Communiqué de presse
La
génopole de l'Institut Pasteur inaugurée par Claudie Haigneré,
Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles
Technologies
Claudie Haigneré, Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, Philippe Rouvillois, Président du Conseil d'Administration de l'Institut Pasteur et Philippe Kourilsky, Directeur général, ont inauguré le 28 avril la génopole de l'Institut Pasteur en présence de plusieurs personnalités.
La génopole de l'Institut Pasteur est dédiée à la microbiologie, c'est-à-dire à l'analyse des micro-organismes pathogènes ou modèles pour la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses.
Plusieurs équipes de l'Institut Pasteur spécialisées dans l'étude d'organismes modèles ou pathogènes se sont engagées depuis le début de la génomique dans le séquençage complet des génomes de ces organismes et dans l'exploration à grande échelle de la structure et de la fonction de leurs gènes. Depuis septembre 1999, le site Pasteur de la Génopole Ile-de-France fait partie du réseau national des génopoles dans le cadre du programme génomique lancé par le Ministère de la Recherche.
La génopole de l'Institut Pasteur regroupe aujourd'hui tous les équipements de pointe nécessaires à la réalisation de projets de génomique et de post-génomique. Le développement des plates-formes technologiques est l'un des axes stratégiques prioritaires de l'Institut Pasteur qui y consacre depuis trois ans un effort d'investissement très important : 28 M€, dont 30% ont été financés par le Ministère de la Recherche.
Sept des treize plates-formes technologiques de l'Institut Pasteur, constituent la génopole: génomique, puces à ADN, protéomique, intégration et analyse génomiques, production de protéines recombinantes et anticorps, cristallogenèse et diffraction des rayons X, synthèse d'oligonucléotides longs à haut débit. Cinq d'entre elles sont regroupées dans un même bâtiment, qui, comme tous ceux du campus, porte le nom d'un illustre pasteurien : Jules Bordet (Prix Nobel 1919 pour ses découvertes concernant l'immunité). Les autres plates-formes (Analyse et Microséquençage de Protéines, Biophysique des Macromolécules et de leurs Interactions, Cytométrie, Cryomicroscopie moléculaire, Imagerie dynamique, Microscopie électronique) sont intégrées à des unités de recherche. Toutes les plates-formes sont à la disposition de l'ensemble des chercheurs du campus.
La génopole constitue un ensemble technologique de pointe qui permet d'étudier les génomes, de la séquence des gènes à leurs produits, les protéines. Ainsi, l'Institut Pasteur s'investit dans des projets d'un bout à l'autre de la chaîne.
Plus de 17 millions de personnes meurent chaque année de maladies infectieuses, dues à des virus, des bactéries ou des parasites. L'Institut Pasteur a pour principale mission l'étude de ces micro-organismes tueurs. La possibilité d'étudier l'intégralité de leurs gènes - leurs génomes -, en association avec la connaissance du génome des vecteurs, comme le moustique, et celui de l'hôte (homme ou animal) laisse espérer la découverte de nouvelles cibles pour des médicaments et de nouveaux moyens de mettre au point des vaccins.
L'Institut Pasteur a joué un rôle majeur dans le séquençage des génomes d'organismes modèles - la levure de boulangerie Saccharomyces cerevisiae et la bactérie Bacillus subtilis -, et d'agents pathogènes, Mycobacterium tuberculosis, le bacille de la tuberculose, Mycobacterium leprae, le bacille de la lèpre, et Listeria monocytogenes, la bactérie responsable de la listériose. Enfin, il faut signaler qu'au-delà de la génomique des micro-organismes, l'Institut Pasteur a participé avec d'autres institutions en France et à l'étranger, au séquençage du génome d'un des principaux vecteurs du paludisme (2 à 3 millions de morts par an) : le moustique Anopheles gambiae dont le génome est 70 fois plus grand que celui d'une bactérie Un espoir supplémentaire pour la lutte contre un des principaux fléaux de la planète.
Actuellement, les équipes pasteuriennes sont impliquées par exemple dans le séquençage ou l'analyse des génomes d'une vingtaine d'organismes, comme les champignons pathogènes Aspergillus fumigatus et Candida glabrata, ou Helicobacter pylori, bactérie responsable d'ulcères et de cancers de l'estomac. Plusieurs projets sont menés en collaboration avec le Génoscope (Centre National de Séquençage) à Evry, ou avec des centres de séquençage à l'étranger.
Pour en savoir plus
: lire notre dossier La
génomique à l'Institut Pasteur
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