Recommandations générales

Les vaccinations

Prévention du paludisme

Prévention des maladies transmises par d’autres animaux (piqûres, morsures)

Prévention des autres risques

Les mesures d’hygiène (en mileu tropical mais pas uniquement)

La femme enceinte

L’enfant

Personnes âgées

Trousse de pharmacie

Information : sources

 


 

Les horaires et modalités de prises de RDV - Centre médical de l’Institut Pasteur.

 


 

Les vaccinations

Avant tout voyage il convient d’établir un programme de vaccination qui tient compte de deux critères :

 

  • L’obligation administrative. Elle correspond à la protection du pays contre un risque infectieux venant de l’extérieur plus qu’aux risques encourus par le voyageur.
  • Les risques réels encourus par le voyageur. Ils varient en fonction de la situation sanitaire du pays visité, des conditions et de la durée du séjour, des caractéristiques propres du voyageur, en particulier l’âge et aussi les vaccinations antérieures. C’est donc un, voir deux mois avant le départ qu’il faut se préoccuper des vaccins nécessaires au risque d’être pris de court.

Les vaccinations recommandées sont indiquées par pays.

 

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Prévention du paludisme

Le paludisme est une maladie grave, potentiellement mortelle, transmise par des moustiques, et très répandue en zone tropicale. Il existe plusieurs espèces de parasites responsables du paludisme. Plasmodium falciparum est l’espèce la plus dangereuse, car elle est responsable des formes mortelles, c’est également la plus fréquente (en Afrique tropicale surtout, mais aussi en Amérique et en Asie forestière). C’est prioritairement contre cette espèce que sont dirigées les mesures préventives.

 

Ses modalités dépendent de la destination, des conditions et de la durée du séjour, de la saison, …

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale contre le paludisme, c’est pourquoi il convient de recourir simultanément :

 

  • A une chimioprophylaxie (prise d’un médicament antipaludique à titre préventif) ;
  • A des mesures de protection contre les piqûres de moustiques.

1. Traitements préventifs

 

Le choix du médicament utilisé varie en fonction de la résistance du parasite à la chloroquine (autrefois suffisante pour assurer la prévention du paludisme chez le voyageur), mais aussi les caractéristiques propres du voyageur :

 

  • Son âge (enfants, personnes âgées),
  • Ses antécédents pathologiques,
  • Une possible interaction médicamenteuse,
  • Une grossesse (ou son éventualité), …

Aussi, ces médicaments ne sont-ils délivrés que sur prescription médicale : une consultation auprès de son médecin traitant ou d’un centre de conseils aux voyageurs est donc nécessaire.

 

La prise pendant le séjour d’un traitement antipaludique par le voyageur de sa propre initiative doit rester l’exception et ne doit s’envisager qu’en l’absence de possibilité de prise en charge médicale dans les 12 heures qui suivent 1’apparition de la fièvre. Il devra avoir été prescrit par un médecin consulté avant le départ.

 

La possession d’un médicament de réserve peut se justifier lors d’un séjour de plus d’une semaine avec déplacements en zone très isolée. Si le voyageur est amené à prendre de lui-même un tel traitement, il devra de toutes façons, consulter un médecin dès que possible.

 

Un traitement de réserve ne doit jamais être pris au retour en France sans consultation médicale et sans un examen sanguin préalable. La chimioprophylaxie concerne également les personnes originaires de pays où sévit le paludisme, tout particulièrement les Africains résidant en France, qui ont perdu leur immunité au bout de quelques années et a fortiori leurs enfants nés en France, qui n’ont jamais été exposés au parasite.

 

Les régions impaludées du monde sont classées en 3 groupes, définis selon le niveau de chloroquinorésistance, auxquels correspondent différentes possibilités de traitement préventif :

 

GROUPE 1 (absence de chloroquinorésistance) :

 

- Chloroquine (Nivaquine ®100)

Un comprimé chaque jour pour une personne pesant au moins 50 kg. Pour une personne de moins de 50 kg et chez les enfants, la posologie est de 1,5 mg/kg/jour.La prise est à débuter le jour de l’arrivée dans la zone à risque, et à poursuivre 4 semaines après avoir quitté la zone impaludée.

