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Repères chronologiques
Paul Durand (1886-1960)
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Médecin et biologiste français né à Saint-Siméon-de-Bressieux (Isère, France), le 17/03/1886. Son père est horloger.
1906-1907 Licencié ès sciences.
1909 Externe des Hôpitaux de Lyon.
1911 Interne des Hôpitaux de Lyon.
1911-1916 Préparateur au Service des sérums à l'Institut bactériologique de Lyon, où J. Courmont l'initie à la bactériologie.
1912 Diplômé d'études supérieures d'hygiène et de bactériologie de l'Université de Lyon.
1912-1913 Préparateur du cours d'hygiène de la Faculté de médecine de Lyon.
1914-1918 Sert comme médecin auxilliaire, puis médecin aide major de 2e classe sur les fronts d'Alsace, des Vosges et d'Artois. A partir de 1916, sert comme médecin aide major de 1ère classe, au laboratoire central de bactériologie de la XIVe Région.
1916-1923 Chef du service des sérums à l'Institut bactériologique de Lyon.
1919-1920 Envoyé par l'université de Lyon à l'Institut Rockefeller.
1921 Soutient sa thèse de doctorat en médecine sur : Les types de bacilles diphtériques. Valeur thérapeutique du sérum antidiphtérique antimicrobien.
1921-1923 Nommé chef de clinique médicale à la Faculté de médecine de Lyon.
1922 Lauréat du prix Clotilde Liard de l'Académie de médecine.
1923-1934 Chef de laboratoire à l'Institut Pasteur de Tunis.
1925 Médecin de la mission résidentielle Courtot (Tunis-Tchad-Dahomey par autochenille).
1926 Conduit la lutte contre une épidémie de peste bubonique qui sévit dans le Centre et du Sud tunisien.
1927-1934 Nommé chef du service des contagieux à l'Hôpital Rabta de Tunis, il continue ses recherches sur la peste pulmonaire. En collaboration avec E. Conseil, il constate que le bacille de A. Yersin peut résister très longtemps, parfois plus d'un an, dans l'organisme du malade. Et que cette longue conservation de l'agent pathogène, à qui une maladie anergisante (anergie : disparition de la capacité de l'organisme à réagir contre un agent pathogène à l'égard duquel il était entérieurement sensibilisé) peut redonner de la virulence, explique la brusque éclosion de pestes pulmonaires.
1930 Décoré chevalier de la Légion d'honneur.
1931 Chargé par le Gouvernement colombien, en collaboration avec R. Latarjet et Tavernier, de proposer un plan de réforme des études médicales à Bogota.
1933 Lauréat du prix Montyon de l'Académie de médecine.
1934 Elu membre de la Société de pathologie exotique (SPE).
1935-1936 Nommé directeur de l'Institut Pasteur d'Athènes, à la suite du départ de G. Blanc. Il y étudie la maladie des porchers, dont il démontre qu'elle n'est pas transmise par le pou du porc mais par les déjections des animaux porteurs du virus.
1936-1949 Revient à Tunis, où il reprend son poste de chef de laboratoire à l'Institut Pasteur.
Il y mène des recherches sur la fièvre boutonneuse : avec Et. Burnet et Olmer, il montre que la fièvre dite de Marseille n'est pas le typhus exanthématique et ne se transmet pas par les poux ; avec E. Conseil, il établit la transmission de la fièvre boutonneuse par le rhipicéphale ; il obtient la preuve immunologique de l'identité des deux maladies tunisienne et marseillaise et démontre que cette affection, maladie du chien transmise par les rhipicéphales, ne touche l'homme que par hasard.
Met au point des méthodes d'isolement et de culture du streptobacille de Ducrey, permettant de constater le rôle de ce germe dans les manifestations cliniques du chancre mou. Ce travail, réalisé en commun avec avec Ch. Nicolle, aboutit à la préparation d'un vaccin curatif.
Mise au point, avec E. Conseil, d'une épreuve allergique permettant de différencier la variole, ou la vaccine, de la varicelle infectée.
Avec Ch. Nicolle, E. Conseil, Cuénod et Lumbroso, étudie la vaccinothérapie des conjonctivites aiguës à bacille de Weeks. Des enfants trachomateux en bénéficient dans les écoles publiques de Tunis.
Description de cas de rage humaine se présentant sous forme de méningite aiguë.
1940 En collaboration avec P. Giroud, met au point un vaccin contre le typhus exanthématique, fondé sur la culture des ricketsies dans les poumons des rongeurs infectés par voie respiratoire.
1950 Elu président de l'Association Charles Nicolle.
1949-1954 Nommé directeur de l'Institut Pasteur de Tunis. Il fait notamment édifier un nouveau bâtiment pour accueillir les services de préparation des vaccins humains et vétérinaires, le service de la brucellose et la bibliothèque.
29/04/1960 Décès à Charbonnières-les-Bains (Rhône).

Publications en collaboration avec : Ch. Anderson, S. Arloing, L. Balozet, E. Bériel, Bonnamour, Bouchut, Et. Burnet, E. Caillou, E. Conseil, P. Courmont, R. Deleuil, Devic, P. Dufourt, Genet, P. Giroud, J. Guérin, J. Laigret, E. Larrive, L. Lavauden, Ch. Lesieur, U. Lumbroso, Malespine, A. Mestrallet, Ch. Nicolle, M. Péhu, A. Pic, P. Porte, Rochaix, Rollet, Y. Rollin, Santy, Sédallian, H. Sparrow, Mme Villain, Voron.

Réf. biblio. :
- Durand (Paul), Exposé des titres et travaux scientifiques de M. Durand, 4 p. dac., 1933 (archives Institut Pasteur, Bio.D1).
- Durand (Paul), titres et travaux, 24 p. imp., 1937.
- Renoux (G.), Paul Durand, Archives de l'Institut Pasteur de Tunis , t. XXXVII, 3 p., 1960.

Service des Archives de l'Institut Pasteur