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Repères chronologiques
L'Institut Pasteur dans la Guerre 1914-1918

 

08/1914 Tous les membres de l'Institut Pasteur mobilisables partent immédiatement soit : 41 médecins, 3 pharmaciens, 6 vétérinaires, 76 autres membres du personnel.

Parmi les chercheurs mobilisés ou engagés volontaires :

Ch. Anderson engagé volontaire dans les équipages de la flotte comme apprenti marin, est nommé médecin auxiliaire de la marine en 1915. Participe aux campagnes des Dardanelles et de l'Armée d'Orient sur des navires-hôpitaux ou des transports de troupes. Détaché à terre, il travaille dans un laboratoire de l'Armée d'Orient, puis dans ceux de Toulon et de Lorient.
P. Aubert adjoint du médecin inspecteur général Grall sur le front de Macédoine, puis médecin chef d'une ambulance de corps d'armée dans le secteur de ReIMS.
J. Bablet médecin de bataillon sur le front français. Affecté, en 1916, au 51e bataillon de tirailleurs sénégalais jusqu'en septembre 1916, où il se rend en Oubangui-Chari pour participer au dépistage de la trypanosomiase. Hospitalisé, en 1917, à l'Hôpital Pasteur après avoir contracté la maladie du sommeil. Après sa guérison, regagne le front jusqu'à l'armistice.
N. Bernard médecin-chef du 131e régiment d'infanterie, d'ambulances et de brancardiers de corps jusqu'en 1916.
A. Besredka infirmier, puis médecin aide-major dans divers laboratoires de bactériologie (Verdun, Bar-le-Duc, Val-de-Grâce).
L. Blaizot médecin aide-major sur le front français, puis chargé de la direction du Laboratoire militaire de bactériologie chargé de préparer, à l'Institut Pasteur de Paris, le sérum contre le typhus exanthématique destiné aux troupes d'Orient et à l'armée roumaine.
G. Blanc participe à la campagne de France, puis part comme volontaire pour la Serbie, en 1915.
L. Blaringhem sergent, puis adjudant au 6e régiment territorial d'infanterie, puis à la Brigade des fusiliers marins (1914-1915). Officier d'artillerie à titre temporaire, détaché au Service des fabrications de l'aviation (1915-1919). Nommé chevalier de la légion d'honneur à titre militaire.
L. Boëz sert sur le front d'Orient avant d'être attaché à des laboratoires de bactériologie d'armée.
A. Boquet engagé volontaire, en 1915, dans l'Armée d'Orient en tant que vétérinaire auxiliaire, puis aide-major. Sert notamment au laboratoire de prophylaxie de la peste, à Salonique. A partir de 1917, est mis à la disposition de l'Institut Pasteur d'Alger et du Centre militaire de recherches vétérinaires.
E. Borel mobilisé en 1914, sa conduite sur le front français lui vaut la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
A. Calmette adjoint du directeur du Service de santé de la 1ère Région à Lille, chargé de l'organisation des hôpitaux militaires auxiliaires. Pendant les quatre années d'occupation de la ville par l'armée allemande, continue avec ses collaborateurs de l'Institut Pasteur de Lille, la fabrication des sérums et vaccins nécessaires à la population. Arrêtée en 1918, sa femme est détenue plusieurs mois en otage, avec plusieurs autres femmes lilloises.
E. Césari mobilisé au 20e escadron du train des équipages militaires. Envoyé, de 1915 à 1916, en mission à Montévidéo (Uruguay) par le ministère de la Guerre, pour assurer le contrôle des viandes congelées et l'hygiène des conserves de viande destinées aux armées. Puis affecté au laboratoire des subsistances militaires jusqu'à sa démobilisation.
A. Chaillou médecin-chef de l'Ambulance 7 du Ve corps d'armée. Devient médecin-major de l'armée territoriale. Cité à l'ordre de la IIIe armée, Croix de Guerre.
J. Comandon mobilisé comme médecin-aide-major dans un petit hôpital à Sillé-le-Guillaume jusqu'en 1915, où il rejoint la 251e Ambulance divisionnaire comme médecin-lieutenant, puis participe à la bataille de Verdun avec la 151e division.
E. Conseil bien que réformé, parvient à se faire engager comme membre de la mission médicale française envoyée en Serbie pour combattre le typhus exanthématique. Lors de la retraite de l'Armée serbe, en 1915, il a l'extrémité des pieds gelés et doit être amputé. Revenu à Tunis, en 1916, il sert comme médecin aide-major, mais sa santé reste fragile.