 

GROUPE 2 (zone de chloroquinorésistance), deux possibilités :

 

- Chloroquine (Nivaquine®100) et Proguanil (Paludrine® 100)

Chloroquine (Nivaquine® 100) ; un comprimé par jour.

Proguanil (Paludrine® 100) : deux comprimés chaque jour, en une seule prise au cours d’un repas.

 

Ou l’association Chloroquine - Proguanil (Savarine®)

Un comprimé par jour, pour une personne pesant au moins 50 kg. La chloroquine, le proguanil et la Savarine® peuvent être administrés aux femmes enceintes. La Savarine® n’ayant pas de présentation adaptée à l’enfant, la chloroquine à la dose de 1,5mg/kg/j et le proguanil à 3 mg/kg/j (à partir de 9 kg) sont prescrits séparément chez les sujets de moins de 50 kg. La prise est à débuter le jour de l’arrivée dans la zone à risque, et à poursuivre 4 semaines après avoir quitté la zone impaludée.

 

- Association Atovaquone (250 mg) - Proguanil (100 mg) (Malarone®)

Un comprimé par jour au cours d’un repas, chez les personnes pesant au moins 40 kg. La Malarone® est disponible en comprimé pédiatrique (Malarone® comprimés enfants ; atovaquone : 62,5 mg, proguanil : 25 mg) permettant l’administration de ce médicament chez l’enfant de 11 à 40 kg. Chez la femme enceinte, la Malarone® peut être prescrite en cas de séjour inévitable en pays du groupe 3, mais le suivi de grossesses exposées à l’association atovaquone-proguanil est insuffisant pour exclure tout risque.

 

L’administration est commencée le jour d’arrivée en zone à risque et doit être poursuivie une semaine après la sortie de cette zone. La durée d’administration continue de l’atovaquone-proguanil dans cette indication devra être limitée à 3 mois, faute de disposer à ce jour d’un recul suffisant en prophylaxie prolongée.

 

GROUPE 3 (zone de prévalence élevée de chloroquinorésistance ou de multirésistance), trois possibilités :

 

- Méfloquine (Lariam® 250)

Un comprimé une fois par semaine, pour une personne pesant plus de 45 kg.

 

Chez l’enfant, la chimioprophylaxie obéit aux mêmes règles que pour l’adulte, à la dose de 5 mg/kg/semaine. Cependant, le produit n’existe que sous forme de comprimé quadrisécable (dosé à 250 mg) qui ne permet d’adapter la prophylaxie que chez les sujets de plus de 15 kg (environ 3 ans).

 

Chez la femme enceinte, la méfloquine peut être prescrite en cas de séjour inévitable en pays de groupe 3, l’analyse d’un nombre élevé de grossesses exposées n’ayant apparemment relevé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier dû à ce médicament administré en prophylaxie. Il faut débuter le traitement au moins 10 jours avant l’arrivée dans la zone à risque pour apprécier la tolérance de deux prises. Sauf si un traitement antérieur a été bien toléré, il est même préférable, dans la mesure du possible, d’obtenir trois prises avant le départ pour détecter un éventuel effet secondaire survenant plus tardivement. L’apparition sous traitement de troubles neuro-psychiques tels qu’une anxiété aiguë, un syndrome dépressif, une agitation, une confusion mentale, des tendances suicidaires ou même des troubles mineurs tels qu’une tristesse inexpliquée, des céphalées, des vertiges ou des troubles du sommeil, doit conduire à l’interruption immédiate de cette prophylaxie. La prise de méfloquine doit être poursuivie 3 semaines après avoir quitté la zone d’endémie.

 

En cas de contre-indication ou d’effet indésirable de la méfloquine entraînant l’arrêt du traitement, peuvent être proposées l’association atovaquone-proguanil (Malarone®), la doxycycline (monohydrate de doxycycline) (au-delà de l’âge de 8 ans et en l’absence de grossesse en cours), ou l’association chloroquine-proguanil (Nivaquine® + Paludrine® ou Savarine®) en dépit de sa moindre efficacité (il conviendra alors de renforcer les mesures de protection contre les piqûres de moustiques).

