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Repères chronologiques
Emile Marchoux (1862-1943)
fonds d'archives    
 

Médecin et biologiste français né à Saint-Amand-de-Boixe (Charente, France), le 24/03/1862.
Etudes primaires à Saint-Amand-de-Boixe, études secondaires à Angoulême, puis études de médecine à Paris.
1887 Soutient sa thèse de médecine : Histoire des épidémies de fièvre typhoïde dans les troupes de marine à Lorient.
1888-1890 Sert comme médecin de Marine au Dahomey d'où il rapporte des notes éthnographiques sur les habitants de Porto Novo.
1890 Quitte le corps des médecins de Marine pour celui des médecins des Colonies, nouvellement créé.
1890-1893 Chargé d'un service de vaccine en Cochinchine, il administre le vaccin jennerien à plus de 75000 annamites et cambodgiens. Il est victime d'une "anémie paludéenne" pendant ce séjour.
1893-1895 Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, puis étudie la bactérie charbonneuse au sein du laboratoire de E. Roux. Il réussit à obtenir le premier sérum antimicrobien connu : le sérum anti-charbonneux.
1895-1899 Chargé de la création du premier laboratoire africain de microbiologie, à Saint-Louis du Sénégal. S'attaque à l'étude du paludisme, puis doit faire face à une épidémie de dysenterie amibienne. Mille lui succède en 1899.
1897 Fait paraître dans les Annales de l'Institut Pasteur, un mémoire sur le paludisme au Sénégal, ouvrage qui va servir de guide à toute une génération de médecins tropicalistes.
1901 Retourne à Saint-Louis du Sénégal comme membre de la mission consultative dirigée par le médecin-inspecteur Grall, après qu'une épidémie de fièvre jaune ait frappé la ville.
1901-1905 Participe, aux côtés de P.-L. Simond et A. Salimbeni, à la Mission d'étude de la fièvre jaune au Brésil, organisée par l'Institut Pasteur. Après avoir confirmé les premières découvertes faites par la commission militaire américaine, à la Havane, à savoir que le virus de la fièvre amarile existe dans le sang des malades et qu'il est transmis à l'homme sain par l'intermédiaire d'un moustique Stegomia fasciata, reconnu comme le seul vecteur de la maladie, les trois chercheurs organisent une lutte rationnelle contre le moustique et réussissent à débarrasser Rio de l'épidémie. Ils constatent aussi les possibilités d'immunisation des individus par le sérum de malades, chauffé quelques minutes à 55, et par le sérum de convalescent. Au cours de cette même mission, fait connaître avec A. Salimbeni, l'agent de la spirochétose des poules et son mode de transmission.
1905 Quitte l'Armée pour entrer à l'Institut Pasteur comme chef du Service de microbiologie tropicale. Il y mène d'importants travaux sur le paludisme, la spirochétose et la lèpre, à laquelle il consacre plus de 60 mémoires.
1907 Participe, aux côtés de F. Noc, Et. Sergent, Ed. Sergent et P.-L. Simond, à la rédaction du tome "Hygiène coloniale" du Traité d'hygiène de Brouardel et Mosny.
1908 Co-fondateur, avec A. Laveran et F. Mesnil, de la Société de pathologie exotique (SPE), dont il est le secrétaire général de 1908 à 1920.
1910 Devient membre titulaire de la Société de biologie.
1914-1918 Nommé médecin-chef du Service de santé de la Place de Paris.
1919 Organise, au sein du Pavillon colonial de l'Institut Pasteur, un service de consultations pour les maladies tropicales. Une consultation est spécialement réservée aux lépreux qui viennent se faire soigner par Marchoux.
1922 Nommé président de la Commission du paludisme de la Société de pathologie exotique.
1922 Participe à la fondation et devient le secrétaire général de L'Hygiène par l'exemple, société qui se donne pour but de faire de l'information auprès des enfants des écoles sur les questions d'hygiène.
1923 Préside le congrès international de la lèpre, réuni à Strasbourg, à la suite duquel il est élu président de l'Association internationale de la lèpre.
1925 Conduit, avec L. Raynaud, une enquête sur le paludisme en Corse (France), à la demande de la Société des nations.
10/1925 Se rend à Rome, comme représentant du Gouvernement français au 1er congrès international du paludisme. E. Brumpt, F. Mesnil, Ed. et Et. Sergent font également partie de la délégation.
1927 Nommé président de la Commission de la fièvre jaune de la Société de pathologie exotique. Reçoit le titre de citoyen d'honneur de la Ville de Rio de Janeiro.
1928-1932 Elu président de la Société de pathologie exotique.
1931 Défenseur d'une prophylaxie anti-lépreuse emprunte d'humanité envers les malades, il obtient, avec F. Sorel, la création à Bamako de l'Institut central de la lèpre, inauguré en 1935.
1932 Elu président du 1er congrès international d'hygiène méditerranéenne.
1934 Secrétaire général de la Fondation Roux.
1935 Président de la Commission de la lèpre du ministère des Colonies.
1937 Se rend à Dakar pour l'inauguration du nouvel Institut Pasteur d'Afrique occidentale française.
1938 Président du comité français du 3e congrès international de médecine tropicale et du paludisme. (E. Brumpt, J. Emily et E. Roubaud en sont les vices-présidents).
Grand officier de la Légion d'honneur.
19/08/1943 Décès à Paris.
1944 L'Institut central de la lèpre de Bamako est rebaptisé Institut Marchoux.

Publications en collaboration avec : G. Bourret, L. Gouvy, L. Raynaud, A. Salimbeni, P.-L. Simond, F. Sorel.

Référence biblio. :
- Chippaux (Alain), "La SPE a 100 ans - Notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société de Pathologie exotique, t. 101, n° 3, pp. 157-183.
- Mathis (Constant), "Emile Marchoux", Annales de l'Institut Pasteur, 1943.

Service des Archives de l'Institut Pasteur