accueil  |   collecte  |   biographies  |   fonds  |   index généraux : auteurs   matières  |   icono.  |   liens 


Repères chronologiques
Maurice Nicolle (1862-1932)
english version    fonds d'archives
 

Médecin et biologiste français né à Rouen (Seine-Maritime, France) le 01/03/1862. Son père, Eugène, est médecin et enseigne l'histoire naturelle à Rouen. Sa mère est la fille d'un horloger de Bayeux. Il a deux frères : Charles (Ch. Nicolle), son cadet, qui deviendra médecin et biologiste et Marcel, qui se tourne vers les arts.
1869-1879 Brillantes études générales au lycée Corneille de Rouen.
1879-1881 Entre comme étudiant en médecine d'abord à l'Hospice Général puis à l'Hôtel-Dieu de Rouen.
1882 S'inscrit à la faculté de médecine de Paris et commence son service militaire dans la 22e section d'Infirmier militaire.
1884 Décès de son père et échec à l'internat.
1885 Reçu interne des hôpitaux de Paris, il se lie d'amitié avec un autre étudiant en médecine, Léon Daudet et fréquente les familles Daudet et Goncourt.
1887 Part en Allemagne, à Würzburg, faire un stage chez le professeur von Kölliker où il se perfectionne en anatomopathologie.
1888 Publie son premier article avec M. Letulle : Le tissu élastique du coeur dans les scléroses cardiaques d'origine vasculaire.
1890 Soutient sa thèse de médecine : Contribution à l'étude des affections du myocarde : les grandes scléroses cardiaques.
1890 Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur et décide d'y devenir chercheur.
1893 Intéressé par les techniques de coloration des microorganismes, il met au point avec V. Morax une méthode de coloration des cils microbiens dite Nicolle-Morax et publie avec J. Cantacuzène deux notes sur les propriétés colorantes de l'oxychlorure de ruthénium ammoniacal.
1893 Alors qu'il vient d'être nommé préparateur du cours de microbiologie de l'Institut en remplacement de W. Haffkine, Louis Pasteur l'envoie en Turquie sur la demande du Sultan Abdul Hamid II.
11/1893-09/1901 Dirige l'Institut impérial de bactériologie de Constantinople (IBC) que A. Chantemesse a contribué à organiser. Dès son arrivée, il entreprend une étude épidémiologique et microbiologique du choléra (publiée en 1896). Il mène également des recherches sur les maladies bactériennes (pneumonie des chèvres d'Anatolie, pasteurelloses diverses), les maladies à ultra-virus (peste bovine, vaccine), les maladies à protozoaires (piroplasmose bovine, bouton d'Alep) et travaille à améliorer les procédés de préparation de la toxine diphtérique. Une partie de ces travaux sera poursuivie par un de ses élève, Adil bey. Il est également chargé d'enseigner la microbiologie aux médecins et vétérinaires turcs.
1895 Se marie avec Valentine Rose, lors de vacances en France.
1900 Publie le fruit de son enseignement à Constantinople dans les Eléments de microbiologie générale où il adopte sans restriction les vues de E. Metchnikoff sur la phagocytose et son rôle dans l'immunité.
1901 Naissance de son fils Jacques à Rouen. A la suite de différentes altercations avec les représentants français et les autorités turques, il démissionne de l'Institut bactériologique de Constantinople et retourne à l'Institut Pasteur. P. Remlinger lui succède à la tête de l'Institut.
1902 Publie, en collaboration avec P. Remlinger, son : Traité de Microbiologie Générale . Il y reprend les leçons données à Constantinople sur les techniques microbiologiques et sur les organismes pathogènes.
1902-1926 De retour à l'Institut Pasteur, il attire un certain nombre de jeunes chercheurs et d'élèves autour de lui parmi lesquels E. Césari, J. Magrou et E. Pozerski. Les travaux de cette période portent sur : l'étude parallèle des diastases (enzymes) et des matières colorantes ; la chimiothérapie (traitement des trypanosomiases par les couleurs de Benzidine) ; la morve expérimentale du cobaye et l'étude des phénomènes d'hypersensibilité et d'immunité consécutifs à l'inoculation de bacilles morveux ; sur l'immunité (mode d'action des anticorps, antigènes, toxines et antitoxines).
1910-1914 Remplace J. Binot, comme chef de laboratoire du cours de microbiologie de l'Institut Pasteur. R. Legroux devient son préparateur.
1914 Décès de sa femme.
1916 Après s'être inoculé par accident la fièvre de Malte, il est soigné par L. Cotoni.
1918 Devient membre associé de la Société de biologie.
19/12/1920 Subit une première attaque de paralysie du côté droit du corps mais continue malgré tout à travailler.
1923 A. Calmette met à sa disposition un appartement rue de Vaugirard, à côté de l'Hôpital Pasteur.
1926 Publie, en collaboration avec Ch. Broquet, une seconde édition corrigée et augmentée des Eléments de microbiologie générale et d'immunologie . Subit une nouvelle attaque qui le force à cesser tout travail scientifique.
1932 Décès à Paris.

Publications en collaboration avec : G. Abt, Adil bey, E. Alilaire, P. Aubert, A. Berthelot, J. Cantacuzène, E. Césari, Debains, G. Durante, Fayet, P. Forgeot, Frasey, Frouin, Jouan, G. Loiseau, J. Magrou, F. Mesnil, V. Morax, H. Mouton, E. Nicolas, O. Noury bey, Ed. Pozerski, Quinquand, A. Raphaël, Refik bey, P. Remlinger, A. Robin, Ch. Truche, Zia bey.

Références bibliographiques :
- Magrou (Joseph), L'oeuvre scientifique de Maurice Nicolle, Monographies de l'Institut Pasteur, Masson et Cie éd., 1934, 150 p.
- Nicolle (Jacques) : Maurice Nicolle (1862-1932), Un homme de la Renaissance à notre époque, éd du vieux colombier, Paris, 1957.

Service des Archives de l'Institut Pasteur