 

- Association Atovaquone - Proguanil (Malarone®) :

Un comprimé par jour au cours d’un repas, chez les personnes pesant au moins 40 kg. La Malarone® est disponible en comprimé pédiatrique (Malarone® comprimés enfants ; atovaquone : 62,5 mg, proguanil : 25 mg) permettant l’administration de ce médicament chez l’enfant de 11 à 40 kg. Chez la femme enceinte, la Malarone® peut être prescrite en cas de séjour inévitable en pays du groupe 3, mais le suivi de grossesses exposées à l’association atovaquone-proguanil est insuffisant pour exclure tout risque. L’administration est commencée le jour d’arrivée en zone à risque et doit être poursuivie une semaine après la sortie de cette zone. La durée d’administration continue de l’atovaquone-proguanil dans cette indication devra être limitée à 3 mois, faute de disposer à ce jour d’un recul suffisant en prophylaxie prolongée.

 

- Monohydrate ou Hyclate de Doxycycline :

Doxypalu® (monohydrate) comprimés à 50 ou 100 mg, Granudoxy ® Gé (monohydrate) comprimés sécables à 100 mg, Doxy® 100 Gé et Doxy® 50 Gé (hyclate) : 100 mg/jour chez les sujets de plus de 40 kg, 50 mg/j pour les sujets de poids < 40 kg.

 

La doxycycline est contre-indiquée avant l’âge de 8 ans, déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse et contre-indiquée à partir du deuxième trimestre (elle expose l’enfant à naître au risque de coloration des dents de lait). Elle peut entraîner une photodermatose par phototoxicité. Pour limiter ce risque, on conseille la prise le soir au cours du repas, au moins 1 h avant le coucher. La prise est à débuter le jour de l’arrivée dans la zone à risque, et à poursuivre 4 semaines après avoir quitté la zone impaludée.

 

Enfin les pays et zones du Groupe 0 sont exempts de paludisme et ne nécessitent pas de chimioprophylaxie.

 

Pour savoir s’il existe un risque de paludisme dans le pays où vous vous rendez et dans quel groupe il est classé, consultez notre carte du monde

 

2 - Protection contre les piqûres de moustiques

 

Il est aussi très important de se protéger contre les piqûres de moustiques, car cela permet de prévenir également d’autres infections ayant le même mode de transmission, en particulier la dengue, très répandue sous les tropiques. Les anophèles (moustiques vecteurs du paludisme) piquent habituellement entre le coucher et le lever du soleil ; les mesures à observer sont les suivantes :

 

  • Porter le soir des vêtements longs, imprégnés d’insecticide :

    les vêtements ainsi que les toiles de tente peuvent être imprégnés par pulvérisation (spray) ou par trempage (I’insecticide utilisé doit alors être la perméthrine). On peut se procurer en pharmacie des flacons vaporisateurs de perméthrine. La pulvérisation se fait sur les parties externes des vêtements.

  • Appliquer un produit répulsif (insectifuge ou repellent) sur les parties découvertes du corps :

    L’application du produit doit se faire dès le coucher du soleil sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris, ainsi que sur les parties pouvant se trouver découvertes à l’occasion de mouvements.

  • La durée de la protection varie de 2 à 5 heures :

    Elle dépend de la concentration du produit et de la température extérieure. Les applications seront renouvelées plus fréquemment en fonction de la transpiration ou des bains et des douche. Ces produits peuvent être toxiques s’ils sont ingérés : éviter tout contact avec les muqueuses buccales ou oculaires. La pulvérisation de répulsif sur les vêtements est possible mais de courte efficacité (2 heures) car le produit est volatil.

  • Dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide (deltaméthrine ou perméthrine) :

    La moustiquaire imprégnée d’insecticide assure la meilleure protection contre les piqûres de moustiques nocturnes. Elle doit être en bon état (pas de déchirure) et utilisée correctement (soit bordée sous le matelas, soit touchant le sol). On peut se procurer des moustiquaires déjà imprégnées en pharmacie ou dans les magasins d’articles de voyage, ou les imprégner soi-même avec des kits d’imprégnation disponibles en pharmacie. La durée d’efficacité du produit est de 6 à 8 mois. Même dans les pièces climatisées, utiliser un diffuseur électrique d’insecticide (penser au kit d’adaptation de prises de courant), car la climatisation réduit l’agressivité des moustiques mais ne les empêche pas de piquer. A l’extérieur, on peut faire brûler des tortillons de pyrèthre.

