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Repères chronologiques
René Legroux (1877-1951)
fonds d'archives    
 

Biologiste français né en 1877. Son père, Alexis Legroux, et son grand-père, Charles Legroux, ont été l'un et l'autre professeurs agrégés de la faculté de médecine de Paris.
Entre comme élève à la faculté de médecine de Paris.
22/04/1903 Epouse Mlle Renée Gagne avec laquelle il aura 2 enfants.
1905 Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur.
1906 Entre comme préparateur bénévole de J. Binot au cours de microbiologie de l'Institut Pasteur.
1909-1948 Chargé de l'entretien de la collection de bactérienne de l'InstitutPasteur.
1910-1914 Nommé chef de laboratoire du cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, à la suite du décès de J. Binot.
08-10/1914 Mobilisé à l'Institut Pasteur à la demande de E. Roux, il transforme le laboratoire du cours en une fabrique de vaccins et, en deux mois, parvient à fournir 2.200.000 doses de vaccin antityphoïdique pour les besoins de l'Armée et de la population civile.
1914-1918 Nommé directeur du Centre d'organisation des Laboratoires de l'Armée, il parvient, en quelques mois, à mettre à la disposition du Service de Santé plusieurs dizaines de laboratoires d'armée, fixes ou automobiles, ainsi que les laboratoires des Ambulances médicales françaises destinées à l'étude des plaies de guerre. Enseigne à de nombreux médecins, affectés aux laboratoires de l'Armée, les techniques bactériologiques et les méthodes d'isolement et d'identification des principaux microbes pathogènes. Rédige, pour le Service de Santé, plusieurs notices de technique bactériologique.
1916-1918 Mène, notamment avec C. Gessard, des études sur la destruction des poux avec applications aux Armées.
1916-1920 Crée et organise, à l'Institut Pasteur, la fabrication de matières colorantes et de produits physiologiques qui font défaut aux laboratoires français et dont la marque R.A.L. (Roux, Agulhon, Legroux) est déposée non commercialisée.
01/1917 Organise la Mission antipaludique de l'Armée d'Orient et met à la disposition de cette mission, un matériel de laboratoire parasitologique et chimique, une réserve importante de quinine, et un service de propagande antipaludique par tracts, cartes et affiches.
11/1917 Est chargé de l'organisation des laboratoires de l'Armée américaine qui commence à débarquer sur le sol français.
1918 Etudie les complications broncho-pulmonaires de la grippe, et la préparation d'un vaccin bactérien mixte.
1918-1920 Mène des études sur les facteurs de croissance nécessaires au développement des bactéries, domaine dont il est un des pionniers.
1919 Organise, à la demande du ministère des régions libérées, 10 laboratoires mobiles pourvus du matériel nécessaire à l'analyse des eaux. Vingt-quatre mille échantillons d'eau sont analysés en huit mois.
01/1920 A la demande de E. Roux, expose aux délégués venus de Perse le programme du futur Institut Pasteur d'Iran dont la direction est confiée à J. Mesnard.
1920 Nommé chef de service à l'Institut Pasteur. Etudie l'aspect des colonies microbiennes sur les milieux de culture au cours de repiquages et décrit les transformations des colonies lisses et grasses en colonies plissées et sèches. Cette étude, reprise par Arkwright, donnera la distinction entre les colonies "R" et "S".
1921-1939 Succède à Emile Roux, comme directeur du cours de microbiologie de l'Institut Pasteur, avec J. Dumas comme assistant. Réunit annuellement, dans un volume de plusieurs centaines de pages, les sommaires et travaux pratiques donnés lors du cours. Organise avec Tréhorel un service de fabrication des milieux de culture.
