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Repères chronologiques
Constant Mathis (1871-1956)
fonds d'archives    
 

Médecin et biologiste français, né à Ollioules près de Toulon (Var, France), le 19/09/1871. Son père, Michel Mathis, est médecin de marine.
1879 Décès de son père, à Saint-Louis-du-Sénégal, lors d'une épidémie de fièvre jaune.
1891-1895 Etudes de médecine à l'Ecole de santé navale de Bordeaux.
1895 Devient docteur en médecine.
1896-1897 Préparateur au laboratoire de bactériologie de l'Ecole d'application du service de Santé de la Marine, à Toulon.
1897-1899 Sert comme médecin de marine sur le vaisseau école Le Bretagne, en rade de Brest.
1899-1901 Prend part à une campagne en Guyane sur l'aviso Le Jouffroy. Il fait de nombreux séjours dans des régions peu explorées du Brésil et de la Guyane française. Rédige un mémoire sur les régions de Cachipour, de Counani et de Carsewenne, pour la Revue de géographie, fait publier une note sur un arbre à fleurs-hélices dans la Revue scientifique, et un travail sur la géographie médicale de l'ancien territoire contesté franco-brésilien, dans les Archives de médecine navale.
1902 Opte pour l'Armée coloniale et sert dans le 8e régiment d'infanterie coloniale, à Hanoi.
1904 Epouse, à Hanoi, Mlle Amélie Virgitti, avec laquelle il aura un fils, Maurice (M. Mathis ).
1905 De retour en France, est affecté au 4e régiment d'infanterie coloniale, à Toulon.
1905-1906 Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, à Paris.
1906-1907 Effectue un stage dans le laboratoire de F. Mesnil, à l'Institut Pasteur.
1907-1908 Sert comme médecin traitant au lazaret de Bach Maï, près d'Hanoi, où sont isolées des personnes victimes du choléra.
1908 Devient membre de la Société de pathologie exotique (SPE).
1908-1914 E. Roux et F. Mesnil lui confient la direction de l'Institut antirabique et bactériologique du Tonkin, à Hanoi. Entreprend, avec M. Léger, l'étude épidémiologique du paludisme, dont il montre la répartition très inégale dans ce territoire et détermine les espèces anophéliennes vectrices. Toujours avec M. Léger mène des travaux sur l'amibiase, la morphologie, la diagnose et le cycle évolutif d'Entamoeba dysenteriae et décrit de nombreux parasites présents chez diverses espèces animales.
1912 Lauréat du prix Monbinne de l'Académie nationale de médecine, et lauréat du prix Montyon de l'Académie des sciences. Est fait chevalier de la Légion d'honneur (promu officier, en 1923, et commandeur, en 1938).
1913 Signe, avec M. Léger, les chapitres sur les myiases, l'ankylostomose et les bilharzioses du Traité de pathologie exotique de Grall et Clarac.
1915-1919 Nommé médecin chef d'un régiment, puis médecin chef du laboratoire d'armée du DAL et de la VIIIe armée.
1918 Devient membre correspondant de la Société de biologie.
1919-1922 Est affecté au Cambodge comme chef du service de Santé.
1922 Délégué du ministère des Colonies à l'Exposition du centenaire de la naissance de Louis Pasteur.
1923 Est élu membre de l'Académie nationale de médecine (Paris).
1924-1930 Elu président de la Société médico-chirurgicale de l'Ouest africain français.
1924-1937 E. Roux, A. Calmette et F. Mesnil s'accordent pour lui confier l'organisation et la direction de l'Institut Pasteur de l'Afrique Occidentale Française, à Dakar. Il l'aménage en filiale de la maison mère et fait construire de nouveaux laboratoires dotés du matériel nécessaire.
1927 Lors de l'épidémie de fièvre jaune qui frappe le Sénégal, prend part, avec J. Laigret, aux recherches de A. W. Sellards. Ils réalisent la transmission de la première souche humaine de virus africain au Macacus rhesus (virus emporté par Sellards aux Etats-Unis, à la fin de 1928, d'où il reviendra sous la forme du vaccin Sellards-Laigret).
1928 Devient correspondant de l'Académie nationale de médecine (Paris).
1930 Promu médecin général des Troupes coloniales.
1931 Représente le ministère de la Guerre au congrès de médecine militaire de La Haye.
1937 Rédige le chapitre relatif au virus amaril du Traité des maladies dues aux Ultravirus de C. Levaditi et P. Lépine. Inauguration du nouvel Institut Pasteur de Dakar. Fin de son séjour au Sénégal. De retour en France, il continue à fréquenter l'Institut Pasteur.
1946 Fait paraître au PUF : L'oeuvre des pastoriens en Afrique noire.
1948 En collaboration avec R. Pons, publie au PUF un Manuel de Pathologie Exotique. Devient un des vice-présidents de la Société pour la propagation de l'incinération. Il y rencontre C. Cépède, avec lequel il se lie d'amitié.
1950 Prononce un discours sur l'oeuvre de C. Finlay à l'occasion du cinquantième anniversaire de la fondation du Tropeninstitut de Hambourg.
18/01/1956 Décès à Paris.

Publications en collaboration avec : M. Advier, Ch. Anderson, Bacqué, Baujean, A. Baury, Berland, Cazanove, Mme Constantinesco, Ewstifeieff, C. Durieux, Gaide, Galloway, R. Guillet, Heymann, Jouveau-Dubreuilh, Labougle, J. Laigret, M. Léger, M. Mathis, L. Mercier, S. Nicolau, Ch. Nicolle, R. Pons, J. E. Sabrazès, Seguin, A. W. Sellards.

Références bibliographiques :
- Girard (Georges), "Constant Mathis 1871-1956", Bulletin de la Société de Pathologie Exotique, 09/1956, pp. 227-232.
- Mathis (Constant), Titres et résumé des travaux scientifiques du Dr Constant Mathis, Laval, Imprimerie Barnéoud, 1938, 107 p.

Service des Archives de l'Institut Pasteur