Produits recommandés :

 

Age Nb max d'applications par jour DEET* Picaridine PMDRBO** IR3535***
6 mois - âge de la marche 1 10%-30% - 20%-30% 20%
âge de la marche - 24 mois 2 10%-30% - 20%-30% 20%
24 mois - 12 ans 2 20%-30% 20%-30% 20%-30% 20%-35%
> 12 ans 3 20%-50% 20%-30% 20%-30% 20%-35%
Femmes enceintes 3 30% 20% 20% 20%

 

En cas d’exposition aux anophèles vecteurs de Plasmodium, agents du paludisme, la concentration minimale efficace de DEET est de 30%.

 

* Le DEET (N,N-diéthyl-m-toluamide) a fait l’objet d’une évaluation au niveau européen dans le cadre de la Directive Biocides 98/8/CE ; une restriction d’usage est émise chez l’enfant âgé de moins de 2 ans. Cependant, en cas de risque élevé de transmission d’une maladie vectorielle, il est utilisable sur une période courte en respectant scrupuleusement le nombre d’applications maximum admis et les conditions pratiques d’usage chez l’enfant.

 

** PMDRBO, Para-Menthane-3,8, diol Rich Botanical Oil, mélange de cis- et trans-p-menthane-3,8 diol.

 

*** L’IR3535, la picaridine et le PMDRBO sont en cours d’évaluation au niveau européen.

 

Efficacité relative des moyens de prévention disponibles contre les piqûres de moustiques :

 

  VECTEURS
 

Anophèles et Culex

 

Piquent du coucher au lever du soleil

Aedes

 

Piquent le jour

  MALADIES
MOYENS Paludisme, Filarioses, West Nile... Dengue, Chikungunya...
Moustiquaire imprégnée d’insecticide ++++ +

Moustiquaire imprégnée ou non, de berceau, de poussette... pour un enfant avant l’âge de la marche

++++ ++++

Pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticides rémanents(méthode réservée aux professionnels de la lutte anti-vectorielle,
indépendante et non disponible pour les voyageurs)

+++ ++

Pulvérisation intra-domiciliaire de « bombes » insecticides (disponibles dans le commerce)

++ ++
Diffuseur électrique d’insecticide (à l’intérieur) ++ ++
Grillage anti-moustiques aux fenêtres et portes ++ ++
Climatisation    + +
Ventilation + +
Répulsifs cutanés +++ +++
Vêtements imprégnés d’insecticide ++ ++
Serpentin fumigène (extérieur) + +

 

Sources : IRD, InVS

++++ : les plus efficaces

+ : les moins efficaces


 

ATTENTION

 

Même si l’on a suivi une chimioprophylaxie adaptée et appliqué toutes les mesures, toute fièvre au retour d’un voyage en zone tropicale doit être considérée comme un accès de paludisme et impose de consulter en urgence un médecin.Les premiers symptômes sont souvent peu alarmants mais le paludisme peut être mortel si son traitement est retardé. En cas de fièvre même légère, nausées, maux de tête, courbatures ou fatigue au cours du séjour ou dans les mois qui suivent le retour, un médecin doit être consulté en urgence. L’examen d’un échantillon de sang est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Toute fièvre au retour des tropiques doit être considérée a priori comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire.

 

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Prévention des maladies transmises par d’autres animaux (piqûres, morsures)

Prévention des maladies transmises par piqûres ou morsures d’arthropodes (moustiques, tiques, mouches, ...) :

 

Un grand nombre d’infections, contre lesquelles on ne dispose pas toujours de vaccin ou de traitement médicamenteux, sont transmises par les arthropodes. Les moyens de protection sont les mêmes que ceux que l’on utilise contre les moustiques vecteurs du paludisme, mais l’horaire peut varier : ainsi, les moustiques vecteurs de la dengue piquent dans la journée ou en début de soirée.

 

Prévention des envenimations (par morsures de serpents, scorpions, fourmis, ou contact avec des poissons ou des coquillages venimeux) :

 

  • Porter des chaussures montantes, fermées, un pantalon long, frapper le sol avec un bâton ou faire du bruit en marchant ;
  • Secouer ses vêtements, ses chaussures, ses draps, avant usage ;
  • Sur la plage, ne pas marcher pieds nus.

Se renseigner localement.

 

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Prévention des autres risques

Traumatologie, soins médicaux : les accidents (de la circulation ou non) représentent 30 % des causes de rapatriement sanitaire.

