Présentation

Des approches multidisciplinaires sont adoptées pour décrypter la base du mode de vie des parasites, les stratégies de survie des différents microbes eucaryotes, l’invasion de l’hôte et les facteurs régissant la transmission depuis et vers l’insecte hématophage.

 

Responsable : Kenneth VERNICK

 

La recherche sur le parasite du paludisme vise à mieux comprendre l’invasion parasitaire des cellules hôtes, le remodelage de la membrane des érythrocytes, la maturation protéolytique des antigènes de surface des parasites et la variation antigénique. D’autres thèmes de recherche incluent la biosynthèse de la paroi cellulaire d’A. fumigatus, la biogenèse du flagelle de T. brucei et des programmes de développement de signalisation relatifs aux parasites Leishmania. De nouveaux modèles ont été établis afin d’explorer l’invasion de l’hôte et la dissémination des parasites Plasmodium, Leishmania et Aspergillus. L’imagerie à haut contenu en temps réel est utilisée pour étudier les interactions cellulaires dynamiques des parasites Plasmodium avec leur hôte lors de l’invasion et de l’établissement dans le foie et le développement des amastigotes de Leishmania dans les cellules hôtes in vitro, ainsi que dans la peau et le foie.

 

Des études de cartographie génétique menées sur les moustiques anophèles sauvages en Afrique sont exploitées pour identifier les loci chromosomiques contrôlant l’infection du moustique par les parasites. Le recours à la génomique, à la biologie cellulaire et à la biochimie permet de comprendre les mécanismes qui rendent les moustiques sensibles ou résistants à une infection par le parasite du paludisme. Dans la mesure où les moustiques naturellement résistants au paludisme sont très répandus, une stratégie de contrôle efficace pourrait consister à favoriser leur propagation dans la population naturelle.

 

La physiopathologie du paludisme est étudiée in vivo sur un modèle de rongeur et à l’aide de modèles in vitro pour le « rosetting » ou la cytoadhérence à la chondroïtine sulfate A. L’imagerie intravitale est utilisée sur les rongeurs pour mieux définir la nature du stade préérythrocytaire de l’infection. Les mécanismes de clairance parasitaire sont disséqués à l’aide de l’unique modèle expérimental de rate humaine perfusée ex vivo et sur un modèle de souris humanisée. Ces travaux sont combinés aux études séro-épidémiologiques menées dans diverses zones endémiques.

 

Le développement d’un vaccin contre le paludisme constitue un domaine de recherche particulièrement actif. En la matière, plusieurs candidats vaccins pour les stades préérythrocytaire et érythrocytaire font actuellement l’objet d’essais cliniques de phases Ia et Ib chez l’adulte et l’enfant, ainsi que d’essais d’efficacité de phases I et IIb sur des volontaires européens et des populations africaines. D’autres candidats ont passé le stade de développement préclinique et entrent à présent en phase clinique.

 

La découverte de nouveaux médicaments contre les parasites Plasmodium, Leishmania et Aspergillus représente aujourd’hui une véritable nécessité. À cet égard, les chercheurs se concentrent actuellement sur le développement de méthodologies de criblage de médicaments et l’identification de cibles thérapeutiques prometteuses. Dans le domaine du paludisme, un anticorps recombinant humain thérapeutique entre actuellement en phase de développement clinique.

  • Organisation

    Instances animant le département Parasitologie et mycologie

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Mis à jour le 14/01/2014

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