1927-1942 Fait la démonstration de la parenté des trois germes bactériens pyocianique, morve et Whitmore. Avec son élève K. Djemil, il obtient un filtrat transmissible du bacille de la morve. Formolant ce filtrat, il en fait un vaccin. Au cours de ces expériences, son élève, K. Djemil, succombe à l'infection morveuse, alors que lui-même et plusieurs de ses collaborateurs contractent l'infection. Cette méthode des filtrats transmissibles formolés (ou anabactériens) sera ensuite utilisée avec succès dans les staphylococcies et les colibacilloses.
1928 Travaillant sur le botulisme, il obtient une toxine botulique en poudre à haut pouvoir pathogène, mais la mort d'André-Pierre Marie, victime de ces expériences, interrompt pour un temps ce travail. En 1934, avec C. Jéramec et L. Second, il reprend cette étude, obtient une toxine soluble et une anatoxine, et met au point la sérothérapie antibotulique utilisée alors en France.
1935 Nommé directeur scientifique de l'Institut Pasteur d'Iran, à la suite du décès de J. Kérandel. Après un séjour de plusieurs mois à Téhéran, il retourne en France avec le titre de directeur honoraire.
1936 Prend en charge la conservation du Musée Pasteur, nouvellement créé dans l'ancien appartement de Louis Pasteur, et qui vient d'être reconstitué par P. Vallery-Radot, tel qu'il était du vivant du chercheur.
1937 Second séjour à l'Institut Pasteur d'Iran, durant lequel il dote l'Institut d'un conseil d'administration.
1939-1940 Après de nombreuses expérimentations sur les animaux, propose de traiter par les sulfamides les plaies infectées et obtient ainsi la cicatrisation rapide des tissus.
03/07/1940 Le fils de René Legroux, Michel, avocat, qui sert dans la Marine, trouve la mort lors du bombardement de la flotte française à Mers El Kebir.
1941 Est élu président du Conseil scientifique de l'Institut Pasteur.
1946 Se rend en Iran, accompagné de A. Lacassagne et Pasteur Vallery-Radot, pour signer, au nom de l'Institut Pasteur, le nouveau contrat de l'Institut Pasteur d'Iran, préparé par M. Baltazard avec le Gouvernement iranien.
06/1946 A la demande du Gouvernement français, prend la direction de la Commission nationale sur les crimes médicaux. Elle est constituée de quatre médecins, un biologiste, P. Lépine, et du directeur français des investigations des crimes de guerre. La commission, qui siège à l'Institut Pasteur, est chargée, dans le cadre du procès de Nuremberg, de recueillir les témoignages sur l'expérimentation humaine dans les camps de concentration nazis.
1947 Promu commandeur de la Légion d'honneur.
1948 Tombe malade à la suite d'un retour offensif de son infection par le bacille de la morve, contractée dans les années Vingt.
1949 Se rend à Téhéran pour séjourner de nouveau à l'Institut Pasteur d'Iran. Mais, terrassé par la maladie, il est doit être ramené en France.
10/01/1951 Décès à Paris.

Publications en collaboration avec : G. Blanc, D. Bovet, J. Genevray, P. Giroud, C. Jéramec, D. Kemal, Ed. Lemétayer, J. Magrou, F. Nitti, G. Ramon, M. Schoen.

Références bio. :
- Baltazard (Marcel); "L'Institut Pasteur d'Iran", brochure de l'Ambassade de France en République d'Iran, 38 p., 2004.
- Levaditi (Jean), "Comment on entrait à l'Institut Pasteur au début du siècle", pub. s.r.
- Pasteur Vallery-Radot (Louis), "René Legroux (1877-1951)", La Presse Médicale, n° 17, p. 341, 17/03/1951.
- Weindling (Paul), "Les racines françaises du code de Nuremberg", La Recherche, hors-série n° 7, pp. 105-107, 04/2002.
- s.a., "Travaux de Monsieur R. Legroux", 3 p. dact., 1942 (Institut Pasteur, dossier R. Legroux, TRE.DS.61).
- s.a., "René Legroux (1877-1951)", Annales de l'Institut Pasteur, t. 80, p. 332, 1951.

Service des Archives de l'Institut Pasteur