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Repères chronologiques
Jean Laigret (1893-1966)
fonds d'archives
 

Médecin et biologiste français né le 17/08/1893, à Blois (Loir et Cher).
Elève de l'Ecole principale du service de Santé de la Marine.
1914-1918 Sert dans l'Infanterie, le Génie et les Tirailleurs sénégalais. Blessé en 1915, il reçoit la croix de Guerre.
1919 Soutient, à Bordeaux, sa thèse de doctorat en médecine sur Contribution à la prophylaxie de la syphilis .
1921-1923 Médecin de l'Hôpital Indigène du Moyen-Congo, à Brazzaville.
1923 Suit le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur dans le groupe d'élèves dirigé par J. Dumas.
1924-09/1925 Devient l'adjoint de M. Blanchard, directeur de l'Institut Pasteur de Brazzaville. Il travaille sur le traitement des trypanosomiases en testant le 270.F (orsanine) et le 309.F mis au point par E. Fourneau.
1924 Est élu membre correspondant de la Société de pathologie exotique (SPE). Il en devient membre titulaire honoraire en 1934.
1926 Retour en France.
1927 Nommé chef de laboratoire à l'Institut Pasteur de Saigon, où il reste seulement quelques mois.
1927 Est envoyé en mission à Dakar, où sévit une épidémie de fièvre jaune, pour assurer l'hygiène de la ville. Il y est bientôt rejoint par A.W. Sellards, venu avec des macaques rhésus sur lesquels A. Stockes, chef de mission de la Fondation Rockefeller, aurait réussi à reproduire la fièvre jaune, avant d'en décéder. A. W. Sellards et J. Laigret parviennent à isoler une souche de fièvre jaune qu'ils baptisent souche française.
1928 Après un séjour en France, revient en Afrique comme médecin du service d'Hygiène de Dakar. Il assure également le secrétariat de la Conférence africaine de la fièvre Jaune, présidée par le médecin général inspecteur Lasnet.
1929-1930 Devient directeur du laboratoire de Bamako (Mali).
1930 Rentré en France, est nommé moniteur du Cours de microbiologie de l'Institut Pasteur.
1932 Nommé chef de laboratoire de l'Institut Pasteur de Tunis. Ch. Nicolle lui confie la mise au point d'un vaccin antityphique humain, à partir du virus typhique murin, qui, bien que bénin pour l'homme, garde une action immunisante contre le typhus transmis par les poux.
1931-1934 Travaille sur l'atténuation de la souche de virus amaril par passage sur des cerveaux de souris, technique mise au point par A.W. Sellards et M. Theiler. Après une cinquantaine de passages, le virus se révèle non pathogène pour le singe. Une fois la souche stabilisée par dessiccation au phosphate de soude, il effectue les premiers essais de vaccination sur lui-même, puis sur 70 autres personnes, afin de démontrer que le sang des vaccinés a acquis une immunité.
1934 Alors que l'épidémie de fièvre jaune se réveille en AOF, repart en mission à Dakar, où il installe un centre de production de vaccin antiamaril, puis applique à grande échelle le vaccin sur la population. Malgré un certain nombre de réactions fébriles bénignes, la vaccination est un succès.
1935-1937 Chargé de conférences à la chaire d'hygiène, puis à la chaire de bactériologie, à la faculté de médecine de Paris.
21/12/1936 Lauréat du prix Bréant de l'Académie des sciences pour son vaccin antiamaril.
1936-1937 Fait partie avec les Dr Lasnet et Wroczinski de la mission envoyée en Espagne par l'Organisation d'Hygiène de la SDN, en vue d'étudier les moyens de prévention des maladies infectieuses dans la population civile.
1937-1938 De nouveau collaborateur du Dr Lasnet pour une mission de la SDN chargée de l'étude de la prophylaxie des maladies épidémiques en Chine, au Kouang-Si et Kouang Toung.
1940 Applique sa méthode de vaccination contre le typhus en Tunisie et en Algérie.
1941-1944 Révoqué par le gouvernement de Vichy. Il est chargé de cours à la faculté de Médecine d'Alger en remplacement du Professeur E. Pinoy. Travaille parallèlement sur la fabrication d'hydrocarbure à partir de bactéries anaérobies du sol, de type perfringens .
03/03/1942 Est élu correspondant pour la division d'hygiène de l'Académie nationale de Médecine.
1944-1945 Volontaire pour reprendre du service à Alger lors du débarquement allié, il est nommé directeur du Laboratoire central de l'Armée en Afrique du Nord.
1945 Réintégré à l'Institut Pasteur de Tunis.
1950-1960 Nommé professeur de bactériologie et d'hygiène à la faculté de médecine de Strasbourg.
11/03/1966 Décès à Molineuf (Loir-et-Cher).

Publications en collaboration avec : Ch. Anderson, Mme Auburtin, J. Belfort, M. Blanchard, E. Bonneau, G. Capéran, J. Ceccaldi, J. Dervish, M. Dignat, P. Durand, C. Durieux, P. Giroud, J. Jadin, Jojot, H. Le Boucher, J. Lefaucheur, Lefrou, Marcandier, C. Mathis, Nattan-Larrier, Ch. Nicolle, Ouzilleau, R. Pietrini, R. Pirot, G. Saleun, A. W. Sellards, M. Sicard, H. Sparrow, A. Tchernenko.

Références bibliographiques :
- Laigret (Jean), Jean Laigret - Titres et Travaux Scientifique , 15 p. dac. ronéo., 1947 (archives Pasteur, TRE.DS.57).
- Laigret (Jean), La petite histoire de la découverte de la vaccination contre la fièvre jaune, Médecine Tropicale , 65, 2005, pp. 290-292.

Service des Archives de l'Institut Pasteur