 

La prudence s’impose donc du fait notamment de l’état des routes et du non-respect des règles de circulation. Le port du casque est indispensable en deux roues. Une assurance auprès d’une société d’assistance est indispensable avant le départ. Les transfusions sanguines, les soins médicaux avec injection ou incision ou endoscopie, les soins dentaires représentent un risque majeur dans la plupart des pays aux structures sanitaires insuffisantes (hépatite B, hépatite C, infection par le virus du SIDA) :

 

  • Refuser tout soin sans matériel neuf à usage unique (aiguilles, seringues) ;
  • De même, éviter tatouage, piercing et acupuncture.

Avant le départ :

 

  • Se munir si besoin de petit matériel d’urgence (voir la trousse de pharmacie) ;
  • Il est également recommandé d’effectuer une visite de contrôle chez le dentiste.

Infections sexuellement transmissibles (IST) : (hépatite B, VIH, gonococcie, syphilis, chlamydiose...).

 

L’usage adéquat de préservatifs est la seule prévention efficace (en dehors de l’abstention) pour tout rapport sexuel. Les emporter avec soi.

 

Selon les conditions et la durée de votre voyage les risques dont il faut se prémunir peuvent être liés à l’environnement :

 

  • Baignades en eau douce ou eau de mer, sols, chaleur et humidité ;
  • Insectes et autres animaux piqueurs ou mordeurs ;
  • Boissons et alimentation - Diarrhée du voyageur.

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Les mesures d’hygiène (en mileu tropical mais pas uniquement)

 

Hygiène alimentaire (prévention de la diarrhée des voyageurs, de l’hépatite A, de l’amibiase...).

 

Se laver souvent les mains avec du savon (l’eau est insuffisante), particulièrement :

 

  • Avant les repas ;
  • Avant toute manipulation d’aliments ;
  • Après passage aux toilettes.

 

Ce qu’il faut faire :

 

  • Consommer uniquement de l’eau en bouteille capsulée (bouteille ouverte devant soi) ou rendue potable (filtre portatif, produit désinfectant, ébullition 5 minutes) ;
  • Peler les fruits ;
  • Le lait doit être pasteurisé ou bouilli.

 

Ce qu’il ne faut pas faire, ingérer des aliments ou des boissons à risque tels que :

 

  • Crudités ou aliments cuits consommés froids, même conservés au réfrigérateur ;
  • Eau locale non embouteillée ;
  • Les coquillages, les plats rechauffés, les glaçons et les glaces.

Dans certaines régions, se renseigner localement sur les risques de toxicité des poissons de mer, indépendants du degré de cuisson (ciguatera).

 

La diarrhée du voyageur (ou tourista) :

 

La diarrhée est un problème de santé rencontré fréquemment par les voyageurs ; il s’agit généralement de troubles bénins dus à des infections contractées lors de la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Ces troubles disparaissent en général spontanément en 1 à 3 jours.

 

Ce sont les voyageurs en provenance des pays industrialisés qui sont les plus exposés au risque de diarrhée, lorsqu’ils voyagent dans des pays à faible niveau d’hygiène ou que les conditions du séjour sont précaires. La prudence recommande de respecter les mesures d’hygiène alimentaire indiquées. Il n’y a pas encore de vaccination disponible. Le traitement curatif est souvent un auto-traitement pour lequel il est pratique de disposer de médicaments dont on se sera muni avant le départ.

 

Hygiène corporelle et générale :

 

Il faut se prémunir des bactéries ou parasites qui peuvent se trouver dans les sols ou l’eau (prévention du larbish, anguillulose, ankylostomoses, bilharzioses, infections cutanées...).

 

  • Eviter de laisser sécher le linge à l’extérieur ou sur le sol ;
  • Ne pas marcher pieds nus sur les plages ;
  • Ne pas s’allonger à même le sable ;
  • Porter des chaussures fermées sur les sols boueux ou humides ;
  • Ne pas marcher ou se baigner dans les eaux douces ;
  • Ne pas caresser les animaux.

 

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La femme enceinte

Les femmes enceintes ont un risque accru d’accès grave. Il leur est donc déconseillé de se rendre en zone de forte transmission de paludisme ou de multirésistance (pays du groupe 3). Si le voyage ne peut être évité il faut adapter les traitements.

