accueil  |   collecte  |   biographies  |   fonds  |   index généraux : auteurs   matières  |   icono.  |   liens 


Repères chronologiques
Marcel Baltazard (1908-1971)
english version    fonds d'archives
 

Médecin et biologiste français, né à Verdun (Meuse, France) le 13/02/1908. Son père est officier de carrière.
Etudes secondaires à Verdun.
1924 Effectue son certificat préparatoire aux études de médecine PCN (Physique Chimie Sciences naturelles) à Paris.
1928-1933 Un camarade, C. Desportes, lui suggère de le rejoindre dans le laboratoire de parasitologie d'E. Brumpt à la faculté de médecine de Paris. Il y devient aide-préparateur en 1931.
06-12/1932 G. Blanc, auquel E. Roux a confié la création d'un Institut Pasteur au Maroc, l'invite à préparer sa thèse sur le foyer de bilharziose de Marrakech.
12/1932-05/1933 Retour au laboratoire de parasitologie de la faculté de médecine (Paris), où il étudie la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses. Perfectionne sa technique microbiologique dans le laboratoire de R. Legroux, à l'Institut Pasteur. Soutient sa thèse de médecine : Contribution à l'étude de la bilharziose vésicale au Maroc (prix de thèse de l'Académie de médecine). Effectue un stage à l'Institut Pasteur de Tunis auprès de Ch. Nicolle.
05/1933-1942 Rejoint G. Blanc à l'Institut Pasteur de Casablanca. D'abord comme chef de laboratoire, puis à partir de 1941, comme chef de service, il mène des recherches sur la transmission du typhus, du sodoku, du spirochète de la fièvre récurrente.
1935 Prix Desportes de l'Académie de médecine.
1937 Elabore, avec G. Blanc, un nouveau vaccin contre le typhus à partir des déjections de puces infectées et dont la virulence sur l'homme peut être atténuée.
1942-1945 Mobilisé sur sa demande, il effectue, comme médecin-chef du 1er groupe de Tabors-Goums marocains, les campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne.
1945-1946 Retour au Maroc, puis envoyé par R. Legroux en mission temporaire à l'Institut Pasteur d'Iran. Il y prépare avec le gouvernement iranien un nouveau contrat que viennent signer, au nom de l'Institut Pasteur (Paris), L. Pasteur Vallery-Radot, R. Legroux et A. Lacassagne.
1946-1961 Devient directeur de l'Institut Pasteur d'Iran dont il remodèle les structures scientifiques et l'architecture. Il y organise des campagnes nationales de vaccinations de masse contre la variole et la tuberculose, cette dernière avec l'aide de l'OMS et de l'UNICEF. Crée un centre agricole destiné à la réhabilitation sociale des lépreux. Collabore avec les Instituts de recherche français, américains et soviétiques.
1947 Etudie une épidémie de peste survenue en milieu rural au Kurdistan, malgré l'absence totale de rats sur ces hauts plateaux. Les recherches montrent la permanence de l'infection dans ces foyers et le rôle dans cette permanence de la présence de rongeurs présentant une forte résistance à l'infection. Il en conclut qu'il faut rechercher le réservoir vrai de la peste, non plus parmi les espèces sensibles éliminées par l'infection, mais parmi les espèces semi-résistantes qui y survivent. Pour faire la preuve de cette théorie, l'OMS monte une campagne de recherches, à laquelle l'Institut Pasteur d'Iran est associé.
1950-57 Devient membre du comité d'experts de la rage de l'OMS. A ce titre, il participe à la mise sur pied d'un programme d'essais d'un nouveau sérum antirabique, purifié et concentré (dit hyperimmun) produit aux Etats-Unis. Ces travaux ont permi de fixer un nouveau mode d'utilisation du sérum antirabique.
1956 Membre du comité d'experts de la peste de l'OMS.
1954 Prix Bellion de l'Académie des Sciences.
1961-1966 M. Baltazard remet la direction de l'Institut Pasteur d'Iran à un collaborateur iranien, M. Ghodssi, dont il demeure le conseiller scientifique jusqu'en 1966.
1961 Elu membre correspondant de l'Académie de médecine, Paris.
1966 Retour à l'Institut Pasteur de Paris. Sans locaux, ni matériel pendant deux ans, il continue d'animer à distance les recherches poursuivies par son équipe iranienne en collaboration avec l'OMS et en liaison avec des chercheurs russes et américains.
1968 Devient chef du nouveau Service d'épidémiologie des maladies transmissibles, voué à une double activité de recherche et d'enseignement. Poursuite des programmes de recherches antérieurement mis en place au Brésil, au Pérou, en Birmanie, en Mauritanie et projet d'étendre ces enquêtes à d'autres pays.
1970 Crée un cours d'épidémiologie, ouvert aux nouvelles disciplines telles que l'informatique, qui vient compléter le cours de microbiologie de l'Institut Pasteur.
01/09/1971 Décès à Paris.

Publications en collaboration avec P. Aslani, P. Atanasiu, M. Bahmanyar, J. K. Bhatnagar, G. Blanc, A. Boué, E.-R. Brygoo, W. Burgdorfer, A. Chabaud, M. Chamsa, D. H. S. Davis, R. Devignat, A. Dodin, M. Eftékhari, M. Fathi, J. P. Fox, C. Gajdusek, M. Ghodssi, G. Girard, M. A. Gohar, K. Habel, A. Habibi, M. M. Kaplan, Y. Karimi, L. Kartman, R. E. Kissling, A. Komarov, H. Koprowski, P. Lépine, L.A. Martin, K. F. Meyer, A. Minou, C. Mofidi, H. H. Mollaret, P. Mostachfi, R. Néel, M. T. Parker, F. Perez-Gallardo, R. Pollitzer, R. Pournaki, F. M. Prince, S. F. Quan, E. Rouzbehi, A. Sabeti, C. Safavi, M. Schaeffer.

Références biblio. :
- Baltazard (Marcel), Titres et travaux scientifiques , 19 p. dact. polycop., 1966.
- Levaditi (Jean), Vieuchange (Jean), Marcel Baltazard et les Instituts Pasteur de Paris et de Casablanca, Bulletin de la Société de pathologie exotique , t. 65, nÝ 2, 1972, pp. 189-194.

Service des Archives de l'Institut Pasteur