R. Dujarric de la Rivière médecin d'ambulance au 45e régiment d'infanterie, médecin-chef de laboratoires cliniques, puis médecin-chef du Laboratoire central de l'Armée.
J. Dumas affecté au Laboratoire central de bactériologie de l'Armée, il est envoyé en mission sur les fronts de France et d'Orient, où il travaille sur le problème étiologique de la diarrhée des tranchées et de son diagnostic.
P. Durand 1914-1918 sert comme médecin auxilliaire, puis médecin aide-major sur les fronts d'Alsace, des Vosges et d'Artois, puis à partir de 1916, au laboratoire central de bactériologie de la XIVe Région.
E. Fourneau mobilisé comme pharmacien aide-major au laboratoire d'analyse de la pharmacie centrale, puis attaché comme chimiste à la direction des inventions, études et expériences techniques.
J. Genevray médecin auxiliaire, puis médecin aide-major dans plusieurs régiments d'infanterie et d'artillerie.
G. Girard mobilisé comme médecin des Troupes coloniales. Reçoit la Croix de Guerre, en 1916.
A. Lacassagne médecin auxilliaire sur le front français jusqu'en 1916, où il rejoint l'Armée d'Orient.
J. Laigret sert dans l'Infanterie, le Génie et les Tirailleurs sénégalais. Blessé en 1915, il reçoit la Croix de Guerre.
C. Levaditi engagé volontaire comme infirmier, puis comme médecin.
J. Magrou médecin aide-major, au Goupe de brancardiers du 20e Corps, à l'ambulance chirurgicale automobile 6, puis au Groupement des services chirurgicaux et scientifiques de l'Hôpital d'évacuation de Bouleuse. Puis chargé d'organiser et de diriger le Service régional de bactériologie de la Place de Béziers.
G. Martin mobilisé sur le front français, puis désigné, en 1916, à la direction du Service de santé du Cameroun.
R. Martin, engagé volontaire en 1916, sert comme aspirant, puis comme sous-lieutenant d'artillerie. Décoré de la Croix de Guerre.
Noc affecté à sa demande comme médecin-chef d'ambulance à la 46e division de chasseurs alpins. Sa consuite sur le front lui vaut d'être cité à l'ordre de la division.
L. Pasteur Vallery-Radot bien que réformé pour une pleurésie, obtient sa réintégration et rejoint le 17e régiment d'infanterie comme médecin auxiliaire. Puis sert dans le 31e bataillon de chasseurs, enfin dans le 295e régiment d'infanterie.
A. Pettit mobilisé d'abord dans l'armée de Belgique , puis dans l'Armée des Vosges. A la demande des ministères de la Guerre et de la Marine, particpe à des missions d'étude des spirochétoses. A l'issu du conflit, il est fait Croix de guerre et chevalier de la Légion d'Honneur.
E. Pozerski de Pomiane mobilisé comme médecin aide-major rattaché à diverses formations sanitaires du front.
Cl. Regaud mobilisé comme médecin-chef d'un hôpital d'évacuation. Chargé, en 1915, de réformer le Service de santé, il crée des ambulances automobiles chirurgicales. Organise, près du front, à Bouleuse, un grand centre thérapeutique modèle, destiné à former les médecins mobilisés au traitement chirurgical des plaies.
E. Roubaud mobilisé comme sergent brancardier d'infanterie, puis versé dans un laboratoire de lutte contre le paludisme.
A. Staub est grièvement blessé lors de combats.
A. Thiroux mobilisé comme médecin chef de la 77e Division du 33e corps, jusqu'en 1916. Poste qui lui vaut plusieurs citations dont une à l'ordre de l'Armée.
Ch. Truche sert successivement comme vétérinaire capitaine dans une formation du front, au laboratoire antityphoïdique de l'Hôpital du Val-de-Grâce et au service de sérothérapie de l'Armée, à Alfort.
M. Weinberg engagé volontaire en qualité d'aide-major, il est nommé chef de laboratoire à l'Hôpital militaire d'Issy-les-Moulineaux, où il entreprend l'étude des microbes anaérobies de la gangrène gazeuse. En 1917-1918, il parvient à mettre au point un sérum anti-gangréneux polyvalent.
Eug. Wollman engagé volontaire, sert comme médecin aide-major à l'Hôpital militaire du Val-de-Grâce, participe aux campagnes en Afrique et en Orient.

