Coynault, B. Delage, R. Deschiens, R. Dorel, D. Drean, E. Drouhet, M. Eftekhari, El Kohen, L. Fichez, P. Flye Sainte-Marie, G. Girard, J. Grabar, J. Grosset, G. Hetrick, J. Irunberry, K. Jorgensen, H. Journe, M. Kaweh, H. Lafare, B. Larbaoui, Y. Le Corroller, M. Le Hir, L. Le Minor, S. Le Minor, A. Machoun, R. Marx, A. Mercier, J. Munoz, M. Payet, M. Piechaud, D. Piechaud, E. Pilo-Moron, N. Rist, S. Szturm, P. Sureau, H. Taslimi, G. Vervent, J. Vincent.

Références bibliographiques :
- Néel (Robert), Titres et travaux du docteur Robert Néel, Directeur de l'Institut Pasteur d'Algérie , 1967 (TTS N 01).
- Néel (Robert), Robert Néel, Retour sur le passé , 1998, Le Soulenx (Archives Institut Pasteur)

Service des Archives de l'Institut Pasteur