 

Traitement préventif pour les femmes enceintes :

 

  • Pays du groupe 1 : Chloroquine (Nivaquine® 100) : un comprimé par jour. Il est aussi possible de prendre Nivaquine® 300 : un comprimé deux fois par semaine.
  • Pays du groupe 2 : Soit chloroquine (Nivaquine® 100) : un comprimé par jour, et proguanil (Paludrine® 100) : deux comprimés par jour, en une seule prise au cours du repas, soit l’association chloroquine-proguanil (Savarine®), un comprimé par jour.
  • Pays du groupe 3 : Il est déconseillé de se rendre en zone de forte transmission (voir introduction ci-dessus). Si le voyage ne peut être évité, une prophylaxie par l’association atovaquone-proguanil ou par la méfloquine pourra être envisagée.

La vaccination contre la fièvre jaune est déconseillée pendant toute la durée de la grossesse. Mais si le voyage ne peut être différé, la vaccination est nécessaire compte tenu de la gravité de la maladie.

 

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L’enfant

 

Avertissement : Un voyage avec de très jeunes nourrissons dans les pays tropicaux dans les conditions précaires est à déconseiller s’il peut être différé.

 

Une consultation avant un voyage dans un pays en développement s’impose, surtout s’il s’agit d’un nourrisson.

 

Les vaccinations recommandées :

 

Mettre à jour les vaccinations du calendrier vaccinal.

 

Pour les vaccinations plus particulières au pays visité :

 

  • Le vaccin contre la fièvre jaune peut être administré dès 6 mois, mais n’est exigible qu’à partir de 1 an ;
  • La vaccination contre la fièvre typhoïde est particulièrement recommandée aux enfants de familles immigrées qui partent en vacances dans leur pays d’origine, notamment en Afrique du Nord ;
  • Le vaccin contre l’hépatite A peut être administré dès l’âge de 1 an. Bien que la maladie soit le plus souvent bénigne, voire inapparente à ce stade, l’enfant peut néanmoins être infecté et transmettre le virus à son entourage ;
  • La vaccination contre la méningite à méningocoque est indiquée à partir de 2 ans dans les zones et durant les saisons à risque (saison sèche).

Cette vaccination peut être réalisée dès l’âge de 6 mois en cas d’épidémie.Une 2ème injection devra dans ce cas, être pratiquée quelques mois plus tard.

 

En cas de départ précipité, des associations ou des combinaisons sont possibles.

 

La prévention du paludisme

 

Il est déconseillé d’emmener des jeunes enfants dans des zones impaludées en particulier dans les pays du Groupe 3. Les risques d’accès grave sont accrus.

 

La lutte contre les moustiques est primordiale. L’innocuité des répulsifs n’est pas établie avant l’âge de 2 ans. Il est recommandé d’éviter les risques de piqûre de moustique après le coucher du soleil, notamment en plaçant les lits et berceaux, la nuit, sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide.

 

Le médecin traitant devra prescrire une prophylaxie antipaludique adaptée au poids de l’enfant.

 

La méfloquine n’existe que sous forme de comprimés quadrisécables et n’est pas recommandée en dessous de 15 Kg (3 ans), la Savarine® n’a pas de forme pédiatrique, la Malarone® est maintenant disponible en comprimés pédiatriques et peut être administrée aux enfants entre 11 et 40 Kg, et la doxycycline est contre-indiquée pour les enfants de moins de 8 ans. Enfin, il faut consulter en urgence un médecin en cas de fièvre. Pour un nourrisson, consulter pour tout malaise même en l’absence de fièvre. Les antipaludiques doivent rester hors de portée des enfants.

 

La prévention des diarrhées

 

Elle est essentielle et repose sur les seules mesures d’hygiène :

 

  • Utilisation d’eau minérale ou d’eau filtrée bouillie pour les biberons ;
  • Stérilisation des biberons ;
  • Hygiène stricte des personnes s’occupant du bébé ;
  • L’allaitement au sein doit être favorisé.

En cas de diarrhée, il faut connaître la conduite à tenir (demander conseil à un médecin avant le départ), notamment :

 

  • Le mode d’utilisation des sachets de réhydratation orale de type OMS ou dérivés ;
  • Savoir reconnaître les signes de gravité ;
  • Le régime antidiarrhéique en fonction de l’âge.

En cas de fièvre : consulter rapidement.

