Organisation de la recherche

L’Institut Pasteur a organisé sa recherche en départements, eux-mêmes composés d’entités de recherche, de laboratoires et de plates-formes technologiques. Au delà de cet organigramme structurel, l’Institut Pasteur a à cœur de favoriser les échanges et de multiplier les partenariats pour préserver l’excellence de ses travaux.

Également, la direction générale de l'Institut Pasteur est conseillée par des scientifiques de très haut niveau, Pasteuriens et non Pasteuriens qui forment un « Collège des Conseillers Scientifiques ». 

 

Les dix départements de recherche se sont mis en place autour des domaines historiques de recherche constitués par l’étude des maladies infectieuses, de la microbiologie et de l’immunologie. Au fur et à mesure des besoins, des découvertes et de l’avancée des technologies de recherche, d’autres disciplines sont venues enrichir cet univers scientifique déjà très complet. Aujourd’hui, parmi les dix départements de recherche, on recense :

 

Ces départements de recherche sont eux-mêmes divisés en 130 unités de recherche rassemblant des équipes venues de tous horizons. Afin de conserver cette dynamique scientifique, la création, chaque année, de groupes à 5 ans (les G5), permet constamment de renouveler le vivier de jeunes chercheurs et d’idées innovantes nécessaires à la poursuite d’une recherche de qualité.

 

Pour renforcer encore la pluridisciplinarité de ses équipes, le brassage des idées, la mise en commun des outils et des savoir-faire, l’Institut Pasteur met en place des structures complémentaires, comme les Programmes Transversaux de Recherche, qui associent les départements et les unités sur des projets ciblés de court et moyen terme.

 

Par ailleurs, l’Institut Pasteur n’hésite pas à multiplier les partenariats nécessaires à la mise en œuvre de programmes de recherche d’envergure comme dans le cas des Laboratoires d’Excellence (LabEx) REVIVE, Milieu Intérieur ou IBEID, l’Institut Carnot « Pasteur Maladies Infectieuses » dont il assure le pilotage.

 

Des équipements et des plates-formes high-tech

L’Institut Pasteur s’est doté de 13 plates-formes technologiques organisées en 3 pôles, d’un centre de production des Anophèles et d’un centre de ressources biologiques. Des équipements sophistiqués permettent le développement de projets de recherche à l’échelle nationale et internationale. A la disposition des chercheurs du campus comme des chercheurs venus d’autres organismes, ces plates-formes fournissent un service complet allant de la ressource technologique aux connaissances et savoir-faire nécessaires à leur utilisation.

 

Génopole

La Genopole réunit un ensemble d’équipements de pointe et de compétences scientifiques pour la réalisation de projets en génétique, génomique, génomique des populations, épidémiologie moléculaire, transcriptomique, épigénétique et bio-informatique.

 

Pour en savoir plus sur la Génopole de l’Institut Pasteur.

 

Imagopole

L’Imagopole® a pour mission de développer et d’appliquer des technologies d’imagerie scientifique, dans le cadre d’expérimentations guidées visant à comprendre les processus biologiques normaux, et leur usurpation par des processus pathologiques.

 

Pour en savoir plus sur l’Imagopole de l’Institut Pasteur.

 

Protéopole

La Protéopole réunit l’expertise des plates-formes dédiées à l’analyse des macromolécules, et plus spécifiquement des protéines, allant du clonage à la production de protéines recombinantes et d’anticorps à la résolution de structures tridimensionnelles en passant par les caractérisations biophysiques et biochimiques.

 

Pour en savoir plus sur la Protéopole de l’Institut Pasteur.

 

Centre de production et d’infection des Anophèles (Cepia)

Le CEPIA est une plate forme de production et de manipulation de moustiques du genre Anopheles destinés à la recherche. Elle permet aux collaborateurs scientifiques d’étudier les interactions entre les parasites Plasmodium responsables du paludisme et leurs hôtes, moustiques et mammifères.

 

Pour en savoir plus sur le Cepia de l’Institut Pasteur.

 

Centre de ressources biologiques de l’Institut Pasteur (CRBIP)

Le CRBIP conserve des collections de matériels biologiques et les informations qui leur sont associées. Il distribue ses ressources biologiques en France et à l’étranger suivant les normes de sécurité pour la santé et l’environnement, conformément aux règlements et aux lois en vigueur, et en assurant une traçabilité maximale.

 

Pour en savoir plus sur le CRBIP de l’Institut Pasteur.

 

Des applications dans le domaine de la santé

Recherche clinique

Afin de développer une recherche fondamentale pluridisciplinaire tout en gardant le souci d’accélérer le passage des résultats de cette recherche vers leurs applications dans le domaine de la santé humaine, l’Institut Pasteur a mis en place le Pôle intégré de recherche clinique, le PIRC. Le PIRC assure la mise en œuvre des recherches cliniques depuis l’initiation jusqu’à la valorisation des résultats obtenus, tout en garantissant le respect des bonnes pratiques cliniques et éthiques.

 

Centres nationaux de référence et Centres collaborateurs de l’OMS

Certaines unités de l’Institut Pasteur ont été désignées comme laboratoires experts par l’InVS (Institut de Veille Sanitaire) pour assurer le rôle d’observatoire des maladies infectieuses transmissibles. Ces laboratoires, dits Centres nationaux de référence, au nombre de 15 à l’Institut Pasteur, appuient les autorités sanitaires dans leurs missions de diagnostic, de surveillance épidémiologique et de recherche sur ces maladies.

Parmi ces 15 CNR, 7 assurent ce même rôle pour le compte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont un pour l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale).

 

Des applications dans le domaine industriel

L’Institut Pasteur mène aussi une politique active de transfert de technologies, par des contrats de licence industriels. Ainsi, les deux tiers de ses unités de recherche ont déjà contribués à la constitution du portefeuille de brevets qui est proposé à la communauté industrielle mondiale. Grâce à ces contrats de licence, de nombreuses entreprises ont pu exploiter les grandes découvertes issues de la recherche pasteurienne. Certaines ont ainsi abouti à la commercialisation de produits majeurs dans l’amélioration de la santé humaine, tels que le test de diagnostic du sida ou le vaccin contre l’hépatite B.

 

Plus de la moitié des transferts de technologies de la recherche fondamentale à l’application industrielle se font actuellement par l’intermédiaire de petites structures innovatrices et entreprenantes. C’est pourquoi l’Institut Pasteur a créé, dès 2000, un incubateur capable d’accueillir pendant leurs premières années d’existence 14 jeunes entreprises de biotechnologies. Conçues pour participer à l’effort de recherche sur des problématiques chères à l’Institut Pasteur, ces « jeunes pousses » bénéficient d’une assistance en matière juridique, technique, administrative et financière. Des structures qui permettent outre la valorisation des brevets de l’Institut Pasteur, de créer plusieurs dizaines d’emplois chaque année.

 

Découvrez les relations industrielles de l’Institut Pasteur.

Mis à jour le 16/12/2013