Membres de l'Institut Pasteur tombés pendant la guerre :

Dominique Bertrand (préparateur au laboratoire de E. Metchnikoff), médecin aide-major au 350e régiment d'infanterie, tué le 7 septembre 1914, alors que blessé à la jambe il continuait de donner des soins à un soldat.
Bessière (concierge du bâtiment de Chimie Biologique), disparu en septembre 1914.
Auguste Chaillou, tué le 24 avril 1915, alors qu'il procédait à l'assainissement du champ de bataille.
Jacques Cochin (travailleur bénévole à l'Institut Pasteur), capitaine d'infanterie, tué à la tête de sa compagnie.
Contamin (préparateur au laboratoire de A. Borrel), médecin aide-major, tué en portant un ordre de liaison.
Defaix (garçon de laboratoire), disparu en août 1918.
Dourlens (jardinier), caporal d'infanterie, tué en 1915.
Fauveau (employé à l'Institut Pasteur de Garches), tué à l'ennemi.
Grégoire (garçon de laboratoire), mort en captivité en Allemagne.
Girard (médecin adjoint à l'Hôpital Pasteur), médecin chef du laboratoire de bactériologie d'Autun, mort dans son laboratoire.
Guillot (interne à l'Hôpital Pasteur), médecin aide-major, mort d'une infection contractée dans son service.
Frédéric Jupille, sous-officier à la 22e section d'infanterie, mort le 6 septembre 1918.
Lagane (médecin adjoint à l'Hôpital Pasteur), médecin aide-major à l'Hôpital de Verdun, mort d'une infection contractée dans son service.
Lemarquant (ancien interne de l'Hôpital Pasteur), médecin aide-major, mort d'une infection.
Maréchal (garçon de laboratoire), lieutenant au 205e d'infanterie, tué en décembre 1917.
Julien Martin (garçon de laboratoire), sergent d'infanterie, tué en août 1918.
Massol (chef de laboratoire à l'Institut Pasteur de Lille), décédé d'une infection contractée aux armées, en avril 1915.
Metivet (employé à l'Institut Pasteur de Garches), tué à l'ennemi.
Militon (employé à l'Institut Pasteur de Garches), tué à l'ennemi.
Régnard (boursier au laboratoire de F. Mesnil), brigadier d'artillerie, tué le 12 septembre 1916.
François Rochechouart, prince de Tonnay-Charente (travailleur bénévole dans le laboratoire de E. Fourneau), engagé volontaire, lieutenant aviateur, Croix de Guerre-7 citations, chevalier de la Légion d'honneur, tué dans un combat aérien, le 16/03/1918.
Rossignol (employé à l'Institut Pasteur de Garches), tué à l'ennemi.
D. Roudsky (préparateur au laboratoire de A. Laveran), médecin auxilliaire au 46e régiment d'infanterie, tué le 29 septembre 1916 alors qu'il donnait des soins à des blessés.
Sauton (attaché au laboratoire de E. Fourneau), tué en mai 1917.
Séjournant (vétérinaire attaché à l'Institut Pasteur du Maroc), chef du service vétérinaire de 2e groupe du 36e d'artillerie, tué dans un bombardement.
Thirion (garçon de laboratoire), tué en août 1918.

Références biblio. et sources :
- Calmette (Albert), L'oeuvre de l'Institut Pasteur pendant la guerre, Association pour l'extension des méthodes pastoriennes, 22 p., 1921.
- dossier Guerre 1914-1918 (personnel mobilisé de l'Institut Pasteur), Archives Pasteur, DR.DOS.4)

Service des Archives de l'Institut Pasteur