 

Précautions générales :

 

  • Ne jamais exposer l’enfant au soleil et le protéger (chapeau, vêtements, crèmes écran si nécessaire) ;
  • Eviter le coup de chaleur à l’occasion de déplacements trop longs en pays très chauds, en particulier en voiture, en prévoyant de faire boire l’enfant avec des biberons d’eau, ou mieux, des solutés de réhydratation ;
  • Vêtements légers, larges, aérés (coton et tissus non synthétiques).

Eviter que les enfants :

 

  • Marchent pieds nus, en particulier au contact du sable ou de terre humide qui peuvent être souillées par des déjections d’animaux (parasites) ;
  • Se baignent dans des mares ou des rivières (bilharzioses) ;
  • Jouent avec des animaux (rage).

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Personnes âgées

L’âge n’est pas en lui-même un facteur limitant aux voyages ; il convient de tenir compte et de faire le point de son état de santé avant de partir. Une consultation avant le voyage est recommandée.

 

Sujets porteurs d’une maladie chronique :

 

  • Conserver avec soi un compte-rendu médical (si possible rédigé en anglais ou dans la langue du pays de destination) mentionnant les traitements en cours sous leur dénomination commune internationale (DCI), ainsi que les coordonnées d’un médecin correspondant spécialiste ;
  • Emporter le formulaire adéquat d’accords internationaux fourni par la C.P.A.M. (Carte européenne d’Assurance maladie, qui remplace l’ancien formulaire E 111 pour les ressortissants des pays de l’Union Européenne) ;
  • Souscrire un contrat d’assistance international.

Les décalages horaires doivent être considérés pour la prise de certains médicaments (pilule anticonceptionnelle, insuline,...) ainsi que pour la fatigue et les troubles du sommeil. Les excursions en altitude (supérieure à 3000 mètres) doivent faire l’objet d’un avis médical spécialisé avant le départ.

 

Pour les personnes :

 

  • Portant un pacemaker cardiaque ;
  • Portant une prothèse auditive ;
  • Atteintes d’affection ORL ;
  • Atteintes de maladie veineuse (port de bas conseillé pour les vols de longue durée) ;
  • Atteinte de drépanocytose.

Une consultation médicale avant le voyage est nécessaire pour permettre de juger :

 

  • De la faisabilité du voyage ;
  • De l’adaptation éventuelle des conditions du voyage ;
  • Des vaccinations à pratiquer ;
  • Des médicaments à emporter.

 

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Trousse de pharmacie

II n’existe pas de trousse de pharmacie type. La composition de celle-ci est à adapter en fonction du voyage (demander conseil à votre médecin). Les médicaments doivent être emportés dans leur emballage et non pas en vrac, pour éviter tout risque d’erreur.

 

On peut conseiller au minimum :

 

  • Un antipaludique à usage préventif, un répulsif contre les moustiques ;
  • Un médicament contre la douleur et la fièvre (le paracétamol se conserve mieux que l’acide acétylsalicylique (aspirine) à la chaleur) ;
  • Un antidiarrhéique ;
  • Un médicament contre le mal des transports.

Divers :

 

  • Thermomètre incassable ;
  • Crème pour les brûlures ;
  • Désinfectant cutané ;
  • Collyre (conditionnement monodose) ;
  • Pansements stériles et sutures adhésives ;
  • Bande de contention ;
  • Epingles de sûreté ;
  • Produit pour désinfection de l’eau de boisson ;
  • Crème solaire ;
  • Préservatifs ;
  • Seringues à usage unique.

Pour l’enfant :

 

  • Comprimés pour stériliser les biberons (stérilisation à froid) ;
  • Sachets de réhydratation type OMS ;
  • Un médicament contre la douleur et la fièvre ;
  • Présentation pédiatrique des médicaments.

 

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Information : sources

Le BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire), publié par l’Institut de Veille Sanitaire, est l’outil de communication du Ministère de la Santé et de la Direction Générale de la Santé avec ses partenaires et l’ensemble des professionnels de la Santé. Le site web de l’Institut Pasteur tient compte des dernières recommandations pour les voyageurs et du calendrier vaccinal, publiés chaque année dans le BEH (voir sources ci-contre).

 

Sites Internet : Voir ci-contre liens vers les sites officiels.

 

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Updated on 28/11/2013

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