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Repères chronologiques
Pierre Lépine (1901-1989)
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Médecin et biologiste français né à Lyon (Rhône, France), le 15/08/1901. Son père, Jean Lépine, est professeur de clinique psychiatre à la faculté de médecine de Lyon.
1918 Moniteur de physiologie à la faculté des sciences de Lyon.
1920-1925 Externe puis interne des hôpitaux de Lyon.
1924-1926 Grâce au professeur R. Leriche, se voit attribuer une mission en Amérique centrale où il rencontre H. Noguchi, chercheur de la Fondation Rockefeller, avec lequel il réalise des travaux sur la fièvre jaune à l'Hôpital de Tela (Honduras).
1925 Soutient sa thèse de doctorat en médecine sur Les conditions sanitaires dans l'Amérique tropicale : Centre-Amérique, Panama et la Zone du canal .
1925-1926 Exerce comme professeur de pathologie générale et d'anatomie pathologique à l'Université américaine de Beyrouth (Liban), poste que lui a offert la Fondation Rockefeller.
1927 Entre comme préparateur au laboratoire de L. Nathan Larrier, au Collège de France, pour y faire des recherches de sérologie à l'occasion desquelles il fréquente le service de L. Fournier à l'Hôpital Cochin.
1927-1928 Sur la recommandation de Cl. Regaud, suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur.
1928-1931 Nommé chef de laboratoire dans le service de C. Levaditi, à l'Institut Pasteur. A côté de travaux sur la chimiothérapie de la syphilis, dirigés par C. Levaditi, aborde l'étude systématique des virus. Etudie l'encéphalite herpétique du singe. Démontre la survivance du virus de la poliomyélite dans les milieux extérieurs et, en particulier, dans l'eau, la transmission du virus par la voie digestive au singe, l'action du chlore sur le virus. Avec P. Ravaut, isole la première souche française du virus de la maladie de Nicolas et Favre et réalise la première transmission de la maladie au singe par voie périphérique.
1930 Participe à une mission d'études sur la sclérose en plaque, à Londres.
1931-1935 A la demande de E. Roux et A. Calmette, devient directeur de l'Institut Pasteur d'Athènes et professeur de bactériologie à l'Ecole d'hygiène d'Athènes. Poursuit des recherches sur le Kala-Azar, met en évidence l'identité des agents du typhus exanthématique classique et du typhus murin. Débute ses premiers essais de vaccination du singe contre la poliomyélite au moyen de virus inactivé.
1932 Devient membre correspondant de la Société de biologie.
1935-1939 Nommé chef de service adjoint, puis chef du service de la rage. Après une longue expérimentation, substitue à la classique méthode des moelles de Pasteur, la méthode des cerveaux phéniqués mise au point, en Italie, par Fermi. Isole, pour la première fois en France, le virus de la chorioméningite lymphocytaire. Participe à l'enseignement sur les virus donné à l'Institut Pasteur.
1936 Entre à la Société philomathique de Paris, où il retrouve M. Macheboeuf et P. Lecomte du Nouy et J. Tréfouël.
1938 Co-fondateur de la Société française de microbiologie. Collabore, avec C. Levaditi, à l'élaboration de l'ouvrage Les ultravirus des maladies humaines .
1939-1940 Rejoint l'Armée d'Orient, à Beyrouth, pour participer aux conférences technique du service de Santé militaire du théâtre d'opérations de Méditérranée-orientale.
1941-1971 Nommé responsable du groupement des services de recherche sur les virus, après que la direction de l'Institut Pasteur ait décidé d'unifier les différents laboratoires s'occupant des virus en un seul service. Améliore les techniques de laboratoire en faisant construire, dans son service, deux centrifugeuses à grande vitesse et installer, avec l'aide du CNRS, le premier microscope électronique en France.
1946 Nommé membre de la Commission nationale des crimes de guerre médicaux, présidée par R. Legroux. Cette commission, qui siège à l'Institut Pasteur, est chargée, dans le cadre du procès de Nuremberg, de recueillir les témoignages sur l'expérimentation humaine dans les camps de concentration nazis.
Participe à l'élaboration des plans du pavillon Darré, construit à l'Institut Pasteur, grâce au don de Mme Darré, veuve de l'ancien médecin chef de l'Hôpital Pasteur.
1950-1957 A la suite des travaux de trois biologistes américains, Enders, Weller et Robbins, qui sont parvenus à cultiver le virus poliomyélitique sur des cellules embryonnaires humaines, il devient possible d'envisager la production en grand du virus pour réaliser un vaccin. Plusieurs équipes s'attachent à cette tâche, parmi lesquelles celles de Jonas Salk, à Pittsburgh et de P. Lépine à l'Institut Pasteur. Les deux chercheurs échangent d'ailleurs confraternellement leurs informations. En 1957, Salk et Lépine publient à quelques semaines d'intervalles les résultats de leurs travaux. Les deux vaccins diffèrent par les souches employées. Pour prévenir tout risque d'infection, Lépine a procédé à une double inactivation du virus, d'abord par le formol, puis par adjonction de bêta-propiolactone. La généralisation rapide de la vaccination antipoliomyélitique avec le vaccin Lépine, rendue obligatoire en 1964, fait pratiquement disparaître la paralysie infantile en France.
1957 Nommé directeur du cours de virologie de l'Institut Pasteur.
1961 Elu membre de la section de biologie humaine et sciences médicales de l'Académie des sciences, Paris.
1971 Fait valoir ses droits à la retraite. Elu conseiller municipal du XVIe arrondissement de Paris où il est plus particulièrement en charge de l'hygiène publique, des hôpitaux de Paris et des problèmes de toxicomanie.
1979 Dirige la délégation du conseil de la Ville de Paris en mission, dans le Sud-Est Asiatique, pour préparer l'accueil, en France, de 1500 réfugiés vietnamiens et cambodgiens.
1989 Décès.

Publications en collaboration avec principalement : P. Atanasiu, J. Augier, G. Barski, J. Bazin, Fr. Bilfinger, P. Bonét-Maury, N. Bulgakov, R. Cachera, J. Caminopetros, C. Chany, P. Cornuet, O. Croissant, L. Cruveilhier, J.-L. Delsal, R. Deschiens, R. Dujarric de la Rivière, T. Ekblom, H. Jacotot, G. Garreau, Ch. Garrin, P. Grabar, E. Grasset, A. Guelin, J. Guintini, B. Kreis, P. Haber, E. Henocq, A. Howard, C. Kling, B. Kolochine-Erber, J. Lafforet-Furiet, R. Lamy, C. Levaditi, J. Levaditi, N. Lorando, F. Marcenac, M. Macheboeuf, A. Marie, J. Markianos, J.-F. Martin, CL. Martin, M. Mathis, J. Maurin, J. May, P. Mollaret, L. Nattan-Larrier, P. Nicolle, G. Pangalos, Papayoannou, V. Pavilanis, P. Plessier, H. Plotz, G. Ramon, M. Raynaud, P. Ravault, L. Reinié, F. Robbe-Fossat, P. Robeyrotte, A. Roger, F. Roger, E. Roubaud, B. Rybak, V. Sanchis-Bayarri, V. Sautter, P. Sédaillan, R. Shoen, P. Thévenard, S. Thieffry, M. Treillard, J. Troisier, Tage Strung, R. Turpin, A. Vachey, A. Vaisman, A. Vallée, J. Valtis, C. Viala, J. Vieuchange, P. Vinzent, Wyckoff, G. Wielgosz.

Références biblio. :
- Atanasiu (Pascu), Pierre Lépine, Annales de l'Institut Pasteur , 3, 2, 1992, p. 122-124.
- Atanasiu (Pascu), Naissance d'un vaccin, Le Monde , 17/05/1989.
- Lépine (Pierre), Titres et travaux scientifiques du Docteur Pierre Lépine , s.r., 1951, 20 p. (archives Pasteur, LEP.A1).
- Lépine (Pierre), Notice biographique , 1961, 4 p. dact. (archives Pasteur, LEP.A1).
- Weindling (Paul), Les racines françaises du code de Nuremberg, La Recherche , hors-série nÝ 7, pp. 105-107, 04/2002.

Médiathèque (net) Bibliographie

Service des Archives de l'